‹ De l'Hémiplégie HystériqueChapitre 13 sur 78 · HR TE · texte numérisé non relu

HR TE

rapporter ces observations qui ont plus trait à l'hystérie en général qu’à l’hémiplégie en particulier.

Nous dirons cependant quelques mots de

l'æœdème hystérique qui se voit quelquefois dans ces paralysies. à

Déjà en 1799, Sydenham (AVignon, An VII

avait constaté chez les hystériques un œdème blanc et dur qu’il décrit ainsi :

« L'affection hystérique ne se prend pas seulement à toutes les parties internes ; elle attaque aussi quelquefois les parties externes, les muscles, savoir : les mâchoires, les épaules, les mains, les cuisses, les jambes : elle y cause tantôt une douleur, tantôt un enflure, dont celle des jambes est la plus remarquable. On peut toujours observer deux choses dans l’enflure des hydropiques, c'est qu’elle est plus considérable le soir et que, lorsqu'on la presse fortement avec le doigt l'impression y reste comme dans de la cire molle. Au contraire, l’enflure des personnes hystériques est plus grande le matin et quand on la presse avec le doigt il ne reste aucune marque. Le plus souvent aussi l’enflure n'existe qu'à une des deux jambes. Du reste elle ressemble tellement à celle des hydropiques, soit par sa grandeur, soit par sa superficie, qu'on à de la peine à persuader aux personnes malades qu'elles ne sont pas hydropiques. »

LÉ er

Plus récemment, sans rien ajouter à la descripüon de Sydenham, Fabre de Marseille, 1883, et Weir Mitchell (The am. Journ. of. med. sc., t. 88, p. 94, 1889) signalent aussi des troubles trophiques analogues.

Charcot (dans les Cliniques desmaladies du système nerveux publiées par Guinon, 1892) rapporte un œdème bleu de la main qu'il a observé deux fois. Cet œdème était cumbiné à une contracture du poignet et des doigts chezune jeune fille de 21 ans et chez un homme de 46 ans.

Comme dans l’œdème blanc de Sydenham, le doigt ne laisse pas d’empreinte. La coloration de la peau est violacée et presque noire. Charcot reproduit un œdème bleu absolument identique au précédent chez une grande hypnotique par suggestion somnambulique.

Nous venons de voir quel’hémiplégie hystérique pouvait, durant une évolution anomale, se compliquer de contractures et de troubles trophiques. Disons aussi qu'on à vu survenir pendant le cours de l’hémiplégie une hémichorée qui à pu, comme on va le constater dans le cas suivant, donner lieu à une erreur de diagnostic. — Au moment de l'apparition des mouvements choreïques MM. Charcot et Debove avaient fait le diagnostic de chorée posthémplégique après lésion du 1/3 postérieur de la capsule interne par ramollissement.

tan es

Page 1