Bulletin de la Société de chirurgie, 5 mars
DS
Sur ces 102 opérés il a eu 2 morts, l’un par hémorragie de la carotide, l’autre par phlébite de la jugulaire interne. Ces chiffres prouveraient donc en faveur de l’extirpation.
D'autre part, nous devons dire que tous les opérés ne guérissent pas radicalement, qu’il y a des récidives ; mais nous nous hâterons d'ajouter que ces demi-guérisons, ces améliorations en quelque sorte diminuent de fréquence avec l’extirpation. Nous emprunterons encore des arguments au docteur Cazin.
Les améliorés étaient de :
Sn RS ee ME Let Et AAC ar ie Es 3.66 p. 100.
de 1879/à 1882 .. De nn M OR LU 0.90 —
Les non-guéris :
de 1869 à 1879...... ste LED 1.66 p. 100.
OS TOM ISO MES RE NE pr muet. 0.60 —
Enfin le D' Cazin nous montre que la proportion de décès par accidents tuberculeux consécutifs a diminué depuis qu’il emploie l’ablation :
de 1869 à 1879 — 1879 à 1882 Phtisie pulmonaire, tuberculose généralisée. 1.05 p. 100 — 0.90 p. 100
Méningite et tuberculose cérébrale......... 0.738 — .— 0.30 — 1 ax e)
Ganglions bronchiques................. .. 0.85 — — 0.30 —
Carreau et péritonite tuberculeuse......... DOG SNS AOL
Cet exposé prouve bien qu'il ne faut pas confondre l’intervention opératoire qui consiste à enlever un nid de tubercules chez un malade d’ailleurs sain, avec celle qui se préoccupe d'exécuter une autre manœuvre sanglante chez un sujet déjà en puissance de tuberculose. C’est dans ce dernier cas que Verneuil a vu (1) la tuberculose pulmonaire prendre une