‹ De l'Extraction à l'Électro-Aimant Géant des Corps Étrangers Intra-Oculaires à Pénétration AncienneChapitre 6 sur 13 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Le diagnostic et l’extraction des éclats intra-oculaires à l’aide de l’électro-aimant géant.

L’électro-aimant géant que M. le Professeur Rollet a fait construire en 1910, lui a permis d’enlever 271 éclats, dont 18 après 3 mois, il constitue un merveilleux instru-

ment de thérapeutique.

Le malade est placé dans le décubitus dorsal. Désinfection soigneuse des culs-de-sac, teinture d’iode sur la peau, instillation de cocaïne. Pas d’anesthésie générale, parce qu’il est nécessaire d’obtenir des renseignements du blessé au moment de l’aimentation. Deux instruments : le blépharostat en maïillechort, la pince à fixation non magnétique.

La pointe de l’électro-aimant est dirigée près de la cornée en regard de la racine de l'iris. On donne le cou-

rant qui permet d'utiliser une force variant de 35 kilos

à 1.200 kilos.

On cherche aussitôt les trois signes qui permettent de faire le diagnostic : la douleur, le bombement oculaire. l’hémorragie de la chambre antérieure.

Contrairement à l’opinion classique, M. le Professeur Rollet ne cherche pas à attirer. l’éclat dans la chambre antérieure avant l’ouverture de la cornée.

Le diagnostic de corps étranger étant fait par l’aimant, on retire ce dernier, et on procède au deuxième temps la kératotomie et l’iridectomie. L’iridectomie est faite systématiquement pour éviter les pincements iriens ; elle évite l’attraction de l'iris et sa dilacération.

L’iridectomie faite, on replace l’électro-aimant, sa pointe est juxta-limbique, on donne le courant en faisant agir la force progressivement.

Ainsi, l'intervention a compris trois temps : l’aimant diagnostique, l’opération (kératotomie, iridectomie), l’ex-

traction proprement dite à l’aimant.

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