‹ De l'exploitation des chemins de fer; leçons faites en 1867 à l'École impériale des ponts et chausséesChapitre 48 sur 52 · TAS · texte numérisé non relu

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Paris h Strasbourg.

Paris ;'i Mulliouse .

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Paris à Bâle. . . .

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Il résulte de ce tableau :

Que les délais des chemins de fer, pour les marchandises transportées aux prix des tarifs généraux, correspondent aux

délais de l'ancien roulage accéléré, et ne représentent que le tiers ou la moitié des délais du roulage ordinaire ;

2" Qu'au point de vue du prix, les marchandises de valeur taxées à la série, soit à 0,14 par tonne et par kilomètre» ne payent, pour être transportées par chemin de fer :

Que le tiers du prix du roulage accéléré ;

Que les deux tiers du prix du roulage ordinaire.

Mais si, au lieu de prendre les tarifs généraux, on prend les tarifs spéciaux, on trouve de bien autres différences.

Entre Paris et Nancy, le chemin de fer prend 1 ir. 40 c. des 100 kilogrammes pour Tamidon, fécules, glucose de fécule, sirop de fécule, mélasse, gommes, arsenic en fûts, hrai, céruse, colophane, graisse en fûts, oléine, orseilie, résine, savon commun, suif brut, sulfates, ocre, chlorure de chaux, acides minéraux, carbonates, alun.

Entre Paris et Strasbourg, le chemin de fer prend 2 fr. 10c. des 100 kilogrammes pour les mêmes marchandises.

EXPLOITATION COMMERCULE. 415

Le roula rrc accéléré prenait pour les mêmes marchandises 14 fr. et 20 fr., e'est-à-dire dix fois pins ; les chemins de fcr> dans beaucoup de cas, transportent une tonne de 4,000 kilogrammes pouf le prix auquel le roulage transportait 100 kilogrammes.

Tnui^ortM par la mavin^ation (h vapeur axir le» fleuteti et ri«

irièrea. — Les chiffres qui précèdent s'appliquent aux transports exécutés par Tancien roulage de terre. Nous avons montré la révolution apportée dans les prix par les'chemins de fer ; nous allons voir que les mêmes résultats ont été obtenus pour les

transports confiés aux voies fluviales, et nous prendrons parmi ces dernières le Rhône, dans les années qui ont précédé Touverlure de la ligne de Lyon à Avignon, c'esl-â-dirc les années pendant lesquelles la navigation a reçu le plus fort tonnage, 1852, 1835 et i854.

• Pendant cette période, les compagnies de transport étaient

au nombre de neuf; le public pouvait espérer que la concurrence donnerait rabaissement des prix : il n'en était rien. « Sauf quelques ialervalles de lutte, qui ont été de très-courte durée, les neuf compagnies se sont toujours entendues pour fixer d'un commun accord les prix de transport; le commerce a donc subi les taxes que le comité des compagnies de navigation jugeait convenable de lui imposer. »

La compagnie de Paris à Lyon et à la Méditerranée, très-vivement attaquée dans une pétition adressée au Sénat pur les compagnies du Rhône, a fait dresser et publier, dans des observations contenant les lignes qui précédent, un tableau donnant mois par mois les prix demandés parles compagnies du Rhône, entre l^rséîUe et Lyon, de 1852 à 1855. Nous devons, en doniiimt ce tableau qui n'a pas été contesté, reproduire les conclusions qu'il était facile d'en tirer, et que la compagnie do Paris à Lyon et à la Méditerranée a formulées dans les termes suivants :

m vEjnmktm des amm de fer.

* Lyra, pcadairt les wnécw iMft, et 18M.

A8SUK1BCI, 1/1 P. 100 EN SUS SUR U TALBUB DE U MARCHANUISS, CAMIOSiUGE

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9» IM Mtog»

î* CLaS^iE.

2l*CiASII.

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Avril. .

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Août

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Prit PAT 100 MIOfTAmiiMi.

l'*CUMK.

S* CUSSE.

Ilii l"* au 1S iinvier ^ * . «

Dn 16 an SI îamner.. . .

Du 1" au 5 mars » . « .

Du 6 311 i 3 man « «

Du 1 i an 25 mars .

Du 2(j au 3< mars

Du 1" au A avril.

Dn 5 Ml 40 avril ^ . .

Dn 44 an 4A avriL. . . ...

fin 4ft an 48 avril ...

Du 19 au 2fi a\Til . . «

Du 97 an 2Q avril

Du 13 au 22 novembre

Tu 97) :ui 30 novembre. • • «

EXPLOITATION GOMMEftOALE.

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i" CL A 'St. t*CL«MI.

s* CLASSK.

Du 2i au 31 janvier. , . . .

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interrompue.)

Da 30 août au 31 octobre. . <

Ihi 1" au 30 no>'einbre. . •

Du 1" au 13 décembre. . ,

cuaavw&noii vu MàMCÊxmuu,

1" classe. CérâaleB, Hast huiles» savont, fers» plombs, bois de teinlore» etc.

2" classe. Colons, denrées coloniales, etc.

5* dme, Tiasiis et produito Abriciiiée» etc.

« On est surtout frappé, lorsqu'on jette les yeux sur ce la-blcau, des variations continuelle» et considérables que subissaient les prix. Ainsi, ea IS^^ on ne trouve pas moins de vingtquatre prix différentSy ce qui revient à dire que les tarifs ont été modifiés en moyenne deux fois par mois* Les prix ont va*rié, d'ailleurs, dans le courant de la même année, de 17 fr. à 90 fr. par tonne. Pendant l'année suivante, ils uni encore changé dix-neuf fois et varié de 18 à 70 fr. Personne n'ignore l'importance capitale que présente pour le commerce la régularité des prix, surtout lorsqu'il s'agit d'opérations de longue haleinei comme celles qui dépendent du commerce maritime. On comprend, d'après cela, les immenses inconvénients qui résultaient de l'existence d un pareil régime sur une voie en pus-

4!6 OK L KXPLOrrÂTlON DES CHEMINS DE FER.

session exclusive du mouvement d'imjKirtatioa du premier porl de France.

« En nous bornant aux marchandises comprises dans la première classe du tableau, lesquelles forment plus des neuf

dixièmes du trafic du Rliône, la comparaison entre les prix de la navigation et ceux du chemin de fer s^établit comme il suit :

Bktmkfm.

Ml.MULil. MAXIMCM. MOTEXaSS.

185S.. . . SSfr. 37fr. 89t$0 1853.. . • 17 90 53 50 1854.. . . 18 70 44 •

Céràdes, vins, huiles, savons et métaux.

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