OBSERVATION XVII
(Due à l'obligeance de M. le professeur GAYET).
Diagnostic. — CIRRHOSE HYPERTROPHIQUE BILIAIRE ; CRISES HYSTÉRIQUES. SANS STIGMATES PERMANENTS (Fail par M. le docteur BOUVERET). HÉMÉRALOPIE.
J..., 35 ans, entré à la clinique le 16 décembre. Pas d'affection oculaire antérieure ; pas d’éthylisme ; crises nerveuses. Depuis trois mois, trouble de la vue progressif ; phénomènes d'irisation ; pas de douleur oculaire, ni péri-orbitaire.
Examen : foie gros, uniformément développé, dur, douloureux ; pas de circulation col'atéraie. Hypertrophie splénique. Au cœur, léger souffle systolique de la pointe. Urines renfermant des pigments, des urates, de l’albumine.
Yeux : Acuité O0. D, =2/3, 0.G.—=1/2 ; champ visuel rétréci, surtout pour l'œil gauche, cécilé nocturne.
24 décembre : Héméralopie a diminué ; le malade voit beaucoup mieux le soir. Le champ visuel s'est agrandi, sans être encore normal.
OBSERVATION XIX (Due à l'obligeance de M. le professeur GAYET.) R. J..., mécanicien, 6! ans, Clinique. Séjour en Afrique, il
y à 90 ans el malaria. Ethylisme, syphilis probable. I1y a huit ans, ictère suite de colique hépalique. Premier accès d'héméra-
— 81 — 4 lopie, il y a deux ans avec accès paludéen, cessalion sans trailement. Il ya deux mois, diarrhée ; lemêmesoir,obscurcissement de la vue, cécité au soleil couchant avec sensation de gravier ; douleurs oculaires et péri-orbitaires. Amélioration passagère, puis aggravation de l'héméralopie. ;
Actuellement : le malade n'y voit plus, dès qu'il n'y a pas de lumière naturelle ; vision légèrement meilleure de l'œil gauche.
Extérieurement : rien à l'æii ; tonus normal ; légère opacification des fibres cristalliniennes périphériques, 0. D. acuité qualiquative ; O. G., acuité = 1/5 ; à l’ophtalmoscope = 0. D.; pupille légèrement floue à la partie externe, blanche à la partie interne.
Distingue les couleurs : hésitation pour le bleu. Champ visuel presque punctiforme pour 0. D., très rétréci pour 0, G.
Ürine sans sucre ni albumine.
OBSERVATION XX (Résumée.)
ZAMMERMANN (de Baltimore) (Rec. Opht., 1884).
Famille installée dans un terrain bas, près d’un canal de dérivation. Père prit le typhus, les enfants, la fièvre intermittente et quatre d’entre eux deviennent héméralopes. Pas de lésion visible de l’œil. Le sulfate de quinine fait disparaître la fièvre ; le trouble oculaire résiste, changement de résidence, habitation sur une hauteur. L'héméralopie disparaît en quinze jours.
OBSERVATION XXI (Résumée.) Fonran (Recueil d'Ophtalmologie, 1882).
P...,49 ans, matelot. Dysenterie récente, accès de fièvre en Cochinchine, rate grosse. En 1879, cécité nocturne brusque (c’est la troisième atteinte d'héméralopie ; les deux précédentes
USERS -guéries sans traitement). A l'examen extérieur: dilatation
pupillaire. A l'ophtalmoscope: œdème de la papille, rétrécissement des artères. Traitement: huile de foie de morue, qui-
nine ; guérison.
OBSERVATION XXII (Résumée.) Fonran (Recueil d'Ophtalmologie, 1882).
F...,29 ans, matelot. Impaludisme avec accès dans son pays; rate grosse. En juillet 1879, héméralopie datant d'un mois. Vision diurne nette, pupilles agrandies. OEdème péripapillaire. Traité par l'huile de foie de morue et le quinquina. Guérison.
OBSERVATION XXII (Résumée.)
FonNTAN (Recueil d’'Ophtalma)logie, 1882).
G..., 25 ans, artilleur ; deux ans en Guyane; pas de fièvre intermittente, pas d'autre diathèse, pas de syphilis; anémie marquée.
Deux atteintes antérieures d'héméralopie, 20 mai 1879 ; cécité nocturne complète. Globes oculaires saillants ; myopie légère ; pupilles dilatées, peu sensibles à la lumière; amplitude d’accommodation diminuée. Dyschromatopsie : violet, vert, bleus vus rouges sur fond blanc, normaux sur fond noir; rouge et jaune normaux ; Champ visuel intact. É
OBSERVATION XXIV (Due à l'obligeance de M. le professeur GAYET.)
Diagnostic. — AMBLYOPIE ALCOOLIQUE (?)
M..., 55 ans, chauffeur. Clinique (janvier 1890). Séjour aux colonies, paludisme, éthylisme. Première atteinte d'héméra-
ei eee
lopie, il y à {rente ans. Depuis deux ans, la vue a sensiblement baissé, surtout de l’œil gauche.
Acluelle:nent : légère teinte subictérique de la conjonctive, rien à la cornée ; pupilles contractiles; cristallin un peu trouble. - À l'ophtalmoscope: papille légèrement atrophiée; champ visuel rétréci, suffusion séreuse péri-papillaire, artères fines ; pas d'hémorrhagies ni tachrs pigmentaires. Amélioration par
le quinquina, le fer, l'éserine, puis, enfin, guérison.
OBSERVATION XXV (Résumée.)
LiéGrois (Revue Médicale de l'Est, 1889).
T..., 13 ans, bonne santé habiluelle. Habite maison humide, près d'eau stagnarte; mal nourri.
- Consulle le 16 mai 1889. Héméralopie depuis trois mois.
Pupilles légèrement dilatées et paresseuses; pas de céphalée, pas de douleur.
Guérison en moins d’un mois par les seules fumigations de fiel de bœuf.
OBSERVATION XXVI (Résumée.)
Guérin fils (Recueil d'Onhtalmologie, 1858).
R..., 25 ans, marin; bonne santé. Revenait de l'Inde, q'iand, aux îles du Cap Vert, il fut atteint d'héméralopie subite. Pas de traitement pendant deux mois. Pas d’embarras gastrique, pas d'atfection oculaire. Vision abolie à la lumière artificielle, moindre à la lumière du jour, mais lecture possible.
Pupilles dilatées, peu sensibles à Ja lumière.
A l'ophlalmoscope : rétine congestionnée ; phosphènes perçu faiblement, milieux normaux. Traitement par ventouses scarifiies
Di Pre . Dans lintervalle, embarras gastrique, suite d’ingestion de coquillages, administration de purgatifs; amélioration, puis
guérison.
OBSERVATION XXVII Guepin fils (Recueil d'Ophtalmologie, 1858).
G..., matelot, 50 ans, bonne constitution. Héméralopie subite au cap de Bonne-Espérance. Seul affecté à bord. Mêmes signes que dans la précédente observation, mais troubles cristalloïdien central. Même traitement. Guérison de l’héméralopie; amélioration du trouble cristalloïdien.
OBSERVATION XX VIII (Résumée.)
Doumic (Bulletin de Thérapeutique, 1858).
En août 1856, matelot, sur côtes d'Egypte, pris brusquement, d'héméralopie pendant son quart de nuit. Le lendemain matin vue normale. A l'examen : pupilles dilatées, paresseuses; faciès coloré; langue sale; épigastre douloureux à la pression. Constipation depuis quelques jours; le soir, mêmes signes.
A l’ophtalmoscope: hypérémie rétinienne ; papille normale, choroïde non congestionnée; traité par des sangsues à l'anus, limonade citrique,sulfate de magnésie et émétique.Le cinquième jour, mêmes signes; administration d'un bouillon de veau émétisé amenant sept à huit selles. Vision s'améliore; la diarrhée continue. Guérison le qualorzième jour:
OBSERVATION XXIX (Risumée.) Douuic (Bulletin de Thérapeutique, 1858).