‹ De l'homme à Dieu [microforme]Chapitre 52 sur 54 · DE L'HOMME 4 DIEU · texte numérisé non relu

DE L'HOMME 4 DIEU

ples civilisés, formé leurs mœurs, inspiré leurs chants, fourni le sujet de leurs poésies, de leurs tableaux, de leurs statues, empreint sa trace dans tous leurs souvenirs nationaux, marqué de son signe leurs drapeaux, tout à tour vaincus ou victorieux! Elle avait disparu un moment dans une grande tempête de l'esprit humain : mais, la tempête passée, le besoin de croire revenu, elle s'était retrouvée au fond des âmes, comme la croyance naturelle et indispensable de la France et de l'Europe.

» Quoi de plus indiqué, de plus nécessaire en 1800 que de relever cet autel de saint Louis, de Charlemeis gne et de Clovis, un instant renversé? Le général Bo- . naparte, qui eût été ridicule, s’il avait voulu se faire - prophète ou révélateur, était dans le vrai réle que lui assignait la Providence, en relevant de ses mains svicd torieuses cet autel vénérable, en y amenant par son : exemple les populations quelque temps égarées. Et il

ne fallait pas moins que sa gloire pour une telle œuvrel De grands génies, non pas seulement parmi les philosophes, mais parmi les rois, Voltaire et Frédéric, avaient déversé le mépris sur la religion catholique, et donné le signal des railleries pendant cinquante années. Le général Bonaparte, qui avait autant d'esprit ‘ que Voltaire, plus de gloire que Frédéric, pouvait seul,

e n par son exemple et ses respects, faire tomber les railleries du dernier siècle... »

(Adolphe Thiers.)

Note H.

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