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vités alvéolaires et kystique, il s’est formé un coagulum épais, élastique, de couleur noirâtre, résistant, débordant la cavité alvéolaire ainsi que la cavité kystique. L'hémorragie en nappe semble s’être arrêtée.
Cependant dans les heures qui succèdent nous nous apercevons que la cavité du kyste continue à saignoter alors que le saignement de l’alvéole s’est arrêté.
Quelques heures plus tard, nous constatons que la malade a perdu une vingtaine de centimètres cubes de sang mélangé à de la salive provenant de la cavité kystique.
Nous nous rendons compte que le venin de vipère ajouté à ces vingt centimètres cubes de sang mélangé de salive, est incapable de les coaguler, alors qu’il coagule vingt centimètres cubes de sang prélevés à l’humérale de la malade.
Nous pensons que c’est la salive qui a empêché l’action coagulante du venin.
Nous répétons les tamponnements dans la cavité du kyste et nous laissons à demeure la mèche imbibée de venin afin d'empêcher l’afflux de la salive.
L'hémorragie s’est complètement arrêtée. Nous retirons la mèche douze heures plus tard, l’hémorragie s’est complètement arrêtée. Elle n’a pas reparu depuis.
Conclusions : Chez un malade présentant une diathèse au saignement, opérée d’un kyste dentaire, saignant depuis quatre jours, deux tamponnements Ssuccessifs au venin de vipère Daboïa ont définitivement arrêté le saignement qui aurait probablement causé de graves dérangements à la malade.
Nous avons constaté que la présence de la salive empêchait l’action coagulante du « venin ».
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