‹ De l'extrait hypophysaire ocytocique: Et en particulier de l'association de la pituitrine et de l'anesthésie au chloro-kélène au cours de l'accouchement normalChapitre 10 sur 28 · POS · texte numérisé non relu

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« L’extrait hypophysaire n’est dangercux que s’il

est employé de façon inconsidérée, sans tenir compte des contre-indications qu'il rappelle et que. nous discuterons ultérieurement.

Mais, tandis que les cliniciens s’appliquaient à déterminer les conditions de l'emploi de Phypophyse, une autre question se posait concernant la valeur de la pituitrine employée et que les biologistes s’appliquaient à résoudre.

: Qu'injectait-on en administrant autrefois des extraits hypophysaires ? Etait-ce un produit dosé dont une quantité donnée produisait, à quelque varialion près, des résultats identiques ou s’agissait-il d’une substance d'action vériable ?.

L'ancienne pituitrine avait en réalité dé grandes variabilités d'action. Rene

Smith et Closky, aux Etats-Unis, trouvent que les produits employés variant quant à l'activité dans les proportions de 1 à 7.

En Angleterre Burn et Bale, enregistrent des variations de 1 à 80 ; Eredenlenburg et Hyrans, de 1 à 800 et même de 1 à 500.

Variations en rapport avec les procédés d’extraction, avec le degré de noue des organes emplovés de telle sorte que la teneur en produit actif du quart ou du demi-lobe ét&ieht si variable qu'elle n'avait aucune signification pour le clinicien. Il fallait de toute nécessité une commune mesure, une unité pour mesurer l'efficacité des extraits et celle-ci devait traduire ‘une action physiologique

déterminée.

1520 nn

Cette question ainsi que la mise au point des procédés de dosages fut l’objet de deux conférences réunies en 1925 à Edimbourg puis à Genève.

Quels étaient les procédés de dosage de l’ancienne pituitrine ?

Tredenlenberg et Borgmann recherchaient pour doser leurs produits la quantité d'Histamine nécessaire à obtenir les mêmes résultats sur la fibre utérine. La méthode donnait des résultats variables et ceci était dû en partie au liquide dans lequel étaient immergés les organes en expérience. La teneur en potassium et en calcium différente dans les divers milieux était toujours susceptible de modiñer la contractilité de l'organe.

Plus tard, on dosa également l'extrait de lobe

postérieur d’hypophyse en tenant compte de son action mélanophorique sur la grenouille.

. On obtient ainsi des produits variables dont l'activité changeait selon les modes d'extraction différents eux-mêmes et qui, de plus, ne correspondaient pas à un nombre quelconque d'unités biologiques. Il n'y avait pas de standarisation.

Standarisation de la pituitrine actuellement employée

Le standard actuellement employé est un, standard anglais (Smith et Closky). C'est une poudre préparés en partant des lobes frais de la glande pi-

tuitaire du bœuf, dont on extrait les principes actifs avec de l’acétone. On dessèche ensuite le produit obtenu. Son action a été vérifiée vis-à-vis d’un standard initial préparé par le professeur Voegtlin de Washington, conformément aux décisions de la conférence de biologie de Genève (1925). L'activité de cinq milligramimes de la poudre est égale à une unité internationale.

Mais le produit obtenu est une poudre très hygroscopique, instable qu'il est par sureroît très difcile de sé procurer en grande quantité, aussi emploie-t-on, au collège de France dans le laboratoire de physiologie dirigée par le professeur Hallion, une poudre de préparation française dosée par rapport au standard anglais et 4 fois moins active dont la dilution sert d’étalon pour les dosages.

Le procédé actuel du dosage de la pituitrine

. Ge sont les travaux de Dale, Bourne, Burn, Blanchard, Penau, Simonnet, Sawasaki, Heymans, qui ont mis au point les procédés de dosage, l’appareillage actuellement employé.

La méthode utilisée est celle de Burn et Dale.

Elle a pour principe de vérifier l’action du produit à étudier vis-à-vis d’un fragment d'utérus et de la comparer à l’action obtenue par un produit étalon dont on connaît la teneur en unités physiolo-

giques.

L'ORGANE EN EXPÉRIENCE est une corne utérine de cobaye que l’on prélève sur l’animal tué au moment du dosage en ayant soin d'agir rapidement pour éviter toute dessication et assez doucement pour ne faire subir aucun tiraillement. On se sert de préférence de cobayes jeunes et impubères, chez lesquelles l'ovaire n’est pas encore entré en fonctionnement pesant entre 250 et 300 grammes.

.. LE LIQUIDE dans lequel est immergé le fragment est du liquide de Locke préparé extemporanement avec de l’eau bi-distillée.

LA SOLUTION A TITRER provient de la macération de deux décigrammes de poudre équivalant à un gramme de lobe frais d'hypophyse de bœuf.

On laisse macérer la poudre pendant une heure avec 4o centimètres cubes d’eau distillée puis on ajoute > millimètres cubes d'acide acétique N/r0, on plonge ensuite dans un bain-marie bouillant, pendant dix minutes.

La solution ainsi obtenue est au quarantième. C'est à partir de cette dilution que l’on prépare les dilutions successives à expérimenter.

L'APPAREILLAGE. — Le fragment d’utérus, est plongé dans une éprouvetite et tendu au moyen d'un dispositif spécial. L’éprouvette contient du liquide de Locke à 39° où vient barboter de loxygène ou de l'air ayant passé à travers du bicarbonate de soude. Elle plonge dans une cuve de verre

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