‹ De l'exploitation des chemins de ferChapitre 9 sur 109 · IO · texte numérisé non relu

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On peut résumer ce tableau, en disant qu'une période de seize années a suffi pour renverser presque complètement les rapports qui existaient entre le produit des voyageurs et celui des marchandises.

Le trafic voyageurs qui, en 1850, représentait 65 p. 100 du produit total, n'en représente plus, en 1865, que 50 p. 100.

Le trafic marchandises, au contraire, qui, en 1850, était de 27 p. 100, arrive en 1865 à 62 p. 100.

Et, comme le trafic total a subi une progression considérable, l'accroissement absolu du trafic marchandises porte sur des différences énormes :

En 1850 1,548,000 fr.

En 1865 57,829,000

La part que prennent dans l'ensemble du trafic les transports des bagages et articles de messagerie a été également en décroissant, mais moins rapidement que le trafic voyageurs.

En 1850, les transports grande vitesse représentent 8,14 p. 100. Ils s'élèvent encore à 5,95 en 1865.

Tous les chemins de fer français ont donné des résultats analogues, et le tableau ci-après indique la division des recettes en 1865 pour chacun des six grands réseaux français :

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