‹ De l'hémosédimentation globulaire et de l'électrophorèse du sérum dans le lymphome malinChapitre 30 sur 115 · TABLEAU I · texte numérisé non relu

TABLEAU I

POLYSACCHARIDES CONTENUS DANS LES FRACTIONS PROTEINIQUES DU SERUM d'après Seibert

Te Alpha Beta Gamma

dans albumine “globuline globuline globuline Adulte normal ..| 0,61 + —0,15 | 2,93 + =0,18 | 5,65 + — 0,23 | 2,29 + = 0,12 tumeurs bénignes| 0,61 + — 0,35 | 2,94 + -0,21 | 5,53 + —0,29 | 2,53 + — 0,18 Cancer one 1,70 + — 0,58 | 4,42 + — 0,37 | 6,61 + — 0,64 | 2,48 + — 0,22

Extrait de: « The Polysaccharide Content of Serum fractions in Carcinoma ÂÀrthritis and Infections ». Shetlar (MR.), Cancer Research, Novembre 1950, p. 681.

Il est à remarquer que les méthodes font l'objet de recherches en vue de leur amélioration. BADIN (10), récemment, SzZaRA et BaGDY ont pu identifier dans le fibrinogène par chromatographie sur papier, le mannose, galactose et glucosamine. L'haptoglobine, dont il sera question plus loin, est également riche en glucides liés.

ISRAEL, WEBSTER et MaAaHER (99), utilisant la méthode de SEIBERT, modifiée par COHEN (47), ont montré qu'il existait un

parallélisme étroit entre la V.S.G. et le taux des polysaccharides. Ils donnent le résultat de leurs recherches chez 10 sujets cancé-

Eve

reux, et ont noté, chemin faisant, un cas de lymphoblastome avec une V.S.G. normale et un taux de polysaccharides normal. Les recherches de BaDIN et de BENHAMOU (19), ont permis de localiser les polysaccharides sur les diagrammes de microélectrophorèse sur papier : l'emploi du réactif de SCHIFF où du Bleu de Toluidine, précise la localisation des polysaccharides, princi-

palement au niveau des alpha-globulines.

Ban (8), étudiant les polysaccharides au cours du syndrome post-obstétrical et la maladie post-opératoire, a relié l'augmentation de ces corps au syndrome général d'adaptation. JAYLE et Jupas (104) ayant observé la présence dans une fraction albuminique, de glucides qui sont normalement liés aux globulines, admettent la formation de composés entre les glucoprotéines normaux et des substances anormalement présentes dans la circulation. Ces complexes joueraient alors un rôle antitoxique

supposé, le S.R.E. étant ensuite chargé de leur destruction.

d) L’haptoglobine

Nous venons de voir qu'un polyholoside accompagnait toutes les fractions isolées des protéines sériques, à l'exclusion de la cristalbumine. JAYLE (103), a observé que l'activité péroxydasique de l’hémoglobine, élevée dans certains sérums pathologiques, était sous la dépendance étroite des protéines sériques, en particulier de l'haptoglobine. La zone de précipitation de l’haptoglobine l'identifie avec la fraction alpha-globuline.

Le dosage de l'haptoglobine repose sur le fait que ce composé se combine à l'hémoglobine, molécule pour molécule, et donne un nouveau composé, dont les propriétés peroxydasiques sont différentes de celles de l'hémoglobine seule. On obtient ainsi un indice d'haptoglobinémie (Hi) allant de O à 10. Normalement compris entre 0,5 et 1,2 Hi devient pathologique à partir de 1,3 et peut atteindre des valeurs très élevées de 5 à 7. JAYLE et PoLonovski (156) ont pu établir un parallélisme frappant entre

ARTS er

la V.S.G. et Hi : lorsque l'indice dépasse 1,5 il devient une fonction linéaire de la V.S.G. à ce point que l'on peut établir entre les deux réactions un véritable rapport de cause à effet.

Cette protéine participerait au métabolisme du pigment sanguin jouant le rôle d'un transporteur pour les corps dégradés ou toxiques à éliminer, réalisant ainsi une réaction de défense non spécifique. Le dosage de la globuline alpha permettrait donc de déceler une réaction du terrain et de chiffrer l'intensité d'une affection évolutive. Il faut noter que son élévation semble très précoce au cours du cancer pour régresser sous l'influence de la radiothérapie.

e) Les lipides

Le rôle des lipides sériques dans la sédimentation globulaire a été pressenti par de nombreux auteurs. JAYLE pense que le cholestérol est un des éléments chimiques de la V.S.G. Il rappelle les travaux de KURTEN qui a mis en évidence l'antagonisme du cholestérol et des phosphatides : le premier accélère la V.S.G., le second la ralentit. Mais il rappelle également les conclusions opposées de THEORELL et SWEDIN qui ont montré que le cholestérol, facilement extractible, qui s’adsorbe sur la paroi globulaire, inhibe la sédimentation. Si la question n'est pas encore nettement tranchée, il faut cependant considérer les lipides, et en particulier le cholestérol, comme un facteur secon-

daire de la V.S.G.

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