ET:OLOGIE
L'hémarthrose étant, dans la très grande majorilé, pour ne pas dire la généralité dés cas, une affection de cause traumatique, s'observe de préférence à l’âge adulle, ch:z les jeunes gens, chez les hommes adonnés aux travaux pén‘bles. C’est dire qu'elle se rencontre rarement chez la femme.
Sa fréquence est assez grande, mais nous devons, pourJ’apprécier, distinguer entre les cas où l’hémarthrose conslilue à elle seule toute l’affecion, et les cas où elle accompagne un traumatisme gravequi prend alors la première place.
Ainsi les fractures de la rotule constamment, les fractures du fémur el du tibia (diaphyse ou extlrémité articulaire) très souvent, s'accompagnent d’une hémarthrose plus ou moins considérabie.
Ce n'est pas cette variélé d'épanchements que nous avons en vue ici, malgré l'importance qu'ils présentent ullérieurement pour les fonctions du
membre, ils ne tiennent qu'une place secondaire R, 2
RER ns dans le tableau symptomatique offert par le malade. Si nous défalquons de l’ensemble des hémarthroses du genou toutes celles qui sont dues à des fractures de la rotule ou des os voisins, nous voyons dès lors la fréquence de L’affeclion diminuer notablement.
Quelles en sont les causes ordinaires ? Ce sont des chutes, chute sur les pieds ou chute sur le genou, quelquefois, mais plus rarement, des chocs directs. Dans notre observation IX nous relatons un bel exemple de ce traumatisme direct occasionné par le sabot d’un cheval emporté.
Dans les cas de chute surles pieds ou de chute sur lesgenoux, oninvoque une sorte d’entorse du genou pour expliquer l’hémorrhagie intra-articulaire ; dans les cas de violence directe, on admet la production d’une contusion locale plus ou moins considérable. Il est bien entendu que nous ne parlons pas ici des hémarthroses liéesà des fractures d'os, de la rotule dont elles sont le complément obligé, ou de fractures des extrémités articulaires du fémuret du tibia, voire même de la diaphyse fémorale. se
Revenons aux hémarthroses simples non précédées de fracture des os voisins: quel est leur mode de production, quelle est l'origine du sang qu'elles renferment ? ;
Dans les cas, de beaucoup les moins fréquents, on peut même les dire très rares, où l’hémarthrose a succédé à un chocdirect, le mécanisme de Ja con-