‹ De l'hémophylieChapitre 7 sur 7 · THÉRAPEUTIQUE ET PHYSIOLOGIE · texte numérisé non relu

THÉRAPEUTIQUE ET PHYSIOLOGIE

Les préparations d’aconit. — Action du froid sur le lait et les produits qu’on en tire.

Ce n"est pas' d’aujourd’hui que la valeur thérapeutique l’aconit est discutée ; tous les auteurs à peu près, qui ont expé* rimenté cette substance, ont été frappés par l’inégalité d’action des préparations dentelle fait la base. Cette irrégularité dans les effets, beaucoup plus marquée avec l’aconit qu’avec tout autre médicament d’origine végétale, tient à un grand nombre de circonstances qu'on peut ranger sous trois chefs principaux : parties employées, préparation, provenance. Quelques mots sur ce sujet.

• Il est clair que si la matière active, l’alcaloïde, par une sélection spéciale, se localise dans une partie de la plante, les autres parties sont ou peu actives ou inertes ; les médicaments à base d’aconit devront donc être préparés dans tous les cas avec l’organe favorisé, de manière à offrir, avec le plus petit volume, le maximum d’efficacité. En ce qui concerne la préparation, les méthodes, les procédés, les véhicules surtout devront ètrcclioisis en vue de l’extraction de cette matière active, et, dès à présent,en raison desnotions acquises sur la constitution de l’aconit, il est possible de faire une première élimination parmi les préparations que l’usage a consacrées. La provenance de la plante a aussi son intérêt ; généralement la culture lui enlève en partie ses propriétés toxiques; il vaut donc mieux employer celle qui croît naturellement dans les lieux sauvages du Dauphine ri de la Suisse. Mais encore est-il nécessaire de tenir compte do son âge, du mode de dessiccation, de l’époque de l’année où la rèoolte a été faite.

Toutes ces observations, disons-nous, ont été faites déjà. M. Oulmont vient de les renouveler dans un mémoire qu'il a présenté à l’Académie de médecine. Mais en entrant dans le détail de ses observations, nous y trouvons des conclusions tellement opposées aux idées reçues que nous croyons devoir en i-utretenir nos lecteurs.

D’après M. Oulmont, les fleurs, les tiges, les feuilles, les mences ont une action incertaine et presque nulle ; les racines, au contraire, renferment les principes actifs, mais diffèrent d’aetivité selon leur provenance. 11 suit de là que les alcoolatures de feuilles, de tiges, do fleurs et de semences, à l’état frais, sontiîi-s médicaments inertes à dose faible ; on peut les administrer aux animaux à la dose de CO à 40 gr., à l'homme, à celle do 15 20 gr., sans produire d’effets appréciables. Au contraire, les alcoolatures de racines sont des préparations actives et dont il

signon

titres nous suffiraient largement bien mérité de la

En terminant ces lignes nécrologiqui macie parisienne remplit ma pensée. Ce médical a rendu populaire, que cinquante entouré d’innombrables {réès de son berceau.

pour affirmer que Masarmacie pariSenne.

nom cher à cette pbarlom que le journalisme de philanthropie ont que les bienfi its semés dans les conprédesïinaient'au sénat, ce nom comblé des honneurs de la patrie originelle et de la patrie d’adoption, ce nom qui était le synonyme du plus fin esprit gaulois, l’expression la plus heureuse de l’affabilité humaine, ce nom n’appartient à notre profession que par les services qu’il lui a rendus, par l’affection qu’il lui portait, par la défense chaleureuse de ses inté-

; laisserait ;le Journal des cor.

inconnu, sans l’intervention i

Ce nom est le D'' Caffe. Sa sances médicales aux prises a^ du savant histologiste, leD'' Cornil.

Caffe s’était incarné depuis longtemps da^ son journal. Sa politique professionnelle n’avait qu’un but : la djvulgation de la science de guérir, une tolérante amitié entre les hommes les plus aptes à la vulgariser, les médecins et les pharmaciens."

Il a toujours combattu pour l’alliance de 1;^ dignité et de la liberté dans les deux professions, et son comité de rédaction n’a jamais cessé de compter dans son sein un pharmacien de premier ordre, instruit et libéral.

Mais son œuvre de prédilection a été l’article nécrologique. l-.û son excellent cœur se donnait ample carrière. Son bonheur éluit d’arracher à l’oubli le nom d’un honnête homme, — d’un homme dévoué, — etils pullulentparmiles praticiens, — à défaut du nom d’un savant.

Il fouillait par sa correspondance les coins les plus ignorés de l-i France, et quand il avaitmis la main surune existence éteinte, pleine de modestie et de charité, entourée de l’indifférence ou de la vénération de la plus humble clientèle, sa satisfaction était sans borner', et de sa plume éloquente, émue, il combattait l’ingratitude < dait justice au devoir loyalement rempli.

Caffe avait encore une plus haute préoccupation : l'extinctio]! de l'ignorance ; et comme sanction, les écoles primaii où il repose, recevront un jour cent mille francs, de sa suc ;on, pour augmenter le nombre des petits lettrés.

Cet acte patriotique couronne dignement une exist« sympathique.

Emile Gene

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