RAT
dans la bouche, ni sur les arcades dentaires. rien dans le conduit auditif qui puisse expliquer la présence de tumeurs ganglionnaires.
Durant un mois je conseille au malade l’usage de la liqueur de Fowler à haute dose, de l’iodoforme, de l’iodure de potassium. Mais je n'arrive à aucun résultat. :
Opération à la fin de septembre. Le malade est endormi. Je pratique alors de chaque côté, sur la partie médiane de la tumeur et verticalement une incision intéressant la peau et le tissu cellulaire; j'arrive sur une tumeur ganglionnaire adhérente de tous côtés, mais surtout en haut avec la glande parotide. Des ganglions séparés doivent être énucléés de cette dernière. Dans la profondeur, la dissection est très délicate parce qu'il existe des prolongements en tous sens. Je reste cependant à une certaine distance des vaisseaux. Au-dessous de la branche horizontale du maxillaire, les énucléations sont assez faciles. Enfin les tumeurs sont enlevées entièrement et avec les mêmes difficultés des deux côtés. Il reste deux cavités profondes où l’hémostase est assez difficile. Du côté droit, l'artère faciale avait été coupée et liée. Je saupoudre avec de l’iodoforme, je suture sans drainage et j'exerce une compression très forte sur les régions opératoires. — Pansement.
Durée de l’opération: une heure et demie.
Le pansement est enlevé le 16e jour. Du côté gauche, la réunion est parfaite. Du côté droit, il s'était formé une petite collection purulente qui avait donné une élévation de température le 7e jour, mais elle s’était vidée spontanément. Néanmoins une fistule persistait et elle ne se ferma qu'après trois semaines.
La guérison fut complète, mais le gonflement consécutif durajusqu'au commencement de décembre ; après quoi le malade vint se montrer dans
l’état le plus satisfaisant.
Conclusions
1° L'évolution clinique du ganglion tuberculeux en démontre la nocuité.
2 Il s'ensuit que le traitement doit agir le plus promptement et le plus complètement possible.
3° Aucun des modes de traitement n’est plus sûr que l’ablation radicale. Celle-ci permet en effet l'élimination méthodique, absolue et parfaite de tous les ganglions, dans l’immense majorité des cas.
S1 difficile et si complexe soit-elle, elle permet un nettoyage prophylactique et un pansementantituberculeux synonymes de guérison.
4 Tout autre procédé ne saurait être essayé que dans le cas de ganglions petits, indolents et peu nombreux. Mais il ne faut pas perdre de vue que, plus on rapprochera l’extirpation de la date du début de la virulence tuberculeuse du paquet ganglionnaire, plus on s’évitera les difficultés opératoires, plus on épargnera au malade toute chance de danger immédiat ou indirect, tant au point de vue du traumatisme que de la maladie elle-même, plus enfin on aura chance de succès.
5° Toutefois, à moins qu’on n’ait affaire à une phtisie pulmonaire avancée, on est toujours autorisé à pratiquer l’ablation de foyers cervicaux localisés dans les glandes, même chez des malades porteurs d’autres foyers ailleurs, quand l’ensemble des accidents de divers ordres permet de juger que ces malades en retireront du bénéfice. Pour les mêmes raisons on
deu
opérera tous les foyers locaux en plusieurs séances quand ils siègent sur les deux côtés du cou; on opérera les récidives, on opérera les masses ganglionnaires se présentant au chirurgien au milieu de fondrières suppurées.
6° — L’extirpation n’a d’autres inconvénients que ceux qui s’attachent à l’exécution même de l'opération. Elle est en somme bénigne.
T° Bien organisée et bien conduite, la séance opératoire vient à bout des plus grands obstacles et prépare la réussite ultérieure, en parant d'ores et déjà aux complications traumatiques ou à la dissémination des germes tuberculeux.
Vu : Vu et permis d'imprimer :
Le Président de la thèse, Nancy, le 7 janvier 1889. WEISS. Le Recteur, E. MOURIN.
er " PL # TE ra # D 7 ue > { FT - E C4 >
va) © DA Cu
: 1 = à x 5 EN P. ° + :
' ce - fe es ne:
. de - ' e-
\ Le r Ÿ t