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EXPLOITATION COM.MKRCIALI-.
l^MMport Mvvtora. — La question de l'élévation du prix des loyers est une des questions les plus sérieuses*du temps présent, et, dans iin certain nombre do villes, les ou- Yriers éprouvent de grandes difficultés à se loger. On s'est demandé si les chemins de fer ne permettraient pas aux ouvriers (lo trouver, à certaines di.staii('<\s de leurs ateliers, des logements plus grnnds, plus salubres que ceux qu'ils Jjouxaiejil à proximité de ces ateliers. La compa^^nie de l'Est a tenté à cet égard un essai dans des conditions qui paraissaienj trés-favo> rables, et qui n*ont cependant donné jusqu'à ce jour que des résultats médiocres.
Le développement de Findustrie dans lu vilh;de Mulhouse a (loinié à la question des logenieuls, dans ( elle ville, un<' importance exceptionnelle ; et, malgré le remarquable succès <»l»lenu par les fondateurs des cités ouvrières, on peut dire qu'il reste encore beaucoup & faire,: tous les jours on voit sur les routes qui aboutissent à Mulhouse de longues files d'hommes, de femmes et d'enfants se rendant le matin au travail, et regagnant le soir leurs demeures sonvcnl éloignées de plusieuis kiloméires. Frappéi* de cet état de elioses, la compagnir de TEsL a otlerl aux industriels de Mulhouse d'établir des abon* nements à la semaine pour les ouvriers qui se rendraient aux ateliers. Pour certifier la présence des ouvriers, ces abonnements sont souscrits par les patrons. Acceptée avec empressement, cette mesure a été appliquée à la fin de l'année IS6'f, cl huit grandes maisons de .Mnllmuse ont pris des abonnements pour le compte de leurs ouvriers. Dans loi il i l'aimée 4865, il a été souscrit 2,80r> abonnements seulement, ee qui donne une moyenne de 55 ouvriers par semaine.
Les prix demandés étaient les suivants :
OR vDimmB A xiixnniRiis ii.i,fvrt n ALniRcn. ët hbtour.
ï*mT le» 0 jours de la »»iiiaine (pour les hommes). . . 1 f. Sti
(femmes el enfants). . 1
m DE ^EXPLOITATION DES CHEMINS DE PER.
Cela représente par conséquent 0,30 c. et 0,55 c. par jour.
M. Jean DoUfus, maire de Mulhouse, ayant demandé à la compagnie de l'Est de tenter un second essai dans la direction de Bâie, un nouveau tarif a été accordé par la compagnie ; il comprend les prix suivants :
01 MULmVSE A EOBBOI, lABaOEW, SlUBIin, METHflIBIll ET MmHjOUI».
Pour les 6 jours de la semaine ''pour lp> hornmos). . . 2 f. n ^ — (femmes et eiifanls). . i 80
Appliqué seult nient 20 aoO! i^Ci), ce tarif a donné les ré-
sultats suivants dans le restant de Tannée :
Abonnements pour les lioinine» 526
— pour les finnmes et les enfant». ... 200
Total 786
Soit en moyenne» par semaine 59 peraon.
Un troisième essai a été tenté, à la fin de l'année 1866, pour le transport des ouvriers des grandes fabriques de drap de Pierreponl, dans la Meuse, et les conditions sont semblables à
celles faites aux ouvriers de Mulhouse. En ce moment, i9 ouvriers proûtenl cJukjik^ jour dti ^^^s li nins.
Tous ces ciiiftres ne sont guère importants, mais jamais les modifications à introduire dans la vie ordinaire des ouvriers n*ont eu un .succès prompt, et il y a lieu d^attendre les résultats d'une plus longue expérience.
Les taxes du train d'ouvriers établi sur la ligne de Paris à Vincennes, et dont nous avons parlé dans le paragiaplie précédent, sont Igu suivantes :
Raris à Vincennes, 0 kilomètres 0,15 cent.
l^ris à la Varenne, 17 kilomètres . . 0,40
Le succès de ce (rain a été, pendant plusieurs années, trèsdouteux. Le train qui an ive à Paris à 5 heures 40 minutes du
EXPLOITATION COMMEhCIALK. 321
matin ne contenait qu'un très^petit nombre de personnes, tandis que celui qui part de Paris à 7 heures du soir était complet, les voyageurs ordinaires prenant leurs dispositions pour rentrer à In oampafi^ne par ro train, ot prulilaut des réductions qui ïi Niif stipulées qno pour les ouvriers. D(^puis un nii, cepemiant, les choses s juuéliorent, et le tram du matin a maintenant 550 personnes. Le train du soir est toujours plus chargé, et reçoit 450 voyageurs en moyenne ; dans Tété, le train du soir est au grand complel : il emmène environ 1 ,200 voyageurs.
'Transport de» mUitnIres et niarinM. — Nous UC devrions pps
parier du (ransporl des iiulilaires et marins dans le |>aragraptie . destiné à taire surtout conuailre les réductions consenties par les compagnies, puisque les réductions dont jouit cette classe de voyageurs sont prescrites par le cahier des charges ; mais il nous a- paru nécessaire de donner quel(iues explications sur le privilège attribué aux militaires et marins.
Ce n'est pas en vue de ( (nisliluer un avantage à une classe 'particulièie de tiloyeus que radiuinistration a stipulé qvw ie transport des militaires et niai in'^ aurait lieu d'abord à moitié, et plus tard au quart des tarifs ordinaires. L'État n*a voulu qu'une chose, diminuer les dépenses que les nombreux déplacéments des militaires imposaient au Trésor publir. La gratuité des transports de la poste, les réductions pour les transports iiiililaires soiil des avantages que TÉtal a cru pouvoir réserver en sa laveur au moment où il a concédé les cheuiius de fer; el les premières rédaction» insérées dans les cahiers des charges ne laissent subsister aucun doute à cet égard : « Les militaires en «tffptcf, voyageant en corps ou isolément, ne seront. assujettis, eux et leurs bagages, qu'à la moitié de la taxe des tarifs. »
l/îHl(li(i(iii des mots en i)L'imi8sioti aux mots en service doit être considérée comtne une atteinte re^^n ttalile au principe que nous venons d'indiquer, car les permissions peuvent être accorilées par les chefs de corps pour dos causes étrangères au
m 1>E LEXPUUTATION DES CllEMINS i)K FER.
sen ice ; mais ce n'est qu'une exception dont il ne faut pas exagérer rimportance.
Rien ne justifierait l'extension aux militaires en retraite du droit de voyager au quart du tarif ; une telle extension serait k
coup sur un privilège que r»''clarueraienl à hon droit tous les tbnctioniiaires de l'État. Nous n'avons pas besoin d'ajouter que des modiiîcations de cette nature ne pourraient être apportées aux <uintrats de concession que du consentement des contractants.
Lçs détails dans lesquels nous venons d'entrer montrent que
les compa^Miios IV;uî(:aises ont su, dans une lar^e mesure, consentir à des réductions de laxes que ne prescrivaient point leurs cahiers des charges. Sans aucun doute, elles ont eu intérêt à le faire, mais l'étendue des réductions effectuées prouv<' que le reproche d'immobilité adressé aux compagnies est peu fondé.
Kn 1805, Tadministration supé-rieure a invité les eompagnies à lui thii'e connaître le détail des abaissena*iits elTeetuén en dehors des prescriptions du cahier des charges ; les tableaux fournis par tes compagnies ont donné, pour l'exercice 1864, un chiffre de 25,928,474 fr. 16 c, savoir :
Mr.ï4Gi\ATlON DUS UGN&S
RÉDlT-TIftXS
Kl' FKCTCf RS
ftBCBnas TOTALES VOVAGBURS
Est
UCEST. ...... ...
Siii.
TOTklI.
5. 129.977 f. 09 4.148.(329 00 7.855.122 59 û 285 000 00 5.435.487 05 S.070.SSS 63
24.445 300f. 15 29, 821'.. 929 64 33. 4 VJ. 154 Til 28.624.480 94 53. ail .680 72 13.687.701 54
lS3.642.^f.50
KXI'LOITATIU.N roMMHH IALK. 5în
Pour l'exercice 1865» on aurait oerUinemenl eu un chiffre plus élevé encore. Nous donnons ci-après le détail des abaissements efTectués par la compagnie de TEst en 1865, en suivant l'ordre qui avait été indiqué par Padministration supérieure « pour rcxei'cice pivcédeiil.
VIE L'RXPLOiTAmN DtS CHEMINS DE FEJJ.
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KXFLÛITATIO» COJIMËRCiALE. 351 Fite M^WB ^mjé par W^ayt w » ca Ammc. — Nous avoilS
fait connaître les bases légales inscrites dans les cahiers des
charges et toutes les réductions accordées par les compa- ;:tiit'S. Les tableaux ci apres iiidiquent les résuilals généraux de resLorcice 1865; ils donnent ie nombre des voyageurs de chaque classe, les parcours totaux et moyens, les recettes effectives et les recettes moyennes. Nous n'insisterons que sur un seul chiffre, le produit kilométrique moyen 0,05*^73; cechiflre est au-dessous du tarif légal de la 5*^ classe, 0,06*16.
.1-12 DE L'K\PIX)ITATinN DKS CHEMINS l>K FKR.
NOMBftE liT BÉPARTmOX DES VOTÂGEURS PAR CUSSI
.\OMBHF.
DÊSIGMATIOII
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TOTAL
1** CtAteR
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cfiiiies)
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Lignes Ut- liaiilieiie
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