‹ De l'Hémiplégie HystériqueChapitre 14 sur 78 · OBSERVATION VII · texte numérisé non relu

OBSERVATION VII

DEBove (Société médicale des Hôpitaux, 1879)

Desfontaines, femme de 63 ans.

A trois attaques en un an :

La première, perte de connaissance de 2 heures,suivie d’aphasie pendant une demi-heure.

La deuxième, simple éblouissement suivi d’un tremblement choréiforme des deux membres du côté droit avec parésie et contracture, hémianesthésie sensitivo-sensorielle du même côté; — transfert.

La troisième, perte de connaissance dure quelques heures, aphasie pendant huit jours, hémiplégie et hémianesthésie, puis hémichorée et contracture ; tous ces phénomènes disparaissent encore par aimantation; mais légère rechute avec retour du tremblement et de la contracture des membres inférieurs. Guérit encore par l’aimant.

2° DÉBUTS DE L’HÉMIPLÉGIE HYSTÉRIQUE. — Nous avons étudié comment évolue l’hémiplégie hystérique, nous allons voir maintenant voir comment elle débute.

L'hémiplégie hystérique a deux façons de débuter : elle s’installe progressivement, lentement, d’une manière insidieuse, ou bien son envahissement est brusque, instantané même.

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I est difficile de dire si la première forme de début est plus fréquente que la seconde.

Nous avons lu également beaucoup de cas à début lent, beaucoup aussi à début brusque.

L'observation (XLIX), de Tournant, nous offre un bel exemple d’hémiplécie à début lent. Le sujet en question très nerveux manque à se noyer. On le retire de l’eau ; il a perdu connaissance. Quand il revient à lui, il a eu un léger engourdissement du côté droit. Peu à peu cet engourdissement augmente, il à maintenant une hémiparésie prononcée, trois jours après seulement l’hémiplégle est complète.

L'observation (XX XI) est analogue : un ouvrier reçoit un choc violent, malgré ce violent trauma-tisme, il continue son travail et c’est seulement le lendemain qu’il est paralysé de tout le côté droit. Nous verrons à propos de l'étiologie comment il faut expliquer l’invasion de ces paralysies.

Le début apoplectique de l’hémiplégie hystérique est intéressant à bien des points de vue et avant tout parce qu'il importe de diagnostiquer juste et de ne pas attribuer à une lésion organique ce qui est le fait de la névrose.

L'idée d’apoplexie hystérique, comprise comme elle l’est aujourd’hui n’entraîne plus avec elle celle de lésion matérielle, Il faut la prendre comme la définit Boerhaave : Apoplexia dicitur adesse quandorepente aclio quinque sensuum exlernorum,

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tum internorum, omnesque motus voluntari abolentur, superstite pulsu \plerumque jorti et respiratione difficili, magna stertente, una cum wmagine profundi perpetuique somni.

M. Achard donne encore au mot apoplexie (Arch. de Médec. 1887) une extension plus grande. Pour cet auteur, le syndrôme clinique nécessaire et suffisant pour qu’il y ait apoplexie consiste dans l'apparition brusque des phénomènes paralytiques, la perte de connaissance étant complète, étant légère ou pouvant manquer.

On ne peut mieux décrire l’apoplexie hystérique qu’en en donnant quelques exemples :

Dumontpallier cite le cas d’un individu chez lequel l’ictus est survenu sans prodrôme. Il tombe tout à coup au milieu de la rue sans connaissance et sans mouvement. Au moment de l'attaque, au dire de ses camarades qui étaient présents, sa face est devenue subitement rouge et bleue; c’est là tous les renseignements que recueille Dumontpallier. Nous rapporterons à propos des troubles musculaires de la face cetteobservation{Ob.X XIV).

On a observé beaucoup de faits analogues, en voici encore quelques-uns que nous résumons :

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