INTRODUCTION
Notre Maître, M. le Professeur Rollet, qui nous a guidé dans cette thèsé, avec sa bienveillante autorité coutumière, écrivait dans les Archives d’ophtalmologie de mars 1920, sous le titre : « De l’Extraction des Corps magnétiques intra-oculaires à l’Electro-aimant géant. —
Diagnostic et technique opératoire ».
« Les éclats situés dans un vitré non organisé sont simples à extraire, mais quand on examine sur une coupe du globe oculaire une organisation du vitré, une gangue connective, on conçoit la possibilité d’une extrême résistance à l’aimant, d’un éclat enchatonné, emprisonné dans un noyau scléreux ; son extraction tardive ne peut être que laborieuse ou douteuse »… En trois ans, à la suite de nombreuses interventions
\ sur les éclats anciens et de l’examen des pièces cliniques,
l'opinion de M. le Professeur Rollet a été complètement
modifiée.
En effet, la répartition des 271 observations de la clinique d’ophtalmologie sur l'extraction des éclats par
l’électro-aimant géant est donnée par le tableau suivant :
Nombre des Observations 271 La première observation date de 13 ans 119 extractions opérées du 1° au 5° jour 76 — 9° au 30° jour — 1° au 3° mois
Qt O0
— 9° au 4° mois — 4° au 5° mois — 5° au 6° mois 6° au 7° mois — 7° au 8° mois po — 8° au 9° mois — 13° au 14° mois — 43° au 44° mois
nm NN Om m & © N N
Nous ne considérons comme éclats anciens que ceux dont l’extraction a été faite trois mois après la pénétration, dans ces conditions nous avons réunis {8 observations. Dans ces 18 cas, l’extraction fut pratiquée sans difficulté suivant la technique en pratique pour les corps
étrangers d’origine récente.
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