CONCLUSIONS
l° L’hémiplégie hystérique à le plus souvent une individualité clinique bien déterminée 4) par ses symptômes, P) par sa marche.
À Symptômes. - Paralysie le plus souvent flasque, frappant tous les muscles de la moitié du corps, mais respectant la face qui est d'ordinaire atteinte d’hémispasme. Coexistence d’une hémianesthésie sensitivo-sensorielle presque constante. L’hémiplégie motrice et sensitive et le plus souvent modifiée par diverses influences, morales ou physiques : suggestion, sommeil hypnotique, aimant, métaux, électricité, etc.
B Marche. — Début souvent caractéristique.
Marche ultérieure : variabilité, récidives ; la paralysie ne se transforme pas au bout de 6 semaines ou 2 mois en paralysie rigide ;
2° La face fréquemment atteinte d’hémispasme ou respectée, peut-être frappée de paralysie. Longtemps niée, la paralysie faciale est maintenant démontrée par un grand nombre de faits;
3° Pas un des symptômes de l’hémiplégie hystérique n’est absolument pathognomonique de cette affection. La réunion de ces symptômes permet, au contraire, le plus souvent de faire Île diagnostic. Le pronostic doit être réservé : aucun signe ne laisse prévoir la durée de la paralysie ;
4 Toute cause pouvant faire éclore des phénomènes hystériques quelconques, est capable d’engendrer l’hémiplégie hystérique. Les principales causes étiologiques sont les émotions morales, les traumatismes, les intoxications saturnine, hydrargyrique et alcoolique.
L’anatomie pathologique ne signale pas de lésion. La pathogénie que Charcot donne de la monoplègie hystérique, l’autosuggestion, ne suffit pas à expliquer complètement l’hémiplégie hystérique.
Vu : Bon à imprimer Le Président de la Thèse, LÉPINE.
Vite:
Le Doyen, LORTET.
Permis d'imprimer :
Lyon, le 28 juin 1894.
Le Recteur, E. CHARLES.
15.368. — Lyon. — Imprimerie du SALUT Puguic, rue Molière, 71.