‹ De l'extraction du cristallin: dans sa capsule (opération de Smith)Chapitre 29 sur 34 · CO UE · texte numérisé non relu

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laiteux et fluide, et le Daviel, suivi d’arrachement de la capsule à la pince, dans les cas de cataracte à capsule épaisse et opaque avec faible contenu.

Nous approuvons pleinement les idées de Smith concernant les cataractes du jeune âge. Le docteur Moreau a eu l’occasion dernièrement d'opérer un enfant de 8 ans, aveugle-né, atteint d’une double ataracte congénitale arido-siliqueuse. Il fit à la pince l'extraction du cristallin dans sa capsule avec plein succès et obtention d’une pupille absolument libre.

A côté de ces indications et contre-indications tirées de la forme analomo-pathologique de la cataracte que l’on veut opérer, il en est d’autres très importantes elles aussi dont Smith ne semble pas s'être beaucoup préoccupé. Nous voulons parler de la tension du globe oculaire et de la plus ou moins grande docilité du malade. Nous avons déjà vu que, pour peu que la tension soit au-dessus de la normale, il ne fallait plus songer à employer le Smith. Par contre, il semble que l’on puisse dans certains cas prévoir une tension faible et, de ce fait, tirer une indication de la méthode de Smith. Telle paraît être la condition de l'œil enfoncé, encavé de certaines vieilles au facies de sorcière, dont les orbites semblent être vidés de leur graisse, dont le menton saillant et relevé se rapproche du nez. De tels yeux présentent d’ailleurs souvent après l’incision du collapsus de la cornée.

Pour servir la cause des indications opératoires dans cette méthode, dite périlleuse par beaucoup, on ne saurait chercher trop de procédés de vérification

préopératoire. Ainsi, il paraît très désirable de mesurer au tonomètre de Schiotz la tension de chaque œil à opérer, et d'établir ainsi un chiffre hypotenseur pour lequel l'issue vitréenne soit peu à redouter. Cette étude est depuis plusieurs mois poussée par le docteur Moreau, mais il faut encore attendre pour avoir des données exactes de pouvoir se baser sur des faits plus nombreux.

Cependant, le docteur Moreau n'estime pas qu’une faible tension soit tout. Des relations anatomiques entre le cristallin et le vitré, des conditions de tex- Lure du vitré, etc., peuvent prééminer dans les résullats opératoires et touchant l'issue vitréenne.

Une autre condition importante à envisager, avant de décider la méthode opératoire à employer, est la docilité du malade. Smith paraît bien en avoir senti l'utilité puisqu'il emploie chez les sujets trop indociles l’inhalation chloroformique. Nous pensons que lorsqu'il est nécessaire d’avoir recours à un anesthésique il vaut mieux s'abstenir. Sans aller jusqu'à cette agitation, si le malade a simplement la « bouweolte » nous jugeons encore la méthode de Smith trop dangereuse.

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