Archives de médecine militaire, t. IT, 1884, p
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morts. J.-L. Petit, Chopart, Desault, Hévin, la pratiquèrent, et désignèrent ces tumeurs sous le nom de tumeurs strumeuses, à l'exemple ou de concert avec les chirurgiens anglais et américains.
Mais c’est surtout à Larrey père que l’on doit d’avoir pris l'initiative d’une opération difficile et en somme encore peu connue, et qui devint courante dans les hôpitaux. Willaume (de Metz), Boyer, Pelletan, Dupuytren, la pratiquèrent ; mais on ne la vit guère instituée en principe que dans la première moitié de ce siècle, par Bégin (1831). Il l'aurait, si l’on en croit Malle (1), exécutée une trentaine de fois. Après lui, Malle, Sédillot, Baudens, Roux, et surtout H. Larrey, continuèrent l’énucléation. Il existe un rapport de ce chirurgien à l’Académie de médecine, dans lequel la paternité de l’opération est attribuée non pas à Galien, mais à Sanctorius : Zrgo strumæe nunquam sanabuntur, nisi evellantur.
Alors que l’on confondait les tumeurs cervicales, on ne pouvait tracer les règles de la chirurgie les concernant. Larrey (2) et Velpeau (3) séparèrent l’adénite chronique des autres tumeurs, les hyperplasies des néoplasies, et les hyperplasies les unes des autres, et répandirent ainsi sur le diagnostic les premières clartés.
Nous citerons, comme nous ayant particulièrement frappé, la thèse de Gay publiée à Strasbourg sous le nom « d’adénite cervicale envahissante »; la note de Coste relative à une observation de ganglions strumeux (4); l’article de Laugier (5), dans lequel il est: question d’engorgements se développant