INTRODUCTION
Le sujet de celte thèse inaugurale n’est certes pas nouveau, l’hémarthrose a élé maintes fois décrite, et si nous nous proposons de l’étudier encore c’est à l'effet de revenir sur quelques points qui n'ont peut-être pas été jusqu'ici assez mis en lumière, et que des recherches ultérieures viendront sans doute élucider complètement.
Nous ne ferons pas l'historique de l’hémarthrose, cela nous entraînerait {rop loin ; nous aurons du reste l’occasion d’en parler à propos du traitement et nous exposons à la fin de notre thèse la liste des mémoires parus sur Ja question que nous avons consultés et mis à profit. Contentons-nous de citer au premier plan les thèses de Thévenot (1866) Guedeney (1876), Piéchaud (1880), Lacronique (4881), Huchard (1881), Bosset (1884), qui ont eu surtout en vue le traitement de l’hémarthrose : l'importantmémoire de M. Segond (Progrès médical, 1879) mérite une mention spéciale pour la précision avec laquelle il à élucidé la pathogénie
LRQ desépanchementssanguins traumatiquesdu genou. Signalons encore les recherches de Riedel en Allemagne, de Ch. Nélaton et Brasse en France, sur la façon dont se comporte le sang épanché dans les articulations, enfin il a paru récemment dans le Bulletin médical une clinique documentée, très intéressante de M. Delbet qui semble mettre nettement la question au point, clinique à laquelle nous n'avons pas craint de faire de nombreux emprunts.
L’hémarthrose est un épanchement de sang dans une articulation. On peut l’observer dans diverses articulations, mais de toutes, la plus fréquemment alteinte est l'articulation du genou. Nous verrons plus tard, quand nous étudierons la pathogénie de l’affection, les raisons d’être de cette prédilection. C’estl’hémarthrose du genou que nous prendrons ici comme lype de description.