Loc. cit., p. 69o
2. Bulletin de la Société médicale des hôpitaux de Paris, Fév. 1858.
malade reste exposé à des dangers de tout genre que nous avons déjà signalés.
Les phénomènes de début, quand l’épanchement sanguin est brusque et abondant, entraînent parfois une mort rapide ; mais ces symptômes alarmants appartiennent plutôt à l’hémorrhagie interne qu’à l’hématocèle. Pour quelques auteurs cependant, ils en constituent la première période, et, à ce titre, ils doivent être au moins signalés. La perte sanguine d’une part, d’autre part et surtout l’invasion brusque d’une quantité notable de sang dans la cavité péritonéale, constituent les deux grands dangers de cette première période.
Si la péritonite n’entraîne pas la mort de la malade, pendant longtemps on doit redouter des phénomènes inflammatoires localisés dans telle ou telle partie de la poche et pouvant déterminer l’ouverture artificielle. Ces perforations sont d’autant plus à redouter que le volume de la tumeur est plus considérable, qu’elle paraît rester liquide, et surtout qu’à chaque période menstruelle ses dimensions augmentent, en même temps qu’elle devient douloureuse. Nous avons vu à quels dangers exposait l’ouverture extérieure, puisque la suppuration ou la putréfaction de la tumeur pouvaient en être la conséquence, avec leur cortège d’accidents péritonéaux et septicémiques.
Ces accidents si graves, mais heureusement rares, ne sont point les seuls qui assombrissent le pronostic de l’hématocèle. Elle peut entraîner des conséquences fâcheuses et à longue échéance : la stérilité provenant d’adhérences de l’ovaire, d’oblitérations des trompes, les déviations utérines, enfin tous les accidents de la péri-métrite. On a cité des cas et nous-même en rapportons, où la tumeur avait disparu complètement et ne semblait avoir laissé aucune trace de son existence. Breslau 1 a rapporté une observation où, deux mois après la guérison d’une