‹ De L'Hérédité Parasitaire De La Tuberculose HumaineChapitre 36 sur 113 · ANNE · texte numérisé non relu

ANNE

Dans le poumon gauche, siégeait un groupe de 3 à 4 pelils noyaux caséeux à centre crétacé gros comme un grain de moutarde.

3° cas.— En février 1890, un vétérinaire de Copenhague fit saisir un jeune veau, dgé au plus de 14 jours, atteint d'une T. avancée. Au hile hépatique siégeait un ganglion gros comme une noix, presque complètement crélacé. Dans le foie, se sien de nombreux nodules submiliaires crétacés. Les ganglions médiastinaux postérieurs étaient fortement tuméfiés et renfermaient des parties étendues caséeuses et crétacées, les ganglions bronchiques également. Les deux poumons étaient parsemés de noyaux les uns miliaires, d’autres plus gros (comme un pois), caséeux et en partie crétacés. Dans le rein droit, dépôt Te gros comme un haricot, cunéiforme, étendu de E pointe d’une pyramide à la surface du rein.

Dans les noyaux pulmonaires, Bang a trouvé des bacilles tuberculeux.

4° cas.— Veau de 14 jours. — Les divers ganglions bronchiques renfermaient des noyaux caséeux ; on n’a pu examiner que les poumons et les ganglions en question.

5° cas. — Veau de 2? à 3 semaines. — Dans un morceau du poumon se trouvaient quelques noyaux caséeux à B. Les autres organes n’ont pas été examinés.

6° cas. — Veau de 1 jour. — On n’a examiné que les ganglions du hile du foie ; ils étaient pleins de noyaux tuberculeux. 7° cas. — Fœlus de 6 mois. — Dans le foie, quantité de noyaux caséeux

gros comme un pois. Les ganglions du hile étaient tuméfiés et renfermaient des dépôts caséeux. T. des ganglions du médiastin et des ganglions bronchiques.

8° cas. — Fœtus de 6 à 7 mois : dans le foie quelques petits nodules tuberculeux : noyaux caséeux dans deux ganglions du hile. Un ganglion situé derrière le diaphragme était caséa-crétacé. Les ganglions médiastinaux postérieurs et bronchiques gauches étaient tuberculeux. Dans la rate, noyau gros comme une noix,caséo-crélacé.

9° cas. — Veau de 1 jour. — Petits nodules crétacés dans le foie. T. des ganglions du hile. — Dépôts caséeux et crétacés dans les ganglions médiastinaux postérieurs et bronchiques.

Cas de Mc Fadyean (1891) (49). — L'auteur a recu du directeur de l’abattoir d'Edimbourg le foie d'un veau de lait abattu à 5 jours : au foie étaient annexés des ganglions hypertrophiés. Dans le parenchyme hépatique et dans les ganglions existaient des noyaux caséeux; dans la matière caséeuse étalée , sur lames, Mc Fadyean trouva de nombreux B. Les autres organes du veau n'ont pas été examinés. D'après les renseignements fournis par le directeur de. l’abattoir, la mère du veau était atteinte de T. avancée.

Cas de Csokor (1891) (50). — En faisant l’autopsie d’une vache pleine, atteinte de T. pulmonaire compliquée d'une T. aiguë des séreuses ayant entrainé la mort. Csokor a trouvé un fœtus parfaitement développé qui portait dans le ligament hépato-duodénal six ganglions lymphatiques tuméfiés, caséifiés partiellement et partiellement calcifiés. A la périphérie ces ganglions offraient de nombreux tub. avec cellules géantes, cellules épithélioïdes et bacilles.

Cas de P. Falk (Berlin) (1892) (54). — En novembre 1891, fut amené à l'abattoir de Berlin un veau de race hollandaise, âgé au plus de 5 jours (le

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moignon du cordon tenait encore solidement à l’ombilic). I1 présentait les lésions suivantes :

Plèvre et péritoine normaux.

Rate remplie d'un grand nombre de nodules de la grosseur d’un grain de chènevis, situés pour la plupart en plein parenchyme (très peu étaient souscapsulaires) ; sur la coupe ces nodules, presque tous caséeux au centre, quelques-uns étaient calcifiés.

Le foie offrait sous la capsule et sur les coupes de très nombreux noyaux grisâtres, du volume d’un grain de millet à celui d’un très petit pois ; beaucoup étaient partiellement ou totalement caséifiés et une quantité notable étaient calcifiés.

Les ganglions du hile sont un peu hypertrophiés et parsemés en tolalité de tub. crétacés, de sorte qu’ils paraissent au premier abord être complètement calcifiés.

Dans les poumons, on trouve également (mais en nombre bien moindre) des tub. gros comme un grain de chènevis, en partie caséeux, en patrie commencant à se calcifier.

Les ganglions bronchiques et médiastinaux sont très augmentés de volume et renferment de nombreux tub. caséeux.

Hypertrophie des ganglions de la paroi abdominale, du bassin et des aines.

Le rein droit montre sous la capsule une tache grise, irrégulière, du volume d'un petit grain de chènevis ; sur la coupe on voit qu’elle répond à un noyau irrégulièrement arrondi.

Le rein gauche et les ganglions correspondant aux reins paraissent sains.

Les ganglions mésentériques sont notablement hypertrophiés, mais on n'y rencontre pas de lésion spécifique.

Les bacilles n'ont pas été recherchés.

Cas de Ruser (1893) (61). — Ruser a vu à l’abattoir de Kiel 2 veaux âgés de 24 heures seulement qui offraient des lésions tuberculeuses certaines ; dans les deux cas on put colorer les B.

L’un présentait de la T. des séreuses ; l’autre avait des tub. dans les poumons, le foie, la rate, les reins et les ganglions lymphatiques.

Cas de Siegen (1893) (56). — « J'ai fait l’autopsie d’un grand nombre de fœtus et de veaux, dont les mères à l’abatage avaient été reconnues atteintes de T. J'ai constaté le bacille spécifique chez 6 fœtus âgés de 6 à 8 mois, et chez 32 veaux au-dessous de 14 jours ; de plus, chez 2 fœlus expulsés avant terme par des vaches ayant toutes les apparences d'une santé parfaite, j'ai découvert différentes lésions caractéristiques de la T. et un grand nombre de B. »

Cas de Kockel et Lungwitz (1894) (131). — 1°" cas. — Vache. — T.caséeuse du médiastin, des poumons, des plèvres, des ganglions duhile du foie, du foie, des ganglions mésentériques, lombaires, iliaques et des reins ; T. péritonéale.

L'inteslin, les pis, les os longs, les centres ne sont pas tuberculisés.

L'utérus présente dans la sous-muqueuse des nodules jaunâtres ;la muqueuse dans l'intervalle des cotylédons est revêtue partout d’une couche jaune sale ; elle est épaissie en beaucoup d’eudroits et sur les coupes on aper-

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çoit de multiples zones de tissu jaunâtre et dur; ce sont des petits tub. à centre caséeux, avec cellules géantes et bacilles. Nulle part il n’y a d’ulcératious de la muqueuse.

Placenta. — À la pression, il laisse écouler une grande quantité de liquide jJaunâtre épais. Au microscope, altérations très marquées; nécrose d’une grande partie des villosités maternelles ; nécrose commençante d’un certain nombre de villosités fœtales ; bacilles nombreux dans ces masses caséeuses, dans les cellules épithéliales du revêtement des villosités fœtales, dans le tissu de celles-ci et dans les veines du chorion.

Fœtus de 6 mois de la grosseur d'un lièvre ; il vivait quand la vache fut abattue.

Les poumons renferment des nodules sous-pleuraux grisâtres, isolés, de la dimension d’une têle d’épingle ; mais à l'examen microscopique il est impossible de trouver des bacilles, soit dans le parenchyme, soit dans les nodules.

Dans le foie, il y a de nombreux petits foyers grisâtres qui, examinés à la loupe, montrent un centre nécrosé. Au microscope, on y trouve des cellules géantes et de nombreux B. De plus, il y a des B. isolés et libres dans plusieurs rameaux de la veine porte et des veines sus-hépatiques.

Tous les ganglions bronchiques, médiastinaux, quelques ganglions mésentériques, deux petits ganglions lombaires, enfin les ganglions du hile du foie sont lésèrement tuméfiés et parsemés sur les coupes de nodules atteignant parfois le volume d’un pois, que l’examen histologique montre constitués par des masses caséeuses riches en bacilles. En plus de ces nodules, les gan+ glions renferment de petits tub. miliaires microscopiques avec bacilles.

La rate, les reins, le cerveau et la moelle osseuse n’offrent aucune lésion tuberculeuse histologique. L'intestin est normal.

2° cas. — Vache. — Noyaux caséeux dans les ganglions bronchiques, mésentériques, dans quelques ganglions sous-pleuraux, dans les poumons (où ils sont très nombreux), dans les ganglions du foie, dans les reins. Tub. péritonéaux partiellement caséeux. Tub. récents sur la capsule du foie.

Utérus. — La muqueuse dans l'intervalle des cotylédons est revêtue sur toute sa surface d’une couche jaune sale, diffluente ; sur les coupes microscopiques, lésions analogues à celles du cas précédent, mais moins avancées et moins étendues.

Placenta. — Un certain nombre de cotylédons sont notablement hypertrophiés et renferment de petils foyers jaunâtres. Au microscope on y trouve de nombreux bacilles et des altérations histologiques absolument semblables à celles du cas précédent.

Les petits cotylédons sont normaux alors même que la muqueuse sousjacente est très malade.

Fœtus de 4 mois 1/2, pesant 6 livres, sans la tête ni les viscères, de la taille d’un petit lièvre, vivant comme le précédent. S Pr

Le poumon gauche contient un nodule gros comme un pois, voisin de la plèvre, constitué microscopiquement par deux foyers bien circonscrils, enkystés de tissu conjonctif pauvre en noyaux ; ces foyers sont formés de cellules à noyaux bien colorés, de cellules géantes typiques avec quelques bacilles, et d’un fin stromä fibrillaire : il n’y a pas de points caséifiés. |

Un ganglion rétro-sternal inférieur de droite est caséeux ; un ganglion bronchique gauche présente un petit tub. macroscopique ; les autres ganglions médiastinaux, malades à l'œil nu, montrent au microscope de nombreuses cellules géantes avec B., et plusieurs petits foyers nécrotiques.

Un ganglion mésentérique est visiblement caséeux.

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Dans le parenchyme hépatique, nombreux petits tub.caséeux, de la grosseur d'un grain de chènevis (cellules géantes et bacilles dans ces tub., bacilles libres dans des gros rameaux de la veine porte et des veines sus-hépatiques, amas lymphoïdes dans les capillaires du foie). :

Les ganglions du hile du foie renferment de très petits nodules à centre clair.

Dans la rate, deux tub. grisâtres, gros comme un grain de chènevis, partiellement calcifiés (cellules géantes et bacilles).

Dans le rein gauche, tub. ayant l'aspect et la structure de celui du poumon.

Nodules grisàtres dans les gauglions cervicaux supérieurs et sous-maxillaires droits.

Pas d’altérations visibles de la muqueuse des voies aériennes et du pharynx, du tractus gastro-intestinal, des centres nerveux, des vaisseaux de la base du cœur, de la paroi interne de la veine ombilicale et de la veine porte.

Pas de B. dans la moelle des os.

Bacilles dans le liquide amniotique ; il est fort possible qu'ils y aient été introduits au moment de l'ouverture de l’œuf, la muqueuse utérine étant couverte de-débris tuberculeux.

Les deux cas de Kockel et Lungwitz ont trait, comme on voit, à une T. placentaire survenue chez des vaches profondément tuberculisées, non pas sans doute par voie hématogène, mais simplement par extension d’une T. de la muqueuse utérine. La T. a envahi les villosités maternelles, les espaces intervilleux, et au moment où les vaches ont été abattues, elle était en train de nécroser les villosités fœtales. Il semble démontré que l’épithélium a opposé une résistance énergique au passage des B., car ceux-ci étaient fort rares dans les villosités fœtales, alors qu'ils étaient très nombreux dans les espaces intervilleux. Malgré les conditions exceptionnellement favorables dans ces deux cas à la tuberculisation des fœtus (lésions placentaires marquées atteignant les villosités fœtales), les bacilles n’ont passé qu'en petite quantilé dans le corps des embryons; non seulement ils n’ont pas colonisé dans tous les organes, mais il n’a pas été possible d'en rencontrer dans les vaisseaux fœtaux, exception faite pour les veines du chorion du premier fœtus et pour les veinules portes et sus-hépatiques (dans les deux cas).

Les cas de KockeLz et LunGwiTz sont encore intéressants à un autre: point de vue ; comme les diverses localisations tuberculeuses ont été minutieusement étudiées,on a la certitude que la maladie fœtale s’est développée essentiellement dans le foie et dans les divers groupes ganglionnaires (ganglions du hile du foie, mésentériques, et bronchiques) alors que les autres organes sont restés indemnes ou n'ont été que discrètement affectés.

Cas de Chauveau (1895) (64). — « Je possède deux cas bien nets de. T. fœtale dans l’espèce bovine. Les ai-je publiés? Je ne saurais l’affir-

mer; mais ces cas sont déjà connus, car j'ai eu l’occasion d’en parler en maintes circonstances soit dans mes conversations, soit dans les discussions publiques au sein des sociétés.

«Le 1‘ en date remonte au temps où Corniz el RANVIER venaient d’installer leur laboratoire d’enseignement privé rue Christine. J'y avais apporté des coupes pour les soumettre à l'examen de mes deux amis. Le cas en question concerne un fœtus d'environ sept mois trouvé dans l'utérus d’une vache, ultra-tuberculeuse, abattue à l'Ecole de Lyon pour servir aux travaux anatomiques. Un examen minutieux du fœtus me fit découvrir, près de la racine d'un des poumons, une petite masse tuberculeuse d'aspect gris, plutôt transparente qu'opaque, présentant à son centre quelques stries jaunâtres irrégulièrement rayonnées : un ganglion voisin accolé à la bronche présentait aussi de ces stries de matière tuberculeuse en voie de régression : je dois dire que mes amis anatomo-pathologistes n'étaient guère disposés à voir dans ce noyau une lésion tuberculeuse, quoiqu'il fût presque entièrement formé d'éléments lymphoides ; la coupe en était parfaitement plane : il n’en fallait pas davantage pour faire rejeter cette lésion de la catégorie des pneumonies caséeuses vulgaires. Nous en étions en effet à l'époque où la caractéristique de la T. était constituée par la granulation typique de Virchow. Aujourd’hui il n’y a plus de doute à avoir sur la nature tuberculeuse de la lésion en question: elle s’est retrouvée fréquemment tout à fait avec les mêmes caractères macroscopiques et microscopiques dans mes nombreuses expériences de tuberculisation par la voie digestive.

« Mon 2° fait a été observé sur un fœtus qui m’aété présenté déjà extrait de la cavité utérine et sur la mère duquel je n’ai pu me procurer aucun renseignement. Cette fois, les organes de la cavité thoracique étaient absolument indemnes ; les lésions tuberculeuses, peu développées, mais fort nettes, siégeaient exclusivement dans la cavité abdominale ; discrète éruption de T. miliaire sur le péritoine hépatique, quelques petits tub. crus superficiels dans le tissu de la rate (?) et du foie, infiltration tuberculeuse d’un ganglion de la scissure postérieure de ce dernier organe; la substance de ce ganglion a été inoculée à plusieurs cobayes qui devinrent tuberculeux. »

Le deuxième cas de M. Cnauveau est un exemple certain et typique de T. congénitale. Le premier cas est plus sujet à caution, quoique se rapportant très probablement à la T.; le tub. pulmonaire, uniquement formé d'éléments lymphoïdes, était de formation tout à fait récente ; le ganglion voisin, qui présentait des stries de matière tuberculeuse en voie de régression, était sans doute plus ancien ; enfin il est évident qu'on ne peut pas conclure à une T. exclusivement thoracique, même en admettant que le foie, la rate, les reins aient été examinés, car un tub. splénique et surtout hépatique du même âge que le tub. pulmonaire aurait eu beaucoup de chances de passer inaperçu.

Cas de M. Nocard (1) (1895) (63). — «IL s’agit d’une vache pleine de 7 mois, sacrifiée à l’abattoir d'Angers à la suite d’une conférence que je venais de faire sur la valeur diagnostique de la tuberculine.

(1) Communiqué à la Société centrale de médecine vélérinaire, séance du 30 mai 1895.

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« En outre de lésions pulmonaires et pleurales considérables, elle avait aussi des lésions de l'intestin grêle, telles que je n’en ai jamais vu: toutes les plaques de Peyer, tous les follicules clos étaient tuberculeux et ulcérés.

«Le fœtus de ma vache était, lui aussi, tuberculeux: le foie offrait sur sa face convexe 5 ou 6 nodules saillants sous la capsule, du volume d’un grain de mil, de couleur grisâtre avec un point central opaque ; de plus, le repli péritonéal da hile du foie renfermait trois ganglions du volume d'un haricot, à surface mamelonnée, dont la coupe a mis en évidence des amas de tub. caséeux pour la plupart. Nodules hépatiques et ganglions se sont montrésfarcis de B.

«La muqueuse du vagin et de l'utérus de la mère m'a paru entièrement saine ; du moins, nulle part, je n’y ai vu de tub. miliaires, d'infiltrations caséeuses ou d’ulcérations ; par contre j'ai trouvé un grand nombre de cotylédons altérés ; il ne s'agissait pas de nodules arrondis, bien délimités, tuberculiformes, mais bien d’une sorte d'infiltration jaunâtre, caséeuse, diffuse, atfectant la forme d’un infarctus pyramidal, dont la base correspond à la périphérie du cotylédon. En ces points, l’examen histologique montre une masse caséeuse, informe, une sorte de détritus granuleux où l’on ne retrouve plus de cellule, mais où les B. abondent ; cà et là, à la périphérie dela lésion, on trouve de rares cellules géantes renfermant quelques bacilles. »

Cas de Bucher (1896) (67). — Vache abatlue pour amaigrissement progressif et toux violente, trouvée, à l’autopsie, atteinte de T. étendue des poumons, du médiastin, du foie et de divers ganglions lymphatiques ; pas de lésions de la rate, du pis, des reins, ni des membranes de l’œuf.

Fœtus de 6 mois, pesant 36 livres.

Le foie est parsemé d’un grand nombre de noyaux grisâtres, en partie sous-capsulaires, du volume d’une tête d’épingle à celui d’un grain de chènevis ; les plus gros sont nettement caséeux au centre; les plus petits, examinés à la loupe, montrent également une caséification centrale.

Les ganglions du hile, très tuméfiés, renferment de nombreux nodules grisâtres, gros comme une tête d’épingle ou un pois; les plus petits ont un centre caséeux, les plus gros sont partiellement caséo-crétacés.

Sur toutes les préparations de nodules ganglionnaires et hépatiques, la coloration de Ziehl-Gabbet décèle de nombreux B.

Les autres organes du fœtus sont normaux.

36 cas de Klepp (1896 et 1897) (70 et 74).

Klepp (de Kiel), frappé de rencontrer très souvent de la T. utérine chez les vaches, alors que la T. du veau est considérée universellement comme très rare, s’est mis à rechercher systématiquement la T. congénitale chez tous les veaux nouveau-nés abattus à Kiel, en examinant surtout les ganglions du pédicule hépatique.

Il a rencontré ainsi en 5 mois (janvier-juillet 1896), 26 veaux (de 1 jour aumaximum) tuberculeux, et un peu plus tard, au mois d'octobre, il en à encore trouvé 10. "

La T. consistait soit en noyaux caséeux, soit en dépôts calcaires disposés en foyers ou sillonnant par traînées tout le ganglion malade. Il est fâcheux que la coloration des B. n'ait pas êté faite dans tous les cas:

Klepp, les ayant trouvés régulièrement au début de ses recherches, crut pouvoir se dispenser de ce contrôle dans la plupart des cas ultérieurs.

La T. siégeait à peu près constamment dans les ganglions du pédicule hépatique, Le foie étant ou non concurremment malade ; dans un certain nombre de cas, on trouvait en plus de la T. des ganglions bronchiques ou interbronchiques (14 fois) ou de la T. d’autres organes ou ganglions.

Voici la relation de la T. congénitale la plus étendue rencontrée par Klepp :

Péritoine et plèvre parsemés de nombreux nodules bien limités de la dimension d'une lentille, d'un rouge vif, et de quelques granulations de Ja même couleur, moins bien limitées.

Poumons renfermant un petit nombre de nodules gros comme une tête d’épingle avec centre jaunâtre crétacé ; l’un d’eux est sous-pleural, les autres intra-parenchymateux.

Ganglions bronchiques et médiastinaux notablement hypertrophiés, parsemés de foyers tuberculeux caséo-crétacés.

Foie contient de mulliples nodules calcifiés du volume d'ou grain de millet.

Ganglions du pédicule hépatique, mêmes lésions que dans les ganglions médiastinaux.

Tub. calcifié dans le rein gauche.

T. des ganglions du poitrail, de l’aine, de l’aisselle, du creux poplité, de la fosse iliaque interne.

L'intestin et l'estomac n'ont pu être examinés.

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