‹ De l'hémosédimentation globulaire et de l'électrophorèse du sérum dans le lymphome malinChapitre 99 sur 115 · V.S.G. se ralentit et tend vers la normale · texte numérisé non relu

V.S.G. se ralentit et tend vers la normale

Il faut noter ce fait remarquable que, dans plusieurs cas de reprise d'un processus tumoral, peu de temps après une amélio-

ration apparente, la V.S.G. était demeurée élevée.

c) — Lorsque la V.S.G. d'un malade atteint de lymphome malin est normale, la radiothérapie ne l'accélère pas. Lorsque la V.S.G. est accélérée, si une amélioration se produit sous l'in-

fluence de la radiothérapie, elle revient vers la normale.

d) — L'étude des courbes de sédimentation présente un très

grand intérêt.

Les V.S.G. normales correspondent toujours au type I, c'està-dire que la sédimentation globulaire se fait d’une manière régulière entre le début et la sixième heure par exemple, heure à partir de laquelle le phénomène se ralentit considérablement. L'intervalle première - deuxième heure est nettement inférieur à

celui deuxième - sixième heure.

Les V.S.G. très accélérées correspondent le plus souvent au type III, dans lequel la sédimentation globulaire est accélérée dans son ensemble. Elle est presque terminée dès la deuxième heure et l'intervalle première - deuxième heure est supérieur

à celui deuxième - sixième heure.

Le type II de courbe de pente de la V.S.G. correspond à un terme de passage entre les deux types précédents ; nous avons alors un intervalle deuxième - sixième heure égal à celui de première - deuxième heure. Ce dernier intervalle est très augmnté

et le type IT est à ranger aux côtés du type JII.

Il existe cependant des V.S.G. dont le chiffre de la première heure est normal ou peu élevé, et dont les chiffres des deuxième et sixième heures sont très élevés (type III) et inversement des V.S.G. dont le chiffre de la première heure est très

élevé et qui affectent le type I.

Nous avons vu que lorsque chez un malade porteur d'un lymphome à son début, la tumeur s'étend, la V.S.G. s'accélère. Elle passe alors le plus souvent du type I au type IIL, c'est-à-dire, que le chiffre de la deuxième heure est proportionnellement beaucoup plus élevé que celui de la première heure. Inversement lorsqu'il se produit une amélioration sous l'influence de la radiothérapie par exemple, la V.S.G. passe fréquemment du type II. au type I.

Par conséquent, il est intéressant d'étudier, non seulement, les variations du chiffre de la première heure, mais encore celles des chiffres des deuxième et sixième heures. Une V.S.G. du type I serait d’un bon pronostic. Une V.S.G. du type IT ou IIT serait

d'un mauvais pronostic.

D'une manière générale, on rencontre beaucoup plus de V.S.G. du type IT dans le lymphome malin que dans les autres tumeurs malignes. Une étude comparée des types de courbes de pente présentées par les malades à leur entrée à la F.B., nous a donné

le résultat suivant :

E APRES Autres cancers ICE IE SEC E 2 E PHRCES 46 % 62 % EL I ne ne ul 12 % 16 % TI PRIE 42 % 22000 2. — La V.S.G. ne nous apparaît pas comme un moyen de

diagnostic. Très accélérée lorsque l'affection est étendue, c'est-àdire, lorsque nous n'avons pas besoin d'elle, elle se montre le plus souvent normale dans les formes débutantes, là même où

notre diagnostic est hésitant.

Mais évoluant d'une manière parallèle avec l'aggravation ou l'amélioration de l'état du malade, avec l'extension du processus tumoral ou sa régression devant la thérapeutique, elle nous apparaît comme un précieux moyen de mesure de l'évolutivité de la lésion et de l'efficacité du traitement. Elle est véritablement le reflet de la lutte menée par l'organisme, elle mesure les moyens

de défense mis en jeu.

Son étude, sa mesure répétée à dates régulières, nous semblent

indispensables à l'établissement d’un pronostic sérieux.

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