IV. —— SUSPENSION LIPO-COLLOIDALE DE THROMBASE
. Nous terminerons enfin notre étude des principaux hémostatiques biologiques locaux par le produit qui nous semble, dans l’état actuel de nos connaissances, réunir le maximum de qualités que nous demandons au point de vue stomatologique et en particulier pour les hémorragies alvéolaires après extraction.
Ce produit contient en grande quantité le cytozyme qui est le principe actif du muscle d’oiseau; ce cytozyme est en suspension dans un liquide aqueux parfaitement stérile et d'emploi facile, dans la proportion telle que 1 centi-cube de cette suspension lipocolloïdale, coagule en 20 secondes 20 cent. cubes de Sang. |
Temps très inférieur à celui que demande la coagulation normale; cette suspension lipo-colloïdale constitue par excellence le coagulant biologique par opposiftion aux coagulants chimiques; son effet hémostatique est bien supérieur, ainsi que le montre l'observation du phénomène suivant auquel son emploi donne lieu :
L'application de cette suspension de thrombase sur une plaie saignante produit très rapidement la coagulation du sang par simple contact. Lorsqu'un premier caillot est ainsi formé, l’action eoagulante se propage à toute nouvelle quantité de sang venant au
contact du caillot primitif en présence de l'air, ce qui
donne naissance à autant de nouveaux caillots qu’il y a de nouveaux afflux de sang.
Ce phénomène de propagation biologique de l’'action coagulante ne se produit pas avec un coagulant chimique, son action reste strictement limitée aux portions saignantes qu’il a directement touchées et le caillot ainsi obtenu est sans effet sur un nouvel afflux de sang (perchlorure de fer par exemple).
De plus sa texture irrégulière l’empèche d’obturer complètement les vaisseaux saignants.
Cette suspension de thrombase utilisée avantageusement dans les hémorragies en nappe est un coagulant très puissant, la technique de son emploi consiste seulement à le maintenir en contact des surfaces cruentées. Etant très énergique ne jamais faire d’injections sous cutanées; toutefois étant de toxicité nulle le malade lui-même peut, à la rigueur, l’employer localement.
Si l’écoulement sanguin est violent, il sera nécessaire de comprimer la partie sur laquelle on applique le produit pour arrêter l'écoulement sanguin, et provoquer l’oblitération des vaisseaux à leurs lumières.
Il est bien évident que si le flot sanguin entraîne l’hémostatique, la coagulation ne se produira pas à lPendroit utile.
Ouvrir l’ampoule avec les précautions usuelles d’asepsie. Verser le contenu dans un récipient stérile (cupule par exemple).
Dans la plupart des cas, il sera commode de tremper une compresse ou une mèche de gaze dans le li-
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