‹ De L'Expulsion Des Graviers Rénaux et Urétéra ux Des Eaux De ContrexevilleChapitre 12 sur 55 · CHAPITRE Il · texte numérisé non relu

CHAPITRE Il

ETIOLOGIE

Nous avons donc à considérer deux grandes classes de ithiases : lithiase en milieu acide, lithiase en milieu alcalin.

Nous venons de voir qu’en milieu acide, ce sont des graviers d’acide urique (ou urates) et oxalique qui se présentent à nous, rarement de phosphates. En milieu alcalin, ce sont surtout des phosphates et des carbonates. C’est Leroy d’Etiolles qui le premier a établi cette divi- Sion.

C’est ainsi que nous l’étudierons, en considérant l’une après l’autre, ces deux classes de lithiases.

1° Liriase eN MILIEU ACIDE, — La gravelle urique est ci de beaucoup la plus fréquente, soit sous forme d’acide urique, soit sous forme d’urates de bases différentes. Puis vient la gravelle oxalique, enfin la gravelle phosphatique.

Nous diviserons ses causes en deux grands groupes : des causes générales et des causes individuelles. Nous verrons que pour la lithiase en milieu alcalin nous devrons ajouter des causes locales qui sont alors de première importance,

I. Causes générales. — De nombreux auteurs ont étudié la répartition géographique de la lithiase urinaire. Rey, Mahé, Pousson, ne semblent pas accorder une grande valeur à de tels travaux. Pourtant, il faut reconnaître que certains pays paraissent fournir un contingent plus nombreux de lithiasiques. D’après Martin, Lombard, Rey et Mahé. Pour nous occuper de la France, disons que la lithiase est très fréquente en Lorraine et dans les Vosges (la nature a placé le remède à côté du mal), en Berri, en Champagne, en Vendée, dans les Charentes, le Tarn, le Lot et la Lozère. Elle serait inconnue en Basse-Normandie. Le pays le plus touché serait les Indes anglaises. La Hollande, l'Angleterre (surtout en Ecosse), la Grèce, payent un lourd tribut. La lithiase paraît très fréquente en Amérique du Nord, où Haines retrouve des calculs rémaux dans 50 pour 100 des sujets autopsiés.

IL. Causes individuelles. — KElles sont de deux ordres : aux unes l'individu ne peut que se soumettre ; ce sont les influences de la race, du sexe, de l’hérédité, de la constitution, des maladies ; aux autres, il peut essayer de se soustraire et peut, en tous cas, les faire varier : position sociale, profession, habitudes, alimentation, boisson.

1° Race. — Cette influence est diversement jugée par les auteurs. Cependant, les chirurgiens qui, comme Gross et Martin, en Amérique, opèrent sur une population très mélangée, constatent que les Anglo-Saxons sont beaucoup plus atteints que les nègres. Nous avons signalé déjà que les Hindous et les Persans du centre de l’Asie étaient très souvent lithiasiques. |

2° Sexe. — Les auteurs sont unanimes à dire que la gravelle est beaucoup plus fréquente chez les hommes que chez les femmes. Pour donner quelques chiffres, citons :

Pour Coulson 5 femmes pour 100 hommes calculeux Williams 41 — 809 — Raoul Leroy d’Etiolles 42 femmes pour 1100 hommes calculeux

Legrand du Saulle dit que la gravelle est infiniment

plus rare chez la femme que chez l’homme, sans donner

d’ailleurs des chifffes. ;

Cependant, Debout d’Estrées, faisant une statistique des malades qu’il a vus et traités à Contrexéville, obtient des résultats un peu différents

HOMMES ET NT MP RE EE 822 HeMMEs ER RE RER 197 Enfants (de 1 à 13 ans), 2 9

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