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Sur presque tous les chemins les taxes perçues les dimanches et les jours de féte sont supérieures à celles perçues dans la semaine. On a critiqué cette disposition, que Ton a présentée
comme traj)pant principalement les classes ouvrières, qui ne peuvent voyager que le Himanclic On i\ imblit'' d'nlxii d «pie les taxes du dimanche étaient encore tort au-dessous des pi i.v stipulés au cahier des charges» et que, tant qu'elles restaient audessous d^ ce maximum, les compagnies avaient le droit de demander les prix qu^elles jugeaient répondre le mieux à leurs dépenses. En second lieu, la majoration des prix le dimanche a été constamment pratiquée |)ar les entreprises de voitures publiques, ci eehi est motivé par la Jiécessilf de mettre en service des voitures, des chevaux el des hommes qui ne sont utilisés qu'un seul jour. Les compagnies de chcmiils de fer, nous Favons dit, trouvent les mêmes sujétions, et les dépenses qu'elles ont à faire les dimanches et les jours de féte sont trèssupérieures à celles des jours ordinaires. Enfin il est toujours mauvais dédire (|ue les classes onvriries sont frappées de taxes auxquelles é< happent les c lasses l idies. Les trains dans la semaine contieuuent des ouvriers, des agriculteurs, au moins en aussi grande quantité que les trains du dimanche ; et s'il convenait de faire entrer des considérations sociales dans une question de taxes, nous dirions que les taxes de la semaine doivent être plus basses que (telles du dimanche, parce que les premières s appliqueiil a lU > Immmes qui se déplacent pour travailler el que les secondes ne s'appliquent qu'à des promeneurs.
Sur le chemin de fer de Ceinture, rive droite de la Seine, le cahier des charges n'a prévu quVne classe unique de voitures et une taxe uniforme de 5 centimes par kilomètre (impôt non
compris). Le pultlic a réclamé contre cette uiiilbrmilé, et on a
dû mettre à sa disjxtsiiidii des voitures spéciales qui, en déh-
nilive, constituent une 1'' rlasse.
Les taxes perçues sont établies par coupures :
ËXFIXMTATIOM GOM>l£lU;iALK. m
i** CLAMS. ± CL.IS6K.
■ i à 3 kilomètres 15 oenl. 25 cent.
4 à 6 kilomotrps 30 30
7 à 9 kilomètres •. . . . 50 40
10 i'l4 kilomètres 35 45
15 à 17 kiloniétreg. 40 50
18 il 33 kilométies 50 60
35 à 35 kifomélres 60 10
Ces taxeSf qui servent aux relations du chemin de fer de Ceinture, rive droite, avec celui de la rive gauche, offrent sur
les prix (lu cahier des charges des réductions considérables, 30 à 55 p. 100.
Nous avons fait, pour la banlieue de Londres, uii tableau semblable à celui relatif à la banlieue de Paris; il sui'Ht d'y je* ter un coup d'oeil pour voir la différence qui existe entre les .taxes françaises et les taxes anglaises.
Sur le chemin de fer métropolitain, les taxes varient de 16 c. à 04'5 par kilomètre, tandis que sur le cliciiiiii de fer de Ceinture, autour de Paris, elles n atteignent jamais 05'5, impôt compris, et elles descendent quelquelbis à c.
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