‹ De L'Expulsion Des Graviers Rénaux et Urétéra ux Des Eaux De ContrexevilleChapitre 10 sur 55 · CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES · texte numérisé non relu

CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES

Nous dirons avec Pousson

« La lithiase urinaire résulte de la précipitation et de l’agglomération en masses plus ou moins volumineuses dans un point quelconque du canal excréteur de l’urine, de substances solides, normalement ou accidentellement dissoutes dans ce liquide. Suivant leur volume, les concrétions lithiasiques sont dénommées : sables, gravelles, graviers, calculs ou pierres (Civiale). »

La hthiase urinaire est une affection très fréquente. Il nous semble opportun de donner, au commencement d’une étude sur les eaux minérales qui ont une action si nette sur les conucrétions formées dans le système urinaire, quelques détails sur la composition chimique, sur la pathogénie et sur l’étiologie de cette lithiase. |

D'abord, un mot rapide d’historique. C’est la lithiase vésicale qui fut la première connue et étudiée. De celleei, nous ne dirons presque rien, nous ne ferons que la signaler. Les calculs vésicaux sont en général trop gros pour être expulsés par les voies naturelles, et l’action des eaux, quand par erreur on envoie le malade faire une cure, est nulle ou aggravante. C’est d’ailleurs la raison

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pour laquelle nous les avons exclus de notre travail. Aussi, voyons-nous que le traitement chirurgical a surtout préoccupé les auteurs : rappelons les tailles de Celse, de Paul d’Egine, de Foubert, de Jean des Romains, de Bouisson, de frère Côme, de Dupuytren, de Civiale.

La lithiase rénale fut connue plus tardivement. Morgagni signala quelques formes latentes. Van Swieten montra l’importance de la stagnation des urines dans la production des caleuls. Sydenham fit avancer considérablement la question en mettant en relief les rapports de la goutte et de la gravelle, ces deux sœurs jumelles.

Les premières analyses chimiques définissant exactement les calculs datent de 1776. Le suédois Scheele, en découvrant l’acide lithique, que Pearson nomma acide urique, ouvrit la voie à une série de travaux dus à Wollaston, Fourcroy, Bergmann, Bigelow, etc. Un progrès sensible fut encore fait par Ch. Robin et Esbach, qui appliquèrent aux calculs les méthodes si précieuses et si présises de l’analyse micro-chimique.

La clinique ne restait pas en retard. Rayer et Civiale en font une description presque complète. L’Ecole de

Necker, avec Guyon, Tuffier, Albarran, Legueu, éclaircit

la symptomatologie et la physiologie pathologique. Chauffard, Enriquez, Brault, en donnent des descriptions très complètes. Bouchard, en étudiant les maladies par ralentissement de la nutrition, conçut en partie l’étiologie.

I] est intéressant de comparer, comme l’a fait Pouscon, les substances que l’analyse décèle dans les calculs,

et celles que l’on retrouve habituellement dans l’urine.

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