‹ De l'héliothérapie: Applications médico-chirurgicalesChapitre 10 sur 11 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Nous avons entendu si souvent M. le professeur Poncet vanter à sa clinique les heureux effets de l’héliothérapie locale ou le bain de soleil dans toutes les tuberculoses, e& en particulier dans les tuberculoses osseuses et articulaires, qu’il nous à paru intéressant de rechercher ce qui avait été dit ou écrit dans cet ordre d'idées, et de préciser l'emploi, le mode d’action de cette médication.

Il résulte de nos investigations que l'héliothérapie a été maintes fois conseillée et employée d’une facon plus ou moins irrégulière dans beaucoup de lésions comme le rhumatisme, la goutte, le rachitisme, la scrofule, etc.

Des travaux précis sur ce sujet font défaut et, quant aux observations probantes, elles sont tellement écourtées que l’on ne saurait en tirer un parti vraiment utile.

Un fait n’en ressort pas moins : c’est Paction bienfaisante, curative, des rayons solaires sur les tuber-

euloses articulaires, ainsi que l’a du reste bien montré un élève de M. le professeur Poncet, le docteur Millioz, dans sa thèse : de l'Héliothérapie locale comme traitement des luberculoses articulaires.

L'exposition à la lumière solaire doit être chaque jour prolongée autant que possible, et si elle est bien supportée, elle doit être directe, c'est-à-dire sans interposilion d'un voile léger, par exemple, entre lesrayons du soleil el la région malade. Ce traitement doit être systémaliquement poursuivisans rejeter l'emploi d’autres moyens locaux el généraux complémentaires de celle médication. Il doit, dans tous les cas, pour les tuberculoses articulaires des membres, par exemple, être substitué complètement, d’après M. le professeur Poncet, à l'immobilisation prolongée, réalisée par les divers appareils inamovibles : bandages ouato-silicatés et autres qui, emprisonnant les Lissus dans lobscurilé, ne peuvent que favoriser les lésions bacillaires locales, qui ne font qu'accentuer le ralentissement de la nutrition et favoriser ainsi le développement de ces lésions.

' Le President de la Thèse, PONCET.

NAT P'le Doyen, lAssesseur, LACASSAGNE.

Page 1