‹ De l'exploitation des chemins de ferChapitre 5 sur 109 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

RECETTES DE L EXPLU II A 11 Om.

K 1^'. — Mode d'évaluation des recettes des chciniiis de fer et variations du produit kilométrique.

itecette kiioniétfique . — L'énoiiciation du cliiffrc J)i'ut des recettes effectuées par les divers chemins de fer ne laisserait dans l'esprit aucune impression durable, si l'on ne rapprochait de ce chiffre celui de la longueur exploitée, et si l'on n'établissait le rapport qui existe entre ces deux chiffres : ce rapport est la recette kilométrique.

Cette recette kilométrique peut s'apprécier pour des périodes différentes, par jour, par semaine ou par an. En France, oll se borne à l'appréciation par année, ce qui permet de faire une comparaison rapide entre le rendement du chemin de fer et l'intérêt du capital consacré à sa construction, capital évalué également au kilomètre. Cette comparaison, nous n'avons pas besoin de le dire, ne peut porter que sur le produit kilomé-

trique net, c'est-à-dire le produit kilométrique brut diminué de la dépense de l'exploitation également ramenée au kilomètre. Nous indiquerons dans le chapitre suivant ce qui concerne les dépenses; nous n'examinerons dans celui-ci que le produit kilométrique brut.

Le produit kilométrique brut peut être étudié à un triple point de \ue. On peut rechercher quelle a été sa marche pour le réseau français tout entier ; puis, pour l'ensemble de lignes composant chacun des réseaux français; enfin, pour chacune des lignes composant un seul réseau. Mais, quel que soit celui de ces points de vue auquel on se place, il est difficile de formuler des conclusions un peu précises : la longueur du réseau français varie chaque année, et les lignes nouvelles dont le trafic est naturellement faible exercent sur le rendement kilométrique moyen une influence très-grande ; les mêmes faits se produisent sur chaque réseau considéré isolément. Enfin, si l'on se borne à étudier une ligne isolée, le produit kilométrique de cette ligne peut varier du simple au double par le fait de l'ouverture d'une ligne voisine qui lui enlève ou lui apporte un trafic considérable.

Tant que le réseau français ne sera pas complètement achevé, on ne pourra constater que des faits isolés, intéressants à connaître, mais insuffisants pour permettre d'arriver à des lois générales.

Les deux tableaux qui suivent indiquent la marche du produit kilométrique pendant une période de dix-sept années, de 1849 à 1865, le premier pour le réseau français tout entier, le second pour l'ensemble des lignes de l'Est, et tous deux présentent le même caractère. Pendant six à sept années, le produit kilométrique monte rapidement, et, vers 1855 et 1856, il atteint le maximum. Jusqu'à ce moment, en effet, les lignes exploitées sont très-éloignées les unes des autres, et le trafic se développe sur chacune d'elles sans concurrence et sans partage. A partir de 1856, au contraire, on commence à livrer

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à l'i'\|iloilali(>ii di's lignes Iraversaiil des conlrùes moins pcuplét's (|iH' ci'lles ilosscrvies par les preniières, puis le trafic se divise, l'I le proiliiil kiloniélrique moyen s'abaisse assez lapidcmenl, sans lonlelois revenir an\ chilTres de 1849 cl de [HbO.

N" 1. — MAUCIIE DU Pr.ODUlT KILOMÉTRIQUE DE l'eNSEMBU: DUS LIGNES œMPOSANT I.E IlÉSEAU FliANÇAIS l'IiNDAIST UNE PIÎUIODE DE DIX-SEPT ANNKES, DE 1819 A 18CI> 1.NCI.ISIVEM1£M.

A.N.NLES

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EXPLOITÉS

PUODUIT

KILOMLTniQIE

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