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complique de raideur et de contracture des membres dus à la sclérose descendante des faisceaux moteurs volontaires.
Jamais ou presque jamais (nous avons cité une exception Obs. VI), l’hémiplègie hystérique ne devient spasmodique. Elle l’est d'emblée ou elle ne l’est pas.
Charcot fait remarquer (Clin. des mal. du système nerveux, page 363), la démarche toute spéciale des hystériques hémiplégiques, démarche qu'il appelle elcopode (de sx* traîner) par opposition à la démarche élicopode (de «2:55 tourner) qu'on observe dans les cas d’hémiplégie organique.
La paralysie hystérique, restant flasque, le malade traîne la jambe. La paralysie organique, au contraire, s’accompagne de contracture ; le malade ne pouvant pas lever la jambe, est obligé, pour lui faire quitter le sol, de lui faire décrire un demi-cercle.
C’est Tood qui, le premier, a bien décrit cette démarche spéciale aux hémiplégiques hystériques. Aussi Charcot l’a-t-1l appelée démarche de Tood.
On s’attendrait à ce que les réflexes tendineux donnassent quelques indications précieuses pour le diagnostic. On les à vus, dans les cas d'hémiplégie cérébrale, exagérés ou abolis, suivant que l’action frénatrice du cerveau sur les cellules nerveuses de la moëlle est elle-même détruite ou, au
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contraire, conservée. L’inconstance de leur manière d’être dans l’hémiplégie hystérique n’est pas moins grande, ils sont souvent normaux souvent exagérés parfois abolis. Donc, les signes qu’on peut tirer de la présence ou de l’absence du réflexe rotulien ou de la trépidation épileptoïde n’ont que peu de valeur diagnostique (1).
L’atrophie musculaire, au contraire, est presque pathognomonique d’une lésion organique.
Nous avons dit plus haut qu’elle était absolument exceptionnelle dans l’hystérie. À peine la science en connaît-elle quelques exemples.
Mais de tous les signes, ceux qui éclairent avec le plus de vivacité l'observateur dans la recherche de la nature de l’affection paralytique sont ceux que l’on tire des troubles sensitivo-sensoriels.
Dans presque toutes les observations que nous avons relatées, nous lisons hémiplégie droite ou gauche et du même côté hémianesthésie.
Un pareil syndrome est bien rare dans l’hémiplégie de cause organique. Il faut pour le réaliser une hémorrbhagie atteignant en entier les deux tiers postérieurs de la capsule interne et envahissant en même temps le territoire de l'artère lenticulostriée et celui de l’artère lenticulo-optique, ou
(1) Certains auteurs insistent sur la dissociation fréquente du réflexe patellaire et du réflexe plantaire dans l’hystérie ; ce dernier persiste parfois alors que l’autre peut manquer.
bien un ramollissement étendu de la substance corticale qui intéresse à la fois la zône motrice et le lobe occipital.
Si l’anesthésie est rare dans l’hémiplégie d’origine organique, les troubles sensoriels le sont encore davantage. Cependant Charcot à rencontré dans l’hémorrhagie vulgaire une anesthésie cutanée et sensorielle même avec rétrécissement du champ visuel des deux côtés comme dans l’hystérie. L’hémorrhagie siégeait alors dans la partie postérieure de la capsule interne, en ce point que Charcot à appelé le carrefour sensitif.
Ainsi, la présence d’anesthésie sensitivo-sensorielle, pour être un signe précieux, n’est pas cependant particuliere à la paralysie hystérique. Nous avons vu d’ailleurs (Obs. XXXVT) un hémiplégique hystérique qui n’avait de trouble ni de la sensibilité générale, ni de la sensibilité spéciale.
Comme caractère de premier ordre, nous cite- -rons aussi la variabilité d’intensité de l’hémiplégie nerveuse qui présente durant son évolution des hauts et des bas marqués. Nous rappellerons encore la façon curieuse dont elle est modifiée par les esthésiogènes ; la volonté, la suggestion. L'hémiplégie organique, au contraire, à une marche régulière, évoluant lentement vers la guérison ou bien se compliquant de contracture à échéance plus ou moins fixe.
Une guérison brusque enfin à la suite d’une
cause quelconque, émotion, suggestion, séance d’hypnotisme, d’électrisation est seule admissible dans la névrose.
Pour en arriver à recouvrer leurs propriétés motrices, les celulles du cerveau comprimées par l’hémorrhagie doivent se restaurer, et c'est seulement au bout d’un temps plus ou moins long qu'elles peuvent le faire. On ne conçoit pas comment subitement elles pourraient retrouver: leur intégrité première.
De cette étude diagnostique, il découle ceci : c'est que plusieurs signes de valeur caractérisent. d’une part l'hémiplégie hystérique, et d’autre part. l'hémiplégie organique. Mais aucun de ces signes, n’est tellement propre à l'une de ces deux affections qu'on ne puisse le voir dans l’autre. Toutefois, la réunion de plusieurs de ces signes de présomption auront le plus souvent la valeur d’un signe de certitude. C’est aimsi, par exemple, qu'une hémiplégie motrice respectant la face, s’accompagnant de troubles sensitivo-sensoriels du même côté et cela chez un individu nettement entaché de névrose, devra, au prix d'erreurs L'en rares, être rattachée à l’hystérie.