VASE
la femme. Ces chiffres seraient respectivement de 2,25 chez l'homme et 3 chez la femme dans la microméthode de LANGER et SCHMIDT. JAFFRY (101), dans sa thèse, concluait que pour l'homme, la sédimentation est complète à la fin de la 8° heure, tandis que chez la femme, la sédimentation se faisant plus vite, elle serait terminée à la 6° heure. Ces conclusions n'ont pas été vérifiées par tous les auteurs qui ont étudié la question, DuBar- .RY (56) en particulier. I] semble certain cependant que la sédimentation globulaire est très avancée à la 6° heure.
DR P)ONe
Courbes de pente de la V.S.G.
Pour étudier la V.S.G., on peut pratiquer la lecture d'heure en heure pendant 24 heures. Certains auteurs même pratiquent la lecture tous les quarts d'heure pendant la première heure (DaLaise, 51). Les chiffres obtenus permettent d'établir des courbes de sédimentation ; on porte en abcisses les temps et en ordonnées les chiffres relevés. Paradoxalement, sans doute pour matérialiser la chute des hématies, les valeurs en ordonnées étaient portées de 200 à 0 et non de 0 à 200. (Voir courbe 1 : V.S.G. — 5 12 20). Nous avons préféré personnellement employer le procédé mathématique de construction des courbes et par suite porter les valeurs en ordonnées de 0 à 200. Nous avons étudié la sédimentation du sang chez des sujets normaux. Elle demande environ 24 heures pour être complète. Nous avons
obtenu par exemple chez un sujet masculin :
(éthegrer":227: 9 Tihétrets ee sy DMheétret Are. 16 ANeUres em 39 MMhenre nn 22 23 lÜMhenre net 2) A Phétrent Tue 28 12#henrems 45 Dheure..0. 32 2AFhEtreE Un) 50 Ctheture An 35
Ce aui nous donne la courbe 2.
C'est là une courbe typique de la vitesse de sédimentation globulaire normale. Ce qui frappe dès l’abord, c'est qu'il s'agit d'une courbe de type hyperbolique. D'autre part, si la valeur de la sédimentation globulaire augmente d’une manière relativement rapide jusqu'à la 6* heure, l'augmentation n'est ensuite que très lente jusqu'à la 24° heure où la sédimentation est pratiquement achevée. C'est qu'en effet, la sédimentation globulaire tend vers une limite. Ce n'est pas un phénomène régulièrement progressif. Au début de la réaction, la hauteur de la colonne sanguine est de 200 mm.: puis cette hauteur diminue, ce qui réduit au fur et à
mesure la hauteur de chute des hématies et tend à ralentir le
Lip
phénomène. De plus, au fur et à mesure que la hauteur de la colonne globulaire diminue, le nombre des globules par mm’ augmente et il intervient alors des phénomènes d’agglutination des hématies. D'anrès BARBIER et PIQuET (15), les globules rouges se grouperaient en boules de 10.000 à 60.000 kématies,
Courbe 2, — Représentation graphique d'une V.S.G. normale
atteignant un diamètre égal à 100 &.; c'est le « phénomène de la boule de neige » de FARHAEUS. La chute des globules se ralentit et s'arrète lorsque le tassement des globules est achevé. Par suite, il est particulièrement intéressant d'étudier la vitesse de sédimentation globulaire pendant les six premières heures du phénomène, Dans les heures suivantes, la sédimentation ne progresse plus que lentement et seul le chiffre terminal de la 24°
heure mériterait d'être considéré. En réalité, ce chiffre mesure
ANT; He
la sédimentation totale, mais dans les cas pathologiques, celle-ci est réalisée bien avant la 24° heure, avant même la 6° heure dans certains cas. Dans une sédimentation normale, le chiffre de la 6° heure est très voisin de celui de la 24° heure. Lorsque la sédimentation globulaire est accélérée, le chiffre de la 6° heure se rapproche encore plus de celui de la 24° heure. Nous avons donc retenu chez tous nos malades les chiffres de la V.S.G. de la première heure, 2° et 6° heure. Nous avons par exemple, comme chiffres normaux pour un homme adulte :
LR TRE EE 5) 2pheltrem es cs 12 OS FREUTE men 99
Ceci nous amène à une nouvelle représentation graphique des résultats obtenus.
Nous portons en abcisses trois points à égale distance qui correspondent à la 1° heure, à la 2° et à la 6° heure. L'écart sur la ligne des abcisses entre la 2°’et la 6° heure devient égal à celui de la 1" et de la 2° heure. En ordonnées, nous portons les valeurs de la V.S.G. de 0 à 200 comme indiqué précédemment. On ne trace pas la courbe entre l'origine 0 et la première heure car cela ne donne aucune indication de valeur. Nous avons donc pour la V.S.G. précédente la courbe 3.
C'est ce que nous appelons une « courbe de pente » de la vitesse de sédimentation globulaire.
Cette représentation graphique a l'avantage de nous montrer nettement la valeur relative des intervalles 1"°, 2° heures, et 2°, 6° heures. Nous pourrons par la suite considérer trois types de courbe de sédimentation :
le type Î correspondant au précédent,
le type II, où les intervalles 1", 2° heures et 2°, 6° heures sont égaux,
le type III, où l'intervalle 1°, 2° heures est inférieur à celui de 2°, 6° heures. (Courbes 4 et 5).
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Courbes de pente de la V.S.G.
Voici quelques exemples de la V.S.G. relevés chez nos mala-
des :
Type I 3260520120 4060507100 1805550 DELLE HOMRA7 SAME IS SOS 2046
BUDERLLEARD2ESSURSE ISA IAT ON 54 1021002150 FOUR
Type III RSR PES FASO 108 GCORMOSPELZ6 FOSRATS 520
Le type III correspond à des V.S.G. particulièrement accélérées ; le chiffre de la 1° heure est très élevé. Dès la 2° heure, la sédimentation est presque totale. Le phénomène se poursuit très lentement après la 2° heure pour les raisons indiquées plus haut. La V.S.G. est accélérée dans son ensemble.
Le tyne II correspond à des V.S.G. assez fortement accélérées ; le chiffre de la 1" heure est souvent élevé : à la 2° heure, la sédimentation globulaire est déjà à moitié effectuée ; à la 6°
heure, elle est pratiquement terminée.
Nous verrons plus bas l'intérêt que présentent ces courbes en clinique. I] ny a pas, en effet, de rapport fixe entre les valeurs relevées aux différentes heures de la sédimentation globulaire ; le chiffre de la 1" heure lui-même n'a pas une valeur absolue. Il faut considérer la sédimentation globulaire dans son ensemble et il faut noter si l'accélération est partielle ou totale.
Accélération partielle : 1‘ type: élévation du chiffre de la 1° heure. ceux de la 2° et de la 6° heures étant peu élevés. 2° type : chiffre de la 1° heure normal ou peu élevé ; chiffres de la 2° et de la 6° heures très élevés.
Accélération totale : chiffre de la 1“ heure très élevé pouvant dépasser largement deux fois et plus la valeur normale du chiffre de la 24° heure, c’est-à-dire la valeur normale de la sédimentatation totale. Chiffres de la 2° et de la 6° heures accélérés plus
ou moins proportionnellement au chiffre de la 1" heure. Donc
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importance du chiffre de la 1" heure, dont on se contente trop souvent de considérer seulement la variation, du chiffre des 2° et 6° heures, en insistant tout particulièrement sur la valeur relative du chiffre de la 2° heure par rapport à celui de la 1"
et de la 6° heures.
Courbes de variation de la VSG.
S'il est intéressant de renrésenter graphiquement la V.S.G. d'un malade, il est encore plus intéressant de noter comment elle varie au cours des examens successifs pratiqués chez ce même
malade. On trace alors une courbe comme suit :
En abcisses les temps, en ordonnées les valeurs de la V.S.G. de la 1°, 2°, 6° heure. Nous obteindrons ainsi 3 courbes superposées correspondant à la variation des chiffres de la 1", 2° et 6° heure. Ici encore nous porterons en abcisses les sédimentations successives à des intervalles égaux ce qui a le mérite de raccourcir la courbe de sédimentation globulaire sans altérer les indications qu'elle nous donne. Voici par exemple la courbe obtenue chez un de nos malades (courbe 6) :
Une telle courbe nous montre :
— Ja variation des chiffres de la V.S.G. et tout particulièrement celui de la 1" heure ;
— l'accélération globale. ou partielle de la V.S.G. qui est mise en évidence par le rapprochement ou l'écartement relatif
des courbes :
Lorsque les 3 courbes s'écartent en éventail, il y a accélération globale. Lorsque la courbe de la 2° heure s’écarte de celle de la 1" heure pour se rapprocher de celle de la 6° heure il y a accélération partielle.
Un simple coup d'œil nous suffit pour estimer la valeur relative de la 2° heure par rapport à la 1° et à la 6° heure. C'est ainsi
par exemple que pour la courbe précédente en 1, la distance entre