ANATOMIE PATHOLOGIQUE
Nous serons très bref sur ce sujet. En effet, les planches que nous publions donnent une idée exacte de ce que peuvent être comme forme et volume les calculs nés dans le rein ou les uretères. Nous avons éliminé d’emblée les calculs vésicaux, car ils ne nous intéressent point pour le but que nous poursuivons. Un caleul vésical constitue une contre-indication directe à la cure de Contrexéville, mais constitue aussi une indication secondaire. Tout calcul vésical doit être extrait par la taille hypogastrique ou la Hthotritie suivant l’expérience, les goûts et aussi l’instrumentation du chirurgien. Une fois le calcul extrait, le malade, qui est somme toute un lithiasique, peut être envoyé aux eaux et retirer un grand bénéfice de sa cure.
Nous avons déjà indiqué la composition chimique des calculs en général. On trouvera dans nos observations l’analyse de chaque échantillon qui s’y trouve représenté.
Un point sur lequel nous voulons légèrement insister, c’est le volume parfois considérable des caleuls rendus par les voies naturelles sous l'influence des eaux, « Le volùme des concrétions excite parfois l’étonnement », dit Legrand du Saulle. Le calcul que représente, grandeur naturelle, le numéro 11 de notre planche IT en est un remarquable exemple. Nous nous appesantirons sur ce point quand nous
“traiterons de l'influence des eaux de Contrexéville sur l’expulsion des calculs.
De même notre planche IIT, due à l’extrême obligeance de M. le docteur Jeanbrau, représente un remarquable exemple de calcul du rein, digne d’attention à deux points de vue : d’abord par son volume et sa forme, ensuite par sa latence pendant 35 ans. :
Ce serait sortir de notre sujet que de traiter à fond toute l’anatomie pathologique des lésions secondaires de la Hthiase. Cependant nous devons, pour être complet, les esquisser.
” Au point de vue du volume des calculs, nous adopterons l’échelle de grandeur de Civiale
Sable (planche 1, n° 1). :
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Graviers Calculs (planche IF, en particulier n° 11, planche I).
L'appareil urinaire réagit contre cette lithiase et se trouve en proie à des troubles parfois considérables. Nous n’étudions que le. rein, le bassinet et les uretères pour les raisons déjà exprimées. Nous étudierons d’abord la lithiase aseptique.
11 peut y avoir deux sortes de lésions :
1° Lésions dues à la lithiase rénale considérée en tant qu'affection générale. — C'est la néphrite lithiasique décrite par Albarran : néphrite diffuse, interstitielle et'parenchymateuse, avec sclérose de l’organe, endartérite et finalement atrophie du rein. Ce serait là une lésion commune à tous les calculeux, sous l’influence de la diathèse qui est la base de tous les troubles. ;
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2° Lésions tenant directement à la présence du calcul au niveau du rein, du bassinet, de l’uretère.
Dans les calices, le bassinet ou l’uretère, il se produit des lésions de deux ordres : distension, lésions parenchymateuses.
Nous ne voulons pas insister sur les caractères histologiques de ces lésions. Disons simplement que cette hydronéphrose peut aboutir, quoique rarement, à une transformation totale du rein en une espèce de coque fibreuse renfermant une hydronéphrose où mieux une wronéphrose.
Le tissu graisseux péri-rénal réagit aussi. C’est une vé- -ritable périnéphrite lipomateuse, bien vue et bien décrite par Guyon et Albarran. De même fous aurons de l’uretérite et de la péri-uretérite si le calcul s’arrête dans l’uretère.
Il peut y avoir des productions lithiasiques intra-rénales, surtout chez les. goutteux. Elles s’accompagnent surtout de lésions mécaniques. Le terme ultime en est ce que les auteurs ont décrit sous le nom de petit rein rouge contracté, rein goutteux. | |
[l'est de règle, en chirurgie des voies urinaires, d’examiner séparément les deux reins d’un malade quelconque. Cet examen est facile, soit par le cathétérisme des uretères (Albarran), soit par la division intra-vésicale des urines (Luys, Cathelin). Ces examens sont toujours intéressants, car l’anatomie pathologique nous apprend que souvent le rein réputé sain est lui-même atteint. La diathèse peut l’avoir touché et la lithiase être bilatérale ; Legueu donne le chiffre de 50 pour 100 des cas. Mais même quand on ne constate pas de calculs, il peut y avoir des altérations dont la pathogénie est alors discutée : pour Simon ce sont des lésions réflexes ; pour Albarran, c’est une néphrite lithiasique ; pour Castaigne et Rathéry, ce sont