II. iô
Les résultats de cet accord complet entre la compagnie et les brasseurs de Strasbourg ont été extraordinairement satisfaisants, puisque d'un train régulier on est arrivé à six. Les chiffres ci-après indiqueront d'une manière précise le développement des transports effectués sur Paris.
Nous n'avons pas de renseignements antérieurs à 1860. Les statistiques comprenaient dans un seul ciiiffre les boissons distillées et fermentées, et ne distinguaient que les boissons en fûts des boissons en caisses et paniers ; mais nous pensons qu'en 1859, les arrivages de bière à la gare de Paris ne dépassaient pas 70,000 hectolitres, chiffre approximatif donné par l'octroi,
A partir de 1860, nous avons les chiffres précis (tes arrivages de la gare de Paris :
riÈRES FRANÇAISES.
Année 1800 97,215 lieclolilres.
En sept ans, la production de la bière expédiée à Paris a plus que doublé ; elle provient, pour les quatre cinquièmes, de Strasbourg, et, pour le dernier cinquième, des gares de Lutterbach, Saverne, Nancy, Metz, Bar-le-Duc, dont les produits trouvent place dans le train régulier parti de Strasbourg.