‹ De L'Extirpation Du Sac Dans Les Anévrismes De La Carotide Primitive Et Des Divers Modes De Traitement De Ces AnévrismesChapitre 10 sur 22 · TRAITEMENT CHIRURGICAL · texte numérisé non relu

TRAITEMENT CHIRURGICAL

La méthode des injections coagulantes dans le sac anévrismal, l'introduction de corps étrangers, l’acupuncture, la galvanopuncture ont eu peu d’adeptes. Maracci, à Venise, en 1868, traite eu anévrisme de la carotide primitive droite d'abord par la compression sans succès, puis injecte dans le sac du perchlorure de fer ; la tumeur semblait avoir guéri, mais la mort survint à la suite d’un érysipèle. Pereira, à Bahia, en 1887, tenta l’'acupuncture et l'introduction d’un fil métallique : le malade mourut d'accidents cérébraux précoces. Un résultat meilleur fut obtenu par Guima raès, à Rio-Janeiro, en 1877. En présence d’un anévrisme de la carotide primitive gauche 1l applique tout d'abord de la glace, pendant quelque temps, sans résultal, puis fait un essai, jusque-là inconnu, dit-1l: pendant un mois,il pratique sept séances de courants induits, en plaçant les deux pôles d'une machine électrique à la surface de la tumeur ; la poche anévrismale dureit, diminua de volume de moitié. Ce bon résultat est à noler. Le procédé ne donna rien à De Castro, qui l’appliqua avant de pratiquer l'extrpation. Un pareil traitement est long et incerlain dans ses résultats. Il offre, d'autre part, les dangers d’une embolie produite par le déplacement intempestif d’un eaillot dans lPintérieur du sac resté perméable au courant sanguin.

Nous avons trouvé trois cas de galvanopuncture lentée pour un anévrisme carolidien. Pratiquée in

ro.

extremis par Hamilton elle n'a pas empêché de mourir le malade, et elle à tué ceux de Ciniselli et de Keate.

Les applications chaudes ou froides sur la tumeur ont dû être employées fréquemment, mais sans qu'on puisse leur attribuer un seul succès certain. Ce sont des méthodes adjuvantes, aussi anodines dans leurs résullats que dans leur application.

La malaxation est un excellent moyen de tuer les malades, dit Delbet, et doit être absolument condamnée : elle détache des caillots qui vont emboliser les artères : ainsi mourut le malade d'Esmarch, et Fritz en 1897, a rassemblé un certain nombre de faits où les choses se sont ainsi passées.

La compression directe sur la tumeur a été peu employée. Ciniselli aurait guéri un malade par ce procédé. Slocok a rapporté aussi un fait curieux : la guérison suivit une pression violente exercée sur la tumeur dans le but de convaincre le malade de la nécessité de l'intervention. C’est un procédé thérapeutique infidèle et dangereux.

La compression indirecte sur les pôles de la tumeur a eu par contre de nombreux partisans. Elle a été employée soit comme moyen curatif, soit préventive ment pour préparer la ligature. Elle s'exerce de deux manières: sous le nom de méthode de Vernet, elle est pratiquée mécaniquement en comprimant la carotide, au-dessous de la tumeur, à l’aide d’un appareil : Lyon de Glascow, Edwards, Acrel l'ont essayée ainsi avec des résultats malheureux, car ces instruments compresseurs sont mauvais, mal supportés, d’une difficile application. Reste l’autre façon de pratiquer la com-

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