‹ De L'Extirpation Du Sac Dans Les Anévrismes De La Carotide Primitive Et Des Divers Modes De Traitement De Ces AnévrismesChapitre 5 sur 22 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

A l’occasion d’un cas récent d’anévrisme de la carotide primitive observé dans la clinique de M. le professeur Poncet, à l'Hôtel-Dieu, et opéré suivant la méthode de l’extirpation en sac, M. le D' Delore, avec une bienveillance dont nous sommes heureux de lui témoigner 1ci notre reconnaissance, nous a conseillé de faire quelques recherches sur ce sujet.

Il n'est peut-être pas d'affection d'ordre chirurgical qui ait exercé la sagacité des médecins et chirurgiens tout à la fois autant que les anévrismes. Et ceci est encore plus vrai pour les anévrismes carotidiens qui intéressent les artères nourricières du cerveau et de toute première importance, comme l’est surtout la carotide primitive. Depuis les plus simples et les plus inoffensifs jusqu'aux interventions sanglantes et dangereuses, des procédés nouveaux se sont succédé, enregistrant chacun à son actif des succès et de nombreux insuccès. Traitement médical général, compression, malaxation de la poche anévrismale, galvanopuncture, ligature de la carotide en aval ou en amont du sac, incision du sac, tels sont les différents modes d’intervention qu’on a successivement employés vis-à-vis des

HE HE anévrismes de la carotide primitive. Une nouvelle méthode fut mise au jour en 1893, par Inouye; ce chirurgien japonais a, le premier, tenté l’extirpation complète du sac anévrismal entre deux ligatures : elle fut suivie de plein succès. Un certain nombre d'opérateurs ont suivi dans la suite son exemple. Chifoliau, en 1904, rassemble dans une thèse cinq observations et met en évidence les avantages de ce nouveau modus operandi; nous en avons recueilli plusieurs autres, qui viennent corroborer cette opinion, car elles sont également suivies de succès,

Cette question, d'autre part, louche de près un problème important de la chirurgie, qui se fait de jour en jour plus audacieuse : je veux dire la ligature de la carotide primitive. Il n'est pas sans intérêt de songer aux accidents, parfois si graves, que peut entraîner la suppression du principal afflux sanguin vers l’encéphale, avec quelle circonspection doit être posée l'indication de la ligature d'une carotide et dans quelles conditions précises cette ligature peut être pratiquée avec le minimum de risques et le plus de chances de succès,

Aussi nous a-t-1l paru bon d'insister sur ce nouveau procédé opératoire, vis-à-vis d’une affection aussi grave, peu fréquente 1l est vrai, comme l’est un anévrisme de la carotide primitive, procédé qui nous paraît être le vrai traitement de choix en raison du résultat parfait dont 1l a été suivi dans les douze observalions que nous rapportons.

Après avoir dit quelques mots de l'historique de la question, nous passerons brièvement en revue les dif-

férents procédés dont se sont servis les chirurgiens pour traiter les anévrismes de la carotide primitive, en nous arrêlant particulièrement sur la ligature de la carotide primitive, dont l’étude domine toute l'histoire de ces interventions. Nous chercherons à déterminer la fréquence des accidents cérébraux qui lui sont imputables et l'important problème de leur pathogénie ; nous verrons quels sont les facteurs de gravité de la ligature au point de vue des accidents cérébraux consécutfs ; de leur étude découleront quelques règles pratiques ayant pour but d'éviter, dans la mesure du possible, d'aussi redoutables complications, tout en faisant remarquer la moindre gravité d’une telle intervention en présence d'une lésion vasculaire organique située sur le trajet de cette artère, telle qu'un anévrisme.

Enfin dans un dernier chapitre, nous traiterons de l'extirpation du sac anévrismal en montrant les bons résultats de cette opération, opposés à ceux des autres procédés. À l'appui d’une statistique de cas malheureusement peu nombreux, 1l nous sera aisé de démontrer l’avantage de ce mode opératoire au point de vue des résultats autant immédiats qu'éloignés, surtout maintenant que l’asepsie rend au chirurgien la tâche plus facile et plus sûre. Nous indiquerons la technique opératoire qui nous paraît la meilleure.

Arrivé au terme de mes éludes, je liens à adresser mes remerciements à (ous ceux qui, dans le cours de mes vingt-cinq premières années de vie, m'ont lémotgné de l’intérét, de l'affection.

Je garderai un souvenir inoubliable des heures

D — douces passées au sein de la farrille Boudin, dont j'ai eu à apprécier si souvent, pendant mes (rois années d'école, l’infinie bonté.

Auprès de la famille Lescuyer, la distance qui me séparait de la mienne m'a semblé moins grande ; je suis heureux de lui affirmer mon affectueuse sympathie.

Que Mme la vicomtesse de Kermel veuille bien agréer l'hommage de mon admiration pour sa grandeur d'âme et de mon souvenir.

M. Masclet, ancien préfet du département de Vaucluse, m'a prodiqué son affable bienveillance. Qu'il soit assuré de ma reconnaissance.

Au docteur Nénon, pour sa bonne camaraderie, J'exprime le témoignage de ma vive amitié.

Je n'oublierai jamais mes amis d'Ecole.

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