OBSERVATION II
Guxor (Gazette des Hôpitaux, 1886, p. 514)
Petite fille de 4 ans.
Violente émotion et subitement hémiplégie droite et aphasie.
Le diagnostic d’hémiplégie hystrique est alors porté et au moyen d’un traitement approprié la guérison est obtenue en quelques heures.
Peu de temps après, également sous l’influence d’une cause morale, deuxième attaque d’hémiplégie qui guérit aussi subitement.
La petite malade n’a jamais eu d’autres maladies. Son père est arthritique, sa mère est nerveuse.
Si l’on compare au point de vue de la durée cette paralysie à la vieille hémiplégie de Rémak que nous relaterons plus loin (Obs. XLIV), on est frappé de la distance qui sépare ces deux cas. Mais, entre eux, tous les intermédiaires de durée
Re
peuvent se présenter. La malade de Charcot nommée Nov...ka (voir paralysie faciale) (Obs. XLVIIT) présentait une hémiplégie droite qui guérit au bout de dix mois.
Chez cette malade, on dira que l’affection à été de longue ou de courte durée suivant que l’on rapproche ce fait de celui de Guyot ou de Rémak.
Il est une autre catégorie de faits dans laquelle la paralysie ayant duré peu ou beaucoup guérit pendant un certain temps. Arrive une impression morale vive, un chagrin, une cause déprimante quelconque, l'hémiplégie qui avait complètement disparu se montre à nouveau.
La malade de Guyot(Obs. Il), dont nous venons de reproduire l'observation en est un bel exemple : son hémiplégie qui avait guéri complètement reparaît et disparaît comme la première fois, c'est une hémiplégie à récidives.
Dans la thèse de Schlapoberski (Berlin 1993), nous trouvons de cette forme d’hémiplégie hystérique des exemples non moins remarquables :
LR TRES