‹ De L'Extirpation Des Ganglions Tuberculeux Non Suppurés Du CouChapitre 25 sur 26 · AR RE · texte numérisé non relu

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tumeurs ont apparu et augmenté insensiblement, et aucun traitement n'a pu enrayer leur marche (huile phosphorée, liqueur de Fowler, iodoforme à l'intérieur par pilules de 0,10 centigrammes,créosote.) J'essaie alors les injections interstitielles de glycérine iodoformée, mais sans bon résultat, puisqu’une inflammation apparaît au bout de trois séances de trois heures chaque fois. Dès que tout fut rentré dans l’ordre, je propose l’extirpation à la malade qui accepta.

L'opération est faite en septembre 1887, sous le chloroforme. Je fais une incision en T surlatuméfaction,labranche horizontaledu T parallèle à la branche horizontale du maxillaire. Je parviens à énucléer facilement trois ganglions appliqués contre la branche du maxillaire, mais la masse principale n’est plus encapsulée, elle est un peu ramollie, sans être toutefois caséeuse ; je la trouve adhérente à une masse ganglionnaire plus limitée qui esten rapport avec la glande parotide. Après avoir disséqué vers la profondeur, je parviens à extirper toute la tumeur, mais je dois énucléer aussi un ganglion plus profond qui n’est autre que le ganglion intercarotidien. Je trouve encore une chaîne de petits ganglions sous le bord antérieur du sterno-mastoïdien, j'en fais l’'ablation assez facilement.

Durée de l'opération: une heure un quart.

Pansement iodoformé avec suture et drainage avec un faisceau de cateut.

Guérisou par première intention au bout de quinze jours.

Un gonflement de la région persiste pendant 20 jours environ aprés la réunion, puis disparait peu à peu. Mais trois mois après, la malade vient me consulter pour d’autres ganglions sus-claviculaires, peu nombreux et assez petits, qui grossissent depuis peu. Je donne un traitement à l’iodoforme. Je n'ai plus revu la malade et ne puis donner des renseionements définitifs.

L’extirpation doit être complète pour être un remède radical. Mais y a-t-il un créterium pour vérifier si elle est complète ? j

Observation XXVI

A > Or ? 7 1 a] c A à 1 ñ Mme B..., 26 ans, d'une famille saine, a perdu un frère ainé de phtisie à la suite de la guerre de 1870. Klle-même présente au sommet du poumon droit une induration manifeste, avec souffle expiratoire. Elle éprouve depuis quelques semaines des oppressions, et des sueurs nocturnes.

Elle se présente à ma consultation pour une tumeur ganglionnaire de

EN

a région antéro-latérale droite du cou. On sent manifestement un chapelet ganglionnaire partant de la région sous-maxillaire et descendant usqu'au dessous du cartilage cricoïde. Ces ganglions sont durs, indolents et mobiles. Je propose un traitement médical avec l'iodoforme et la créosote. Mais quinze jours après, je remarque que la tuméfaction a considérablement augmenté. Un des ganglions est un peu douloureux. Je propose alors l’extirpation.

L'opération est pratiquée sous le chloroforme, grâce à une simple incision verticale. L’énucléation est assez facile et complète. Je dus enlever douze ganglions, compris entre le tube laryngo-trachéal et le bord antérieur du sterno-mastoïdien, en avant des vaisseaux.

Je fis la suture de la plaie sans drainage. La guérison par première intention était complète le douzième jour.

Je n’ai pas revu la malade depuis sa sortie de l'hôpital, mais je puis assurer qu'à ce moment la lésion pulmonaire n'avait pas augmenté. L’appétit était revenu et les sueurs nocturnes avaient disparu par l'usage des pilules de sulfate d’atropine.

Ceci prouverait lutilité de l'intervention durant les premières périodes de la tuberculose généralisée. Mais il faut continuer le traitement médical.

Observation XXVII

Un jeune homme de 28 ans, libéré du service militaire, issu d’une famille indemne de tuberculose, se présente à la consultation de l’hàpital civil au mois d'août 1888. IL porte les cicatrices de plusieurs abcès froids du cou. Son facies est d’ailleurs celui des scrofuleux. Il à eu autrefois deux otites suppurées.

Depuis dix mois environ, ce malade est traité en ville pour des tumeurs ganglionnaires situées symétriquement au-dessous de l'angle du maxillaire inférieur, mais sans succès. Au moment où je l’examine, ces deux tumeurs sont volumineuses, au point que la dépression sousmaxillaire a entièrement disparu. Chacune des tumeurs s'étend de la partie moyenne de la branche horizontale jusqu’en arrière da lobule de l'oreille. La peau est tendue, porte les traces de l’inflammation causée par divers revulsifs, elle n’est pas mobile sur la tumeur. Pas 1e douleur à la pression, pas de gêne circulatoire. La consistance est rénitente en tous points. On ne délimite point de lobulations et on ne sent is de limite nette en haut au niveau de la parotide; en bas la tuméfaction diminue insensiblement jusqu’à la partie moyenne du cou. Rien

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