‹ De L'Extirpation Du Sac Dans Les Anévrismes De La Carotide Primitive Et Des Divers Modes De Traitement De Ces AnévrismesChapitre 17 sur 22 · NU · texte numérisé non relu

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pneumogastrique. Au pôle supérieur la dissection est difficile à cause de l'extension de la tumeur et de ses adhérences. On ne voit pas la jugulaire interne; des artères sont liées, enfin le pédicule à la partie supérieure qui n'était autre que la carotide interne, en y laissant une portion très petite du sac : la carotide externe avait du être liée. Le reste de l’anévrisme fut réséqué ensuite.

A Ja fin de l'opération qui avait duré une heure, le malade eut une syncope, spécialement lorsqu'on tirailla le nerf vague. La paroi de l’anévrisme, très mince sur sa portion interne, contenait des caillots blancs anciens et des caillots noirs récents : il était en imminence de rupture à sa partie interne.

Les suites opératoires furent dépourvues d'accidents : la plaie guérit par première intention, sauf un petit point par où s'éliminèrent quelques ligatures. Le malade se leva au bout de quinze jours et quitta l'hôpital le 18 janvier 1896.

OBservaTION VIT (Chifoliau).

(Delagenière, Archives provinciales de Chirurgie, Paris, 1896, t. V, p. 225-234.)

Juliette L..., âgée de seize ans, ouvrière.

Anévrisme de la carotide primitive gauche.

Opération, — Chloroforme. Malade placée sur le dos, tête légèrement pendante. Incision de 10 centimètres sur le bord antérieur du sterno-eléido-mastoidien. Tissus durs, lardacés, ressemblant à des ganglions fusionnés entre eux et dégénérés. On isole assez pémblement la tumeur : en bas, la carotide primitive est cachée derrière la veine jugulire interne qu'on seclionne entre deux pinces, puis on place une double ligature sur la carotide, une pince au-dessus, on sectionne entre les deux.

En relevant la tumeur, on la dissèque de bas en haut, en disséquant fibre à fibre le pneumogastrique. On pédiculise

difficilement la tumeur à sa partie supérieure sur le bouquet artériel de la terminaison de la carotide, Pince sur les vais: seaux, puis section. On sectionne aussi le grand sympathique très adhérent à la tumeur. On excise au thermocautère les tissus œdématiés qui entourent la partie supérieure de l’anévrisme. Pendant le cours de l'opération, une seule ligature a été faite : celle de la carotide.

Suture du plan profond, au catgut, de la peau avec des crins. Pansement antiseptique.

Suites opératoires bonnes.

OnsERvATION VIIT (Chifoliau).

(Floriencio de Castro y Lattore, Anévrisme de la carotidé

* primitive gauche: ligature et extirpation du sac. /te-

vista de Medicina y Cirurgia practicas, 1898, p. 442- 450.)

L. C..., anglaise, âgée de vingt-quatre ans. Pas d'antécédents.

Pendant un an, la tumeur fut soignée par la compression permanente graduelle, les applications froides et les cou-

rants électriques, mais sans résultat. |

Opération. — Chloroforme. Incision du bord supérieur du cartilage thyroïde jusqu’à 1 centimètre au-dessus de la clavicule, suivant le bord antérieur du sterno-mastoïdien.

Section des plans : muscle, aponévroses cervicales,

La tumeur apparaît de couleur livide, reposant en bas sur le muscle omo-hyoïdien et une anse nerveuse à convexité externe, intimement unie à sa face antérieure et formée par le nerf vague. De peur d’une rupture de la poche, on passe un fil de soie autour de la carotide primitive, à 1 centimètre au-dessous de la tumeur et on le serre. Même opération à la partie supérieure,

On procède ensuite à l'extirpation du sac, rendue difficile à cause de l’adhérence du vague avec la tumeur dont on sacrifie la partie adhérente, croyant inütile et même témé-

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Re raire de tenter de les séparer. Une autre portion du sac, en forme de ruban étroit unissant les deux extrémités de l'artère liée, restait au fond de la plaie, pour éviter la rétraction de l'extrémité inférieure de l'artère, Aucune lhigature ne fut nécessaire.

Suture des différents plans. Pansement.

Suites. — Pendant les premiers jours, la température fut normale, le pouls légèrement déprimé, la moitié gauche de la tête un peu refroidie et comme engourdie.

Repos absolu. Dièteliquide. Au bout de cinquante heures on enlevait le pansement, la plaie avait un aspect très satisfaisant; pas de fièvre. Aucun trouble cérébral. Cet état persista bon ; la sensation d'engourdissement de la tête disparaît au cinquième Jour, sans que soient apparus de phénomènes nouveaux cérébraux.

La malade se lève, a un peu de vertige avec pàleur de la face, mais qui bientôt disparaît.

C'était le minimum des accidents cérébraux. Au septième jour, le pansement est refait; le plan est cicatrisé, on enlève les points de suture.

Le 13 octobre, la malade complètement guérie, retournait en Angleterre.

OBsERVATION IX

(Inouye, Perfect resultat. from extirpation of the right common carotid., Zeitschr. d. med. gesellsch., 3. Tokio, 1893, VII, p. 22-27.)

Nous regrettons de n'avoir pu nous procurer cette obsertation, la première en date, et de la réduire à une indicaüon bibliographique.

OBsERvATION X

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(Frotinghan, American Journ. Med. Se.

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