DU NARVAL
On trouve, dans les Transactions philosophiques pour l’année 1738 , quelques renseignemens sur le narval échoué en 1736 au confluent de l’Ost et de l’Elbe, dont nous avons parlé d’après Anderson. Ces renseignemens sont dus au docteur Steigertard et au docteur Hampe, tous deux membres de la Société royale. On y voit une confirmation de ce que nous apprend Anderson, et une figure de l’animal semblable à celle que celui-ci en a donnée : Steigertahl ajoute qu’il a appris, d’un capitaine de vaisseau pêcheur, qu’une des bale'nes dont il s’était emparé se trouva transpercée par un narval qui suçait , dit-il , le sang de la blessure qu’il avait faite, ce dont il nous semble permis de douter.
Le docteur Mortimer fait connaître dans le même ouvrage , pour l’année 1 y 4 1 5 qu’en radoubant à Portsmoutli le vaisseau du roi, le Léopard, qui revenait d'Amérique et de la côte de Guinée, on trouva un morceau de dent de narval enfoncé à huit pieds de la quille , de trois pouces de profondeur dans le bordage, après avoir traversé le doublage dont l’épaisseur était d’un pouce.
Zorgdrager, dans son ouvrage sur la pêche du Groenland, dit qu’on montrait à Amsterdam une tête de narval à deux dents.
(1) Tidsskrift for naturvidenskaberne, n° 2 , p. ao4.
DES DAUPHINS
HVPËÎIOODON DANS LA MÉDlTERBANÉË,
Un cétacé femelle , ayant 5o pieds de long et 25 dans sa plus grande circonférence , a été trouvé échoué près de Pietri , sur la côte de Toscane. Cet animal était sans dents $ mais son palais était, dit-on, couvert de tubercules osseux. Ce dernier caractère semble indiquer un hyperoodon ; mais de nouvelles observations sont nécessaires pour dissiper les doutes que l’insuffisance de détails relatifs à ce fait ne peut manquer de faire naître. On le trouve rapporté dans le numéro du Moniteur du . i83j.