‹ De l'hérédité dans les maladiesChapitre 47 sur 47 · On doit admettre dans l'état actuel de la science · texte numérisé non relu

On doit admettre dans l'état actuel de la science

1° Que certaines maladies se transmettent par génération.

2° Qu'il ne faut pas les confondre avec celles qui se déclarent pendant la vie intra-utérine ou qui sont contractées pendant l'accouchemeut.

3° Que les faits d'hérédité les moins contestables sont ceux qui se trouvent en rapport avec la transmission en ligne directe.

4° Que ceux qui ont trait à la ligne collatérale sont h eau coup moins probants.

5° Que le plus souvent c'est seulement la prédisposition à la maladie qui se transmet ainsi.

6° Que cette aptitude peut dépendre de certains états des liquides ou de certaines dispositions des solides , ou encore de circonstances propres aux uns et aux autres.

7° Que la prédisposition héréditaire aux maladies se manifeste souvent à de certains âges, comme on voit des germes végéter ou s'accroître à de certaines époques.

8° Que souvent des causes occasionnelles, trop légères pour déterminer des symptômes graves, en produisent de très intenses sur des sujets prédisposés par l'hérédité.

9° Que, dans l'histoire des maladies dites héréditaires, et avant de les admettre décidément comme

telles, il faut bien constater si elles sont due» à cette cause, et par conséquent il faut bien apprécier les autres circonstances et les autres causes prédisposantes que peuvent avoir agi avant leur manifestation.

0 Que le plus grand nombre des maladies sont héréditaires, en ce sens du moins que l'aptitude à les contracter est le résultat de circonstances organiques ou de germes, de vices transmis par les parents.

11 "Qu'il est d'une grande utilité pratique de tenir compte de l'hérédité dans le diagnostic, le pronostic des maladies et dans le traitement que l'on veut employer.

1 2° Enfin, on peut conclure en disant avec Stahl ;

Antè omnia (quod quidem uti solemnissimum est, ità tantô majore etiam anirni adversione dignum) à parentibus in liberos, tanquàm hœreditaie propagando ne mtervivos, transmittuntur corporis non solum statura in génère , sed itnprirnis lineamentorum etiam faciei sùnilitudines . Adhùc autern magis animi morum avorta, swe animi pathemata....

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