‹ De l'extrait hypophysaire ocytocique: Et en particulier de l'association de la pituitrine et de l'anesthésie au chloro-kélène au cours de l'accouchement normalChapitre 9 sur 28 · ARE CHAPITRE I · texte numérisé non relu

ARE CHAPITRE I

La Pituitrine ocytocique

Le principe actif

C'est depuis de longuës années le sujet de recherchés nombreuses de la part des chimistes.

Identifié par Gley comme une Hormone, isolé ensuite par les chimistes allemands de la Firme Hoeschste en 1913 sous forme de matière sulfatée cristallisée dont l’ensemble formait l'hypophysine, le principe actif de la pituitrine a été étudié par Abel et Pincoffs qui concluent qu'il s’agit d’un mélange d’albumose et d’une substance indéterminée que les travaux successifs d’Engeland et Kietscher, Guygenheim, Fenger et Hull, -Dudley, ont essayé de déterminer.

On avait d'abord pensé qu'il s'agissait de l’histamine, mais s’il s'en rapproche par son action ocy- tocique, il ne peut lui être identifié ni chimiquement ni en tant qu'action physiologique (Dudley).

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Hauke et Koessler ont même discuté la présence de l'histamine.

De toute manière, si elle existe, c'est en quantité trop faible pour, SHSQRe les propriétés de l'extrait. | ds

Certains auteurs a rapproché le principe actif de l'extrait de lobe postérieur d’hypophyse de l’adrénaline. Maïs s’il s’en rapproche par certains caractères hypertensifs, il en est également différent au point de vue chimique et physiologique.

Les travaux modernes Buru, Dale, Penau et Simonnet ne sont pas parvenus à déterminer exactement les principes actifs de la pituitrine. |

Mode d'action de l’extrait

Par quel mécanisme la pituitrine agit-elle sur le muscle utérin ?

C’est Dale qui, en 1906, découvrit le pouvoir ocvytocique de l'extrait ; ce sont les travaux de Frôlich, Franckl et Hochwart qui en ont détourné le mode d'action sur la fibre utérine : I] s'agirait d’une action directe sans l'intermédiaire du système nerveux. |

Effets ocytociques de la pituitrine

Indépendamment de son action hypertensive, l’extrait de lobe postérieur d’hypophyse produit. in vitro et in vivo une série de modifications importantes de la fibre utérine précisées par l’étude des

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graphiques non seulement par. l'hystérographie externe, mais encore par les nee d' hysterogra-

phie interne (Bourne et Burn). SN

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Ses contractions utérines sont Line intenses. Elles sont plus fréquentes : les pauses intercalai-

res se raccourcissent. Cependant, après chaque.

contraction, il ÿ à une décroissance régulière de la courbe, ce qui ne se produit jamais avec l'ergot de Cet effet est d’ailleurs variable avec.

‘état de l'utérus. L'utérus gravide est beaucoup

- plus sensible à l’action de l'hypophyse dans toute Ja série animale, Chez la femme, il n’agit très acti- - vement qu'au cours du travail et son action dispa-

raîtrait quarante heures environ après l’accouche-

ment.

L'action de la pituitrine varie aussi avec la sensi-

bilité propre à chaque utérus, l'augmentation du

travail étant susceptible de varier de 57 à 192 %.

Fait d'importance capitale pour l'utilisation du

… produit en clinique.

Enfin, les variations d'efficacité sont en rapport

avec les variations de tonus (Magalhaes).

C’est qu'en effet une autre propriété de la pituitrine est d'augmenter le tonus utérin.

Or, la contraction réclame un état optimum du tonus, d’où l’action favorable de Phypophyse en

cas d'inertie. Mais si le tonus est suffisant et sur-

tout s’il est trop élevé, l'injection de pituitrine qui

le renforce supprime la contraction pour créer 1 contracture. k

On comprend d’après ces en blondes qu'un produit tel que la pituitrine susceptible d’une action si déterminée et en même temps variable selon les réactions particulières, capable d’augmen- | ter les contractions et de modifier le tonus uütérin | et de créer selon les cas le retour au tonus normal où la contracture ait pu donner, selon l’opportuni-. té de son emploi, les résultats les plus différents allant de l’action la plus heureuse aux pires désastres.

C’est ce qui explique toutes les discussions des auteurs dont nous retracerons brièvement l’historique. Æ

Les discussions relatives à l’emploi des extraits

hypophysaires

Dale, nous l'avons vu, découvrit le rôle ocytocique de l'extrait hypophyxaire. Depuis cette époque, le produit fut employé dans les différents pays d’abord avec circonspection, puis peu à peu l'usage se généralise et déjà en 1913 Edgar, dans un article, mettait en garde contre Patmibsne tion intempestive de la pituitrine.

Cest surtout depuis 1921 que nombre d'auteurs sont venus tour à tour apporter des résultats contradictoires.

À cette époque, deux auteurs américains Rucker

A. à STE Es

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et Haskell signalaient les méfaits de l'extrait hypophysaire : mort d'enfant, — contracture, et concluaient à l'abstention complète de son emploi, puis vint le rapport de Le Lorier et Cheinesse qui signalent de 1913 à 1921 de nombreux cas de rupture utérine.

De 1913 à 1921, disent ces auteurs, 53 cas de rupture utérine ont été publiés et dans beaucoup de cas il n’existait aucune contre-indication à l'emploi de l'extrait de lobe postérieur d'hypophyse ». Ils in-

__sistent sur les dangers courus par l'enfant asphyxié,

décollement prématuré du placenta.

A leur tour, Pollak, Win, de Lee, Laurentie (1924) concluent au danger nee la pituitrine en obstétrique.

Cependant, danies COMENT sisnalaient des

= faits contradictoires. Pouliot, Beuttner, Harrisson,

he à publier des résultats favorables.

C’est alors que Mundell, dans une remarquable monographie, entreprit d'étudier les cas de rupture utérine un par un et montra que dans nombre de cas il existait des contre-indications. Injection faite dès le début du travail ou manœuvres intrautérines faites après avoir injecté de la pituitrine. Harrisson conclut dans le même sens, ainsi que Pouliot, qui reprend la critique des observations publiées. Enfin, Chatillon, en Suisse, fait une enquête auprès des différents auteurs en France et à l'Etranger (1924) dont il publie les conclusions

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