‹ De L'Hépatite Suppurée Des Pays ChaudsChapitre 18 sur 22 · ON ON AT CROATIE · texte numérisé non relu

ON ON AT CROATIE

rs purulentes: Le fait a été vu par Rendu, de Mussy, Laveran, ete. En commandant à notre malade Gasse de faire une inspiration aussi profonde que possible, on constatait que la ligne de matité inférieure s’abaissait de deux centimètres. C’est là un bon signe indiqué par tous les auteurs et qui permet d'affirmer qu'il n’y a pas d’épanchement déprimant le diaphragme par sa face supérieure. Les quintes de toux, le hoquet, sont principalement

observés quand le pus, déterminant une inflammation

adhésive du péritoine, tend à perforer le diaphragme et à s’éliminer par la plèvre, le poumon et les bronches. En même temps la douleur augmente d'intensité. La purulence des crachats est le signe pathognomonique de l'ouverture de l’abcès dans les tuyaux bronchiques.

Siau contraire le foyer purulent se vide dans l’estomac, le côlon, les reins, on trouvera du DUR dans les vomissements, les selles, les urines.

Mais il est un moyen de diagnostic prompt et certain sur lequel nous voulons insister d’une façon spéciale. C'est la ponction exploratrice avec les aspirateurs Dieulafoy et Potain. Ce dernier, d’un maniement plus facile, est presque universellement employé. La ponction du foie n’est pas négligée de nos jours, mais on ne la sépare pas assez de l'opération de Little, dont elle constitue le premier temps. Il faut l’envisager au contraire comme un procédé d'investigation capable de donner des renseignements plus fidèles dans le cas présent que ceux qu’on peut demander à la palpation et à la percussion. On se servira de l'aiguille de 2? millimètres, qui sera préalablement trempée dans une solution phéniquée au cinquantième.

Dès que la gêne respiratoire augmente, que le malade maigrit, devient anxieux, il faut, sans perdre un instant, intervenir, et s’il restait un doute dans l'esprit sur l’exis-

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tence de l’abcès du foie, la ponction aspiratrice, laquelle est sans péril, est là pour le lever ; si elle ne rencontre pas la collection purulente, on attend quelques jours, et voilà tout. (Rochard.)

C'est aussi l'avis de Dujardin-Baumetz. Même quand on ne tombe pas sur l'abcès, dit-il, ces ponctions déterminent une saignée locale dans la glande enflammée. Dès 1874, Béranger-Féraud pratiquait la ponction exploratrice des abcès du foie, et il insistait sur les avantages de cette saignée locale, qui dans deux cas cités par lui fit disparaître les accidents phlegmasiques. Les Anglais ont fait entrer cette saignée locale du foie dans leur pratique journalière pour le traitement des hépatites. De cette façon, s'il se forme un abcès, son existence est de bonne heure reconnue avant que l’état général se soit altéré et que des accidents irrémédiables aient compromis la vie du malade, comme cela arrive trop souvent avec la méthode qui attend pour enfoncer le trocart que la voussure et l’empâtement se soient manifestés. Dans ce cas la ponction vient confirmer notre diagnostic ; elle eût dù l’éclairer.

Il faut donc hardiment ponctionner le foie dès que l’on soupçonne l'hépatite suppurée, et répéter cette opération (que l'expérience a démontrée parfaitement inoffensive) dans diverses directions, jusqu’à ce qu’on ait trouvé du pus, ou qu'on ait acquis la certitude qu’il n’en existe pas.

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