‹ De l'hémophylieChapitre 5 sur 7 · LA FRANCE MÉDICALE · texte numérisé non relu

LA FRANCE MÉDICALE

sur le cou et sur l’épaule tlroite ; je constatai la présence d'une bosse sanguine sous-muqueuse de la grosseur d’un pois derrière les incisives inférieures. J'interrogeai la sœur du service, et j’appris d’elle que, outre l'hématurie, il y avait aussi des liémorrhagies intestinales, et que ces hémorrhagies, dont la première s’était produite deux ou trois jours avant l’entrée à l’hôpital, s’étaient renoiivelées deux fois depuis lors. La sœur me dit aussi que deux épistaxis avaient eu lieu, et je pus voir que l’oriBce des fosses nasales en conservait encore les traces. Dès lors, mon diagnostic était posé, et certes, il était facile. Par acquit deconscience j’auscultai le cœur, et je ne trouvai rien. Les poumons étaient sains, l’apyrexie complète, l’appétit conservé.

Deux renseignements m’étaient encore nécessaires pour compléter l’histoire actuelle du malade ; éprouvait-il des douleurs articulaires? avait-il eu quelques convulsions? Sur le premier point, ses réponses furent vagues; sur le second, absolument et résolument négatives.

C’est alors que j’obtins de lui tous les détails que je vous ai. fait connaître sur ses parents et sur sa vie passée ; c’est alors aussi que je sus avec quelle extrême facilité la moindre coupure, l’égratiguure la plus légère provoquaient une hémorrhagie, et le moindre choc, une ecchymose.

Eh bien, Messieurs, je vous le demande: Est-il rien de plus net, est-il rien de plus simple, qu’une pareille maladie? Et lorsque j’aurai complété en quelques mots ce que cet exposé rapide de notre malade a d’insuffisant, au point de vue nosologique, vous sera-t-il jamais permis de méconnaître l'hémophylie ?

Les hémorrhagies, chez ces pauvres malades, peuvent se faire par toutes les voies. Les plus ouvertes sdnt naturellement les plus faciles, et de toutes les hémorrhagies, l’épistaxis est la plus fréquente. Grandidier dans son relevé, l’a notée 110 fois. Puis viennent les hémorrhagies intestinales (32 fois), puis à peu près à égal degré de fréquence (10 h l.i fois) l’hématurie, l’iiémorrhagie gingivale, stomacale, pulmonaire, et celle des organes génitaux de la femme. Mais il n’est pas nécessaire qu’une ouverture naturelle existe pour que le sang s’échappe au dehors ; la langue, les oreilles, la pulpe des doigts, le cuir chevelu, le bord des paupières, l’aisselle, le pubis , peuvent être le siège de l’hé-

morrhagie, je dis de l’hémorrhagie spontanée.

Mais quelle soit spontanée ou traumatique, l’hémorrhagie se fait toujours par gouttelettes, qui se réunissent en nappe, et, fait à noter d’une façon toute particulière, parmi les causes traumatiques, les plaies nettes, profondes, l’ouverture directe des veines moyennes ne sont pasles plus h craindre, celles qui n’intéressent que les vaisseaux capillaires sont bien autrement redoutables. Aussi voit-on, à la suite des larges coupures, les hémorrhagies immédiates s’arrêter parfois facilement, et les hémorrhagies secondaires devenir promptement mortelles.

Un mot maintenant. Messieurs, sur les prétendues affections

l'Etat ou des vignettes de la Banque de France, auraient-ils sacrifié à la même naïveté?

La société de la marque de fabrique n’en est pas à son premier succès, et si elle a pu résister aux découragements de ses débuts, c’est que la bourse de Paul Gage était largement ouverte à toutes les actions utiles, et, comme sa main gauche ignorait ce que donnait sa main droite, il a voulu entourer du voile de l'anonyme sa large et dernière subvention professionnelle.

Mnssignon, enlevé dans la force de l’âge, à 53 ans, avait des habitudes plus calmes, et ne se plaisait que dans l'intimité de la famille ou des petites réunions professionnelles.

Sous les dehors sympathiques de la modestie, il cachait des qualités solides, un sens droit irréprochable, un caractère affable, un libéralisme du meilleur aloi, et des connaissances aussi sérieuses que variées.

Né au milieu du mouvement des affaires, — son père était l’un des premiers importateurs en gros des miels du Gatinais — Massignon s'était Cuirassé à l’avance contre l’influence atrophiante du puritanisme professionnel.

Il put s’adonner aux études pharmaceutiques les plus sérieuses sous U direction de MM. Blondeau et Soubeiran, pères. Marcotte grand-père, et terminer brillamment sa carrière d’étudiant par une thèse sur la constitution de l’hydro-carbonate de magnésie.

Devenu propriétaire de la pharmacie Clèrambourg, il sut toujours

articulaires et sur les névroses convulsives qu’on a signalées dans l’hémophylie.

Quant aux affections articulaires, je crois qu’elles n’existent pas, ou, du moins, quTelles u’ont aucun rapport avec le rhuma tisme. Tout le monde smt qu’il existe un purpura rhumatismal, et peut-être cette co'inddence de purpura et de douleurs articulaires dans l’hémophylls a-t-ellefait créer une association d’idées involontaire. Or, ce u^estpasdu purpura rhumatismal, mais du scorbut et de la maladie de "Werlhof qu’on doit rapprocher Thémophylie; et, dans cej maladies, les douleurs articulaires sont dues à des épanchemeiitts sanguins intra-articulaires. Il eu est de même dans î’hémophyjie.

Les névroses convuIWves attireront aussi un instant notre attention. On a signalé D’hystérie, l'éclampsie, l’épilepsie. Pour celle-ci, je fais plus quSdes réserves; c’est une étrange confusion d’idées que de ranger fépilepsie à côté de l’éclampsie dans un même cadre nosologitae ; c’est ne voir que l’apparence des choses, et confondre la phénomène objectif avec la réalité de l’objet. De l'hystérie, ffl ne saurais rien dire ; des auteurs trèsrecommaiidables, et en|partioulierM. Gintrac, en citent des observations très-intéressanjtes et très-concluantes. Mais b. propos de l'éclampsie, je veux vo;]Bmontrer, par un exemple, l’influence des pertes abondantes de teg et de l’anémie qui leur succède sur cette névrose convulsiïjB. Les convulsions suites immédiates des grandes hémorrhagieslsont bien connues, mais on voit plus rarement, comme chez ntt jeune malade de 13 à li ans qui m’a été dernièrement aniené, fleux attaques éclamptiques parfaitement caractérisées se produjîa en pleine anémie, six mois après une énorme perte de sang ©usée par une blessure profonde. Ce fait s’est produit il y a dix-jhüit mois ; les convulsions ne se sont pas renouvelées depuis ckte époque; l’enfant n’est pas hémophyle. 1

Vous- parlerai-je, Aîessieurs, de l’anatomie pathologique et de la pathogénie de l’hamophylie ? Elles sont nulles. On trouve, il est vrai, les organes anémiés, des ecchymoses sur les viscères, et quelques héinorrhaMes intra-viscérales, mais c’est tout; et franchement, cela n’amirend pas grand’ chose. Les vaisseaux, même les vaisseaux camllaires, sont ou paraissent sains. L’examen du sang n’a pas donné|de meilleurs résultats; la diminution de la fibrine est loin d’êire constante, l’augmentation du nombre des globules blancs n'elsiste pas, et aujourd’hui d’ailleurs, que la discussion est ouverte Sur la leucémie, et ne paraît pas près de finir, rapprocher l’hémophylie de la leucémie ne serait que comparer deux inconnues ffl jeter une faible clarté sur des questions controversées. Aussi atoé-je mieux revenir à notre petit malade et vous parler de l’avenir qui l’attend. Il est hémophyle, sans doute, mais jusqu’à prégeut, les accidents n’ontpas été très-graves, et il a déjà près de 1-4 îus. Il a donc quelque chance d’être parmi les heureux, parmi ccqx qui guérissent entre 30 et 40 ans. Ils sont rares, il est vrai, eï d'autant plus rares que la mort arrive le

; devoirs de pharmacien

maintenir le plus parfait équilibre < et les exigences du comikerce.

Entouré de l’affection fle tout son quartier, administrateur dévoué bureau de bienfaisaijce pendant vingt ans, membre de la comarrondissement et de la Société médicale, c poui un pUarmacien, d’ètre président, il e bien, et les services qu’il rendait, grâce J, le rehaussaient dans la reconnaissance de

mission d'hygiène du i

ne se plaisait qu’à faire au plus affectueux sourh ses obligés.

Président honorai ses fonctions, remplies longtemps rappelées

. Société des pharmaciens de la Seine, c la plus confraternelle aménité, seront émoire des pharmaciens par le tarif à usage des Sociétés de | ecours mutuels, tarif qui attend sa troisième édition.

sible de 5 assignon vibrait à tout ce qni ^tait

tié a t( ijours recompensé au centuple les hommes

dévoués qui s’attachaiej ii Comme titres à que son amour filial dans ces colonnes, ce modèle chez lui, à quatre-ving-lj n’aurait-il que son affei^; teur Ferrand, dont

reconnaissance de la profession n’aurait-il père Guillaume, dont nous avons parlé doyen des élèves, qui s’est éteint , entouré de la vénération de sa famille; incessante pour notre ami et collaborasurveillé, encouragé, récompensé la car-

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