‹ De l'exploitation des chemins de fer; leçons faites en 1867 à l'École impériale des ponts et chausséesChapitre 47 sur 52 · TS · texte numérisé non relu

TS

Slin-

0 H7iK>

(1 l!tl"»<

O.UTOj

410 DE L*EXPUMTATKW DBS GHDUnS DE ¥EK.

De pareils chiffres montrent combien sont chimériques les craintes exprimées au sujet du relèvement des tarifs par les compagnies.

CawiHlo— et prtc 4e rncta ^ PlusieiirS pefSOIl*

neSy entialnéeB par une ardeur de critique regrettable» ont formulé cette opinion que le pays n'avait rien gagné 6 l'exécution

des chemins de fer, et que la manière dont ces derniers éLaicnt exploités faisait regretter les anciens nioiU s do transport. Si cette assertion était exacte, rien n'empêcherait le commerce de faire revivre ces anciens modes de transport : il ne faut pas un gros capital pour acheter sept ou huit carrioles, queliiues chevaux, et monter un service sur une route ; mais cette idée ne vient à personne, parce que aucun négociant ne voudrait subir les < ondilions de l'ancien roulage.

Rappelons sommairement quelles étaient les conditions de Tancien roulage. D'abord, rien de plus inexact que les mots roulage pour tous pay«, inscrits à la porte de presque toutes les entreprises; les plus importantes desservaient quelques directions, et si elles acceptaient un colis pour une direction qu'elles ne desservaient pas, c'était pour le remettre à une autre entreprise, après avoir, bien culcudu, prélevé une commission.

En second lieu, les prix et les délais variaient pour ainsi dire chaque jour, et les commissionnaires ne connaissaient

qu'une rùgliî : prendre le plus cher possible.

Quand la marchandise était abondante, cl quand, en môme temps, les moyens de transport devenaient insuflisants, le prix s'élevait rapidement, les délais n'avaient plus de limite, et les expéditeurs se trouvaient complètement à la merci des entre* preneurs de transport. On a trop vite oublié en France le temps, encore bien peu éloigné de nous cependant, où les bateaux à vapeur de la Saône et du Rhône, où tous les voituricrs entre Paris et Marseille doublaient, triplaient et décuplaient même les prix de transport des grains chaque fois qu'à la suite de

RXPLOrrAtlON OOmBRCULE. AU

mauvaises récoltes, l'intérieur de la France était obligé de s'approvisionner à Marseille.

Lorsqu'au contraire la.marpfaandise était rare, cA que les voituriers ne pouvaient compléter leurs chargements babituels, tout s'améliorait pour le public : prix réduits, délais diminués, tout lui rtaiL offert, jusqu'à ce qu'une reprise des affaires, comme on disait, permît de l'exploiter de nouveau. Le public subissait dans toute sa rigueur les conséquences de la loi de l'offre et de la demande; mais il nous semble qu'un tel état de choses ne devrait pas inspirer de regrets.

Les chiffres suivants montreront quel est l'écart entre les prix demandés aujourd'hui par les chemins de fer et les prix normaux du roulage ordinaire et du roulage accéléré. Nous laisserons de côté les prix de lamine imposés au pays eu 1847 et en 1855, et nous n'examinerons les laits que sur un seul réseau, en donnant les prix par 100 kilogrammes, pour suivre les habitudes du roulage; Les prix indiqués pour la voie de terre sont extraits des avis au commerce publiés par les divers commission niurcs dans une période de 12 années, — de 1834 à 184G. L'année 1847 a présenté les prix exceptionnels dont nous avons parlé; à partir de 1848, l'emploi par le roulage des sections de chemins de fer déjà ouvertes a déterminé un abaissement de 35 à 50 p. 100. La comparaison, pour être équitable, ne peut donc porter que sur les années antérieures à

Si les ( oainiibsiitmiaires de roulage abaissaient, puui quelques clients privilégiés, les prix inscrits sur leurs oUres de service, ils les élevaient trop souvent pour le petit commerce et la bourgeoisie. En prenantdonc les chiffres publiés, nous resterons Irés-certainement dans la moyenne.

AU DE L'K\l'U)ITATÏO.\ DES CHEMINS DE FER.

CMMia 08 FBK Dfi l'BST. — flUX PAR 100 KUOGEAMNSS.

l;LolLii> A 1 lUi^

ses

TIBII

RODUGE

GDBNIN DE FER

ACCllLÉIiÉ

oiLiis

PAftCOl'R!>

MUit

MUli

i" n V tlmt

cliiM inf*(l«sre

Paris à Metz. . . .

ni

Paris à ^ull€y. . .

Page 1