RES PS
doutes à cet égard, nous avons fait plusieurs expériences, en nous servant des résultats obtenus précédemment avec là solution violette d’iode dans le chloroforme. Nous avons établi dans le compresseur une cireulation de chloroforme iodé à 1 °, à laide de deux flacons tubulés à la partie inférieure et reliés aux compresseurs par des tubes de caoutchouc suffisamment longs. La circulation était obtenue en élevant un des vases contenant trois litres de chloroforme iodé à 1 m. 20 au dessus du compresseur, pendant qu'un autre vase de même capacité était placé en bas sur le sol, dans une terrine où circulait de l'eau froide de la ville. Dans une première expérience, la peau de l'avantbras à été appliquée contre le compresseur où circulait la solution d'iode pendant une minute; le temps était mesuré à l’aide d’un chronomètre.
« Deux sujets ont été soumis -à cette même exposition de l'arc électrique. On avait constaté à laide d’un papier photographique qu'il ne passait à travers le compresseur aucune radiation chimique, le papier n'étant pas impressionné après cinq minutes.
« Aucun érythème ne put être constaté, ni sur l'un, ni sur l’autre sujet.
« Dans une deuxième expérience faite deux jours après sur les mêmes sujets etendes régions différentes de l’avant-bras, l'exposition aux radiations calorifiques, qui seules pouvaient traverser la solution diode
circulant dans le compresseur dura pendant trois minutes. On ne constata pas plus que dans la première expérience, aucune sensation de chaleur au niveau
de la peau appliquée contre le compresseur. Il ne se forma pas non plus le moindre érythème.
« Enfin, dans une troisième expérience. la durée d'exposition fut portée à quatre minutes; dans ces conditions, avec la circulation d’eau dans le compresseur, la brülure esttellement prononcée que l'érythème est remplacé par la vésicalion. Or, avec là circulation de la dissolution d'iode chloroformique, il ne s’est manifesté aucune rnodificalion de La peau et M. Bordier conclut en disant que :
« Ces expériences permettent d'affirmer que l'action de l'arc électrique sur les tissus dans l'appareil photothérapique de MM. Lortet et Genoud est due seulement aux radiations actiniques de petite longueur d'onde et que l’érythème ou la vésication constatée sur les tissus appliqués contre le compresseur ne sont, en aucune facon, le résultat des rayons calorifiques, comme on aurait pu le supposer «a priori.»
Mais en dehors de l’action de la chaleur lumineuse du soleil, on à utilisé en thérapeutique certaines des radiations qui la constituent. Il est facile d'éliminer soit les ravons calorifiques, soit les rayons lumineux, soit les rayons chimiques, et d’avoir des effets différents suivant qu'on emploie (elles ou telles autres radiations. C'est sur ce principe que sont basés le traitement de certains malades. En particulier le traitement de la variole par Finsen.
Aussi on à remarqué que les rayons chimiques ont la propriété d'exercer une action calmante sur le système nerveux. Les rayons jaunes et les rayons rouges auraient au contraire une action excitatrice.
AV ReE
Ruffegeau raconte que sur à peu près vingt personnes, un séjour de plus d'une heure dans une chambre éclairée à la lumière violette, avait eu pour effet de calmer le système nerveux, tandis que la lumière rouge avait eu au contraire un effet d’excitation.
On pourrait parler aussi du travail de Poey sur l'Influence de la lumière violette sur la croissance. Mais il nous semble qu'il est bien nettement établi que chacune des radiations a une action particulière. Malheureusement, toutes ces diverses actions n’ont pas encore été nettement dissociées au point de vue de leurs effets respectifs, et la thérapeutique aura fait un grand pas le jour où on pourra les utiliser, chacune étant prise à part.
CHAPIFRE IT
Héliothérapie Des divers procédés. Mécanisme de son action
C'estàAÀ.Rikli que revientlemérite d'avoir faitentrer les bains de lumière et d'air dans un véritable domaine pratique, en fondant à Veldes un institut en vue de la cure ätmosphérique, et on peut proclamer que Rikli est le fondateur d’une nouvelle branche thérapeutique
A Veldes, l'institut comprend le parc de Rolandshain, d'un hectare de superficie, destiné aux personnes de constitution faible ; un deuxième pare situé à une demiheure de distance du premier, à 4 hectares et demi d'étendue et est situé sur une hauteur, d'où l’on découvre un splendide panorama. À côté de ce dernier sont trois autres parcs, dont l’un est réservé aux femmes.
Tous ces pares sont suffisamment ombragés. Ils sont
plantés d'arbres sur un tiers où un quart de leur étendue, et les malades viennent s’abriter quand le soleil est trop chaud.
Le malade doit être pieds nus pour prendre son bain air et de lumière. On lui fait au préalable pendant deux minutesdes frictions froides avec un drap grossier trempé dans l’eau et soigneusement exprimé.
Pour ce qui est du bain de soleil, Rikli en distingue deux sortes : le bain de soleil naturel, dans lequel le malade se tient droit et tout nu au soleil, et le bain de soleil thérapeutique que l’on prend soit en faisant converger les rayons de soleil vers un point donné par des moyens spéciaux, soit en s’exposant tout nu dans la position couchée aux rayons solaires.
On à remarqué que les résultats sont plus favorables quand la galerie des bains de soleil à un parquet oblique de l’est à l’ouest, avec une inclinaison de 8 ou 9 degrés. Les murs doivent être perpendiculaires et avoir une hauteur d'au moins ? m. 50. Lalargeur de la galerie doit être d'au moins 3 m. 50 pour une seule série de malades. Pour préserver les personnes sujettes aux congestions cérébrales, une véranda de 1 mètre de largeur est installée sur le mur exposé à l'est, de facon à prémunir la tête du malade contre la chaleur.
Au cours de l'été, les bains de soleil sont pris entre 10 heures du matin et 3 heures du soir. Pour le choix de l'heure et la durée du bain, il est tenu compte de la réceptivité du malade. On garantit le sujet contre le vent, on lui protège la tête contre les rayons du soleil, et les diverses parties du corps sont successivement
exposées au soleil, jusqu'à ce que se produise une forte sudation. Les sujets forts supportent le bain de soleil pendant plus d'une heure; les sujets faibles où peu habitués doivent d'abord S'exposer seulement pendant 15 à 30 minutes au bain direct.
Finsen dans un article de Za Sernaïne Medicale du 21 décembre 1897, intitulé : « Traitement dulupus vulgaire par les rayons chimiques concentrés », expose que comme leseffets bactéricides delalumiere ne se produisent que très lentement, il est nécessaire de la concentrer. Pour lui «le soleil constitue assurément le meilleur foyer lumineux, mais comme on ne l'a pas toujours à sa disposition, on est obligé d'avoir aussi recours à la lumière artificielle. > L'appareil que Finsen emploie pour concentrer lalumiere solaire consiste «en une lentille plan convexe creuse,de 20 à 40 centimètres de diamètre, remplie d'une solution ammoniacale de sulfate de cuivre, et montée sur un support métallique en forme de fourche, permettant d'imprimer au verre des mouvements autour d'un axe vertical et d'un axe horizontal, et de Félever ou de l'abaisser à volonté. »
Finsen à traité par ce procéde un nombre demalades déjà considérable. Dans les premiers temps, il appliquait uniquement la lumiere : plus tard, il aajouté dans certains ças l'action d'un pansement à l'acide prrogallique pour donner de la souplesse aux téguments, et rendre plus facile la pénétration des rayons chimiques. Les photographies que l'on peut voir montrent des résultats tres satisfaisants. Des malformations graves, des altérationséltenduessont guéries avec des cicatrices peu visibles et les récidives sont {rès rares.