Dictionnaïre en 30 volumes
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chez des sujets dont les caractères extérieurs sont ceux des scrofules, et dénotent parfois à eux seuls l'existence de cette maladie. Le mérite de Verneuil en cette occurrence ne fait de doute pour personne. Ses études sur les différentes tumeurs sont classiques, aussi bien que son opinion contraire sur l’extirpation des ganglions tuberculeux du cou, préconisée par Messenger Bradley (1). MM. Desprès et Richelot se rangent à son avis (2). Il est vrai de dire que malgré les recherches anatomiques et histologiques de Cornil, Grancher (3), Thaon, Rinfleisch et de leurs émules, on se trouve jusque-là souvent bien embarrassé quand on se propose de caractériser une tumeur d’un ganglion lymphatique, que l'identité de la scrofule et de la tuberculose n’est pas encore indéniable, ni même assez généralement démontrée, et que par suite, la question de principe elle-même ne saurait être primordialement tranchée.
Cest en 1882 que la découverte de R. Koch (4) venant animer les expériences, c’est le cas de le dire, de Villemin (5), fournit les éléments d’une démonstration quinous parait irréfutable. En Allemagne, le nombre des opérateurs en ce sens est manifestement, à la suite des Billroth, Volkmann, Fischer, Kocher, Krœnlein, Riedel, Neuber, supérieur à celui des expectants. En France, à Trélat (6), il convient d’opposer presque tous les chirurgiens français. C’est ce que révèle la discussion qui eut lieu à la Société de chirurgie en 1884, à la suite de la communication du docteur Poulet; un terrible insuccès semble dégoûter à tout jamais d’extirper les nids
. British med. association, 1875.
. Société de chirurgie, 1880.
. Gazette médicale de Paris, VII à X VIT, 1880. . Berlin. klin. Wochenschrift, n° 15.
. Contagiosité de la phtisie, 1865.
. Gazette des Hôpitaux, IV et VIT, 1884.