‹ De l'hémosédimentation globulaire et de l'électrophorèse du sérum dans le lymphome malinChapitre 25 sur 115 · ER NES · texte numérisé non relu

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plus vite. La loi de Srockes deviendrait alors valable en substituant au rayon globulaire celui de la grappe des hématies.

De l'examen de ces premières données se dégagent les notions suivantes :

— La charge électrique des hématies paraît dépendre en

grande partie de la nature protéique du plasma périphérique.

— Pour un nombre constant d'hématies, un sang pathologique peut se différencier d'un sang normal par la présence d'un

« facteur agglomérant » qui enrobe la surface des globules.

Il reste à déterminer la nature du —— ou des —— facteurs

agglomérants non spécifiques.

Il. —— FACTEURS PLASMATIQUES

On s’est rapidement aperçu que le principe agglomérant des hématies est localisé au plasma : il suffit en effet de mettre les globules en suspension dans du sérum physiologique (T1r- FENEAU, 189), pour annuler leur sédimentation. De plus, des expériences croisées montrent que des globules normaux acquièrent une V.S.G. accélérée dans un plasma pathologique et inversement. En étudiant le phénomène de la V.S.G. au moyen de fractions plasmatiques purifiées, GORDON et WaRDLEY (80), ont montré que le fibrinogène jouait un rôle très important dans l'accélération de la V.S.G., puis les globulines alpha, beta et secondairement gamma ; les gluco-protéines alpha, augmentées au cours des infections, semblent rendre compte de l'augmentation de la V.S.G., hypothèse renforcée par l'excellent parallélisme des tests plus spécifiques de la globuline alpha (haptoglo-

bine, électrophorèse, sucre protidique).

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a) Le fibrinogène

Nous avons vu plus haut que FAHRAEUS a soupçonné le premier l’action accélérante de ce protide. ZARDAY et FarKas (207) accélèrent la V.S.G. de différents plasmas en les surchargeant de fibrinogène.

De nombreux auteurs ont depuis longtemps signalé dans le plasma des sujets cancéreux, la présence d'un taux élevé de fibrinogène : WELTMANN (200), BENEDETTI (18), LEWIN (125), GrAM (88), GoLDFEDER (78), Louros et GAESSLER (132), STAR- LINGER et Winanps (185), WUHRMANN et WunDERLY (204), signalent dans des cas de leucémies une hypofibrinémie. Durant ces dernières années, le rôle du fibrinogène a été étudié dans le phénomène de la thermo-coagulation plasmatique, employé comme test de diagnostic du cancer. BLack (26), Huccixs (98), PLan (153), DREvVON (54, 55). La teneur élevée en fibrinogène chez des animaux inoculés ainsi que chez les patients porteurs de tumeurs malignes serait à mettre en relation selon Loica (128) avec des phénomènes généraux d'hyperplasie tissulaire, ou encore, selon REDING (160), avec une résorption protéique, car des sujets ayant subi une intervention chirurgicale présentent facilement une hyperfibrinémie. Il ne faut certainement pas négliger le rôle du S.R.E. hépatique dans la synthèse du fibrinogène ainsi que l'ont montré WHIPPLE et WUHRMANN (206).

Si l'ensemble de ces expériences prouve la participation indiscutable du fibrinogène dans le phénomène de la V.S.G., il nest pas moins vrai que cette fraction plasmatique est à elle seule loin d'expliquer complètement l'accélération pathologique de la V.S.G. et d’après les expériences de FAHRAEUS, il en faudrait des quantités considérables pour obtenir une vitesse de

chute accélérée.

b) Les autres protides plasmatiques

Ils constituent la fraction pondéralement la plus importante du plasma et la plus étudiée,

LT ee

Les albumines ont un effet nul pour les uns, JAYLE (104), très faible pour d'autres. Les globulines ont une action plus marquée. Mais il faut environ huit fois plus de globulines que de fibrinogène pour obtenir des V.S.G. identiques (JAYLE, 103). La clinique nous apprend que les sangs à V.S.G. accélérée ont une fraction globulinique supérieure à la normale. Par ailleurs, l'étude des modèles d'agglomérants artificiels, employés par FRiM- BERGER (73), ZARDAY et Farkas (207), BRissAUD et JAYLE, a mis en lumière le rôle des glucoprotéines sériques. La V.S.G. apparaît donc comme moins précise que des tests plus spécifiques ; il serait donc plus intéressant de doser l'haptoglobine, les glucides protidiques ou, plus simplement, les alpha-globulines par électrophorèse.

Les protéines plasmatiques représentent en effet un mélange complexe où les premières méthodes de fractionnement avaient fait reconnaître trois constituants principaux : Fibrinogène, Albumine et Globulines. Depuis, des techniques plus précises de fractionnement, surtout l'électrophorèse, ont révélé l'hétérogé-

néité de ces fractions.

DE L'ELECTROPHORESE

Soumises à l'action d'un champ électrique, les molécules protéiques d’une solution effectuent une migration qui est fonction

de leur charge électrique et de leur poids moléculaire.

Les protéines se déplacent donc vers le pôle positif du champ, et dans l’ordre de vitesse décroissante, on peut distinguer cinq fractions principales : Albumine, globulines alpha [, alpha II,

beta et gamma.

À la suite des remarquables travaux de TiseLius (50), l'électrophorèse est entrée dans la pratique du laboratoire analytique. Cependant, malgré de nombreuses simplifications, cette méthode

ne peut être mise à la portée de tous les laboratoires. Même les

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