CONCLUSIONS
10 Le pronostic de la désarticulation de la hanche, quoique toujours grave, s’est notablement amélioré depuis quelques années, grâce au perfectionnement de l’hémostase et aux inestimables acquisitions qui ont tranformé l’art des pansements.
2° L’hémorrhagie opératoire étant la cause de mort la plus puissante, c’est contre elle que la chirurgie devra diriger ses efforts.
3° Les procédés de l’hémostase préventive employés jusqu'ici : compression de la fémorale, de l’iliaque externe ou primitive, de l’aorte, ligature préliminaire des vaisseaux fémoraux, sont tous illusoires ; et, si le chirurgien doit les employer à titre de moyen adjuvant, il ne devra pas compter sur leur efficacité.
4 C’est aux procédés opératoires qu’il faut s’adresser pour éviter
(1) British medical Journal, 18 avril 1885.
l’hémorrhagie. Les anciens procédés, dans lesquels le succès dépend de la rapidité d’exécution, doivent être absolument rejetés.
5° La méthode de Verneuil, la méthode circulaire avec les divers procédés que nous avons décrits, et en particulier la méthode circulaire dédoublée, offrent de sérieuses garanties contre la perte de sang.
6° La méthode de la double acupressure élastique, avec les modifications que nous avons signalées, nous paraît être le moyen le plus efficace pour combattre l’hémorrhagie.