‹ De l'Hémiplégie HystériqueChapitre 56 sur 78 · AGO · texte numérisé non relu

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signes que présente chacune d'elles ne sont pour ou contre que des probabilités.

Nous allons supposer maintenant que l’apoplexie est terminée, que le malade est revenu à lui ou bien qu'il n’a pas eu de perte de connaissance, Nous nous trouvons en présence d’une paralysie à forme hémiplégique dans sa période d'état; à nous de dire si elle est de nature nerveuse, ou si les centres nerveux ont reçu des atteintes matérielles plus ou moins profondes.

Le premier examen à pratiquer est celui du système circulatoire. On sera porté à admettre l’hémorrhagie cérébrale ou la trombose chez un malade dont les artères présentent un athérome bien accusé,

L’éventualité d’une embolie cérébrale avec un cœur sain, exempt de lésion valvulaires et endocarditiques sera également vite rejetée par l'esprit de l'observateur. |

On étudiera ensuite l’état de la motilité, un seul côté du corps est-il atteint? ou bien les deux sont-ils frappés de paralysie en même temps? Il est assez rare de trouver une hémiplégie double causée par une lésion organique. Il est facile à concevoir cependant, et beaucoup d’autopsies en font foi, que des anévrysmes miliaires, siégeant à la fois au niveau de la capsule interne dans l’un et l’autre hémisphère, peuvent amener simultané-

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ment une hémorrhagie dans le cerveau gauche et une dans le cerveau droit.

Nous avons cité plus haut un cas d’hémiplégie double hystérique observée par nous, dans le service de M. le professeur Lépine. De tels faits ne sont pas rares.

Plus fréquemment l’hémiplégie est simple.

Voyons alors quelle est l'étendue de son domaine, et, point capital, la face est-elle ou non respectée par la paralysie. Si oui ! malgré les nombreux cas de paralysie faciale hystérique que nous avons cités plus haut, nous nous souviendrons de la conclusion suivante que nous lisons dans la thèse de Lebreton, Paris, 1868.

« La paralysie faciale est l’exception dans l’hémiplégie hystérique ; nous savons au contraire combien elle est fréquente dans l’apoplexie organique. »

Charcot disait encore, après avoir dans une savante leçon, exposé le cas rapporté par Gilbert- Ballet, que nous citions plus haut (Obs. XXXIT):

« Jusqu'à nouvel ordre donc, en dépit des faits analogues, à celui que je viens de montrer, on doit considérer l’existence de la paralysie faciale chez les hystériques, comme une présomption en faveur de la nature organique de l’hémiplégie.»

Nous avons vu avec quelle fidélité l’hystérie simule dans la paralysie faciale la lésion organique. C’est là, le syndrome de Weber (Obs. XLVIIT),

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là le syndrome de Millard Gubler (Obs. XLIX), ailleurs, la déviation conjuguée de la tête et des yeux (Obs. L).

: Nous avons signalé également un trouble moteur qui prête tout particulièrement à confusion, nous voulons parler de la chute de la paupièresupérieure. Nous avons dit également que ce symptôme peut faire penser à une lésion méningée, surtout chez l'enfant. Dans l’hystérie, 1l s'agit le plus souvent non d’un ptosis vrai, mais d’un ptosis pseudoparalytique dû à un spasme de l’orbiculaire. La contracture n'étant pas toutefois assez marquée et n’allant pas jusqu’au blépharospasme, on peut l’attribuer à la paralysie de l'élévateur.

Les caractères qui permettront de reconnaître ce ptosis pseudo-paralytique et de lui assigner sa vraie cause, sont les suivants :

1° Dés le début on a constaté de la photophobie. Celle-ci à précédé la chute de la paupière Dane rieure ;

2° Le ptosis pseudo-paralytique est le plus souvent incomplet ;

3° Quand on commande au malade d’ouvrir l'œil, il ne le peut, maïs dans certains mouvements et dans l'obscurité, le spasme disparaît ;

4 Charcot signale Pabaissement du sourcil du côté malade dans le ptosis pseudo-paralytique, tandis que dans le ptosis vrai, le sujet cherchant à pârer à la chute de sa paupière par la contraction

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de son frontal, le sourcil du côté sain est plu élevé ; gy

9° Gilles de la Tourette insiste sur linsensibilité complète de la conjonctive et de la paupière dans le ptosis pseudo-paralytique.

Nous avons insisté plus haut sur les troubles moteurs de la musculature externe de l'œil qui se révèlent tantôt par du strabisme interne (Obs. XLVI), tantôt par du strabisme externe (Obs. XLVII), tantôt par une ophtalmoplégie complète (Obs. XLV). Nous ne reviendrons pas sur ces symptômes qui peuvent, dans la mesure la - plus variée, compliquer le diagnostic.

Nous rappelons seulement la rareté des troubles de la musculature interne de l’œil dans l’hystérie -et leur fréquence au contraire dans les cas de lésions organiques.

Que l’hémiplégie attaque la face ou au contraire là respecte, elle présente dans ses autres manifestations des caractères intéressants pour le diagnostic.

L'hémiplégie hystérique est flasque ou bien elle est accompagnée de contracture. Les exemples de l’un et de l’autre mode ne sont pas rares et nous avons eu l’occasion d’en citer plus d’un. On pourrait en dire autant de l’hémiplégie de cause organique; mais cette dernière très fréquemment, au bout de six semaines à deux mois, alors que le faisceau pyramidal a été lésé,' 6e

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