‹ De L'Expulsion Des Graviers Rénaux et Urétéra ux Des Eaux De ContrexevilleChapitre 26 sur 55 · LATE · texte numérisé non relu

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La source, dite aujourd’hui du Pavillon, se trouvait alors au fond d’une excavation, près d’un marais, a confluent de la rivière du Vair et du ruisseau de Suriauville. Le docteur Tliouvenel fit procéder à la construction d’un puits en maçonnerie creusé à 13 mètres de profondeur, et parvint à recueillir les eaux de la source en les isolant des infiltrations d’eau commune qui venaient s’y mêler.

La célébrité des eaux de Contrexéville ne manqua pas de s’étendre au loin. Les princes et les premières familles de la Cour de France les fréquentaient, et, à cette époque, le village avait une jolie salle de spectacles, où les plus hauts personnages se plaisaient À Jouer eux-mêmes la comédie.

Pendant la grande tourmente de la Révolution et les années suivantes, Contrexéville, comme toutes les stations hydro-minérales françaises, fut délaissé. Quand la tranquillité publique se rétablit, les eaux de Contrexéville reconquirent la faveur dont elles jouissaient auparavant.

Le système de captage était toujours aussi défectueux. Aussi, on note de grandes perturbations dans le débit et la minéralisation de la source. M. Jutier, en 1857, fit faire des travaux considérables ; il fit découvrir les constructions édifiées par Thouvenel, les fit réparer et fit descendre le forage du puits jusqu’à un bane épais d’argile verte. Le puits, soigneusement réparé, laissa arriver l’eau aux robinets avec une abondance dépassant tout ce qu’en avait observé précédemment. Depuis cette époque, et tout dernièrement, les travaux de captage ont été rigoureusement surveillés.

Le docteur Le Cler, au mémoire duquel nous empruntons ces renseignements, veut faire remonter beaueoup plus loin l’histoire des eaux de Contrexéville. Il adopterait même pour le nom de Contrexéville une étymologie la-

Re, 2 tine : Contra acquas villa. Les Romains auraient connu cette source. Vitellilus serait venu soigner sa goutte et sa gravelle dans une source voisine.

Nous n’avons pas voulu faire un historique détaillé des eaux que nous étudions. Nous serions trop sorti du cadre de notre travail. Nous avons cru bon pourtant de donner ces renseignements : l’âge d’une source n’en indique pas toujours la valeur, tandis que sa teneur en bicarbonate, sulfate de chaux et de lithine lui constitue un titre qui vaut toutes les lettres de noblesse.

Parmi les sources du bassin de Contrexéville, la plus ancienne est celle dite du Pavillon. À côté d’elle jaillissent les sources de la Souveraine, du Quai du Prince, administrées aussi par la Société Générale des Eaux. Mais en dehors de ces dernières, il existe aussi une source indépendante, dite du docteur Thiéry, qui prend de jour en jour plus d’importance. Par son débit, sa teneur en sels minéraux, elle est digne d’être remarquée, et nous l’étudierons avec la source du Pavillon.

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